Le SUCCES GRANDISSANT DES EGLISES EVANGELIQUES

Les fidèles ne vivent pas la contrainte des rituels, viennent simplement partager un bon moment . Contrairement à ce que disent bon nombre de christianopobes notoires, l’évangélisation n’est pas du prosélytisme. Cela s’inscrit dans le partage tout à fait légal d’un amour d’une passion , ici Dieu.

chrétiens qui louent en musique

La musique enjouée, des voix et des instruments entraînants, une vie et aucune tradition, mais une relation intime avec son Dieu ainsi que la relation vivante avec une communauté partageant les mêmes joies, supportant les peines des uns des autres, voilà ce qui fait la force de cette église.

La relation directe avec Dieu

Environ 700 000 personnes interrogées se revendiquent de cette foi. Comme il s’agit d’une relation personnelle avec Dieu et non d’une religion, la foi évangélique ou devrions nous dire simplement chrétienne , plait.

Une évangélisation libre et non prosélyte

Personne n’est obligé d’accpeter un tracts. Mais faut savoir que même les personnes qui ne se sentent pas intéressées, sont souvent avides de discussions avec les évangéliques qui paraissent modernes, et moins rétrogrades que les catholiques ou les orthodoxes.

Un mouvement qui est fédéré mais pas conquérant

Il existe depuis peu de temps un Conseil national des évangéliques de France (CNEF). Ce n’est pas un organe comme l’est la papauté qui décide de la marhe à suivre mais plutôt une organisation qui rassemble différentes communautés évangéliques et qui se réunit afin d’unifier un peu ce monde éparse et divers.

lors d’ un culte à Paris

Et ce n’est en rien exceptionnel et pas du tout l’expression d’une volonté de « conquérir le monde » comme le soutendait un article du monde paru en 2012.

L’Eglise évangélique ne cherche pas à conquérir les gens mais à annoncer la Bonne Nouvelle de Jesus Christ. Comme le PS cherche à annoncer la bonne nouvelle de ses idées, le chrétien cherche à partager sa joie en Christ, animé non par le prosélytisme mais par l’amour.

Une relation de partage

une petite église évangélique

C’est bien le partage et l’amour qui séduit chaque jour de nombreuses personnes car dans un monde individualiste, du jugement ou du rejet, des certitudes, qui décide d’avoir raison sur tout, un certain nombre de personnes plus modestes, font un jour le choix de se penser incapable seules de changer leur vie et le monde. Une rencontre nait entre leur Dieu et elles.

Un message clair

Parce que le message est simple, clair et ouvert à tous quelques soient son origine, son sexe, son orientation sexuelle, son ethnie ou de la religion d’où sont issus les personnes, l’évangélisme progresse face à une société du doute, du désespoir et des intégrismes en tous genres. L’espérance en une vie éternelle que Christ donne gratuitement séduit.

Une envie de ne pas aller droit dans le mur

Il n’y a pas de machine qui se met en marche mais plutôt le questionnement sur ce monde, sur les grandes questions de société et la place d’un croyant dans un chaos nihiliste et dont la sacro-sainte science conduit notre humanité droit dans le mur…

Une foi ouverte à tous

Beaucoup de gens athées en fait quand on discute avec eux ont juste vécu des chocs dans leur vie qui ne leur permettent plus de voir un Dieu aimant, que la religion a rendu odieux. Parce que la religion est remise en cause, car trop éloigné des vies du quotidien, l’évangélisme sait toucher les coeurs notamment dans les quartiers et participe à des actions fraternelles et solidaires comme des distributions de repas par exemple.

Une foi qui touche les coeurs

Non stigmatisant et rappelant à tous que le péché est en chacun , que c’est dans un partage de vivre ensemble, que le renfort de la foi personnelle avec Dieu grandit, la mouvance évangélique répond à des questions à laquelle aucune religion ne répond: suis je aimé de Dieu?

Pour les chrétiens évangéliques, la foi de la personne sauvée doit se démontrer par des actes mais ce n’est pas les actes qui donnent le Salut.

L’evangelisme nest pas sectaire

Et dans ce cadre d’acceptation de toutes les personnes, l’expression est plus libre et tout le monde peut déposer ses fardeaux à haute voix, ou louer ou remercier Dieu en criant parfois, en pleurant.

Les personnes délaissent leur honte parfois accumulées dans le sectarisme du monde ou d’église à austères et religieuses.

Une foi qui rend libre

De plus, chaque personne homosexuelle, droguée, infidèles, pauvres est traitée avec humanité et le mouvement évangélique en France ne cherche pas à « transformer » l’autre.Non la foi seule et personnelle à travers la relation avec Dieu fait cela. Il s’agit d’une liberté d’agir et de croire. Dieu peut tout et c’est ce qu’affirment les évangéliques à l’heure où l’on voit que l’humain ne peut rien.

« Mon Dieu je t’adore » s’entendent souvent durant les cultes vivants des églises évangéliques.

On peut tous se retrouver à travers les louanges fortes

Comme le disaient nos confrères du Monde dans un article de 2012, des jeunes de 20 ans peuvent se retrouver à travers des chants, les cultes parlent au coeur des personnes, chacune et chacun peut entendre entre les louanges ou une prières d’intercession quelque chose qui l’interpelle.

Des pasteurs qui accompagnent

Les pasteurs accompagnent les personnes dans leur quotidien, sans les juger ou leur imposer quoi que ce soit. A la différence d’un psy, il s’agit d’un accompagnement gratuit qui sduit aussi car ces accompagnements sont aussi disponibles sur internet.

Des actes qui impactent

Alors que l’heure est à la pudeur religieuse et à une jeunesse ayant abandonné les pratiques religieuses, l’évangélisme pourtant passionne les jeunes et invite à témoigner publiquement de sa foi.

Message biblique et posture moderne, les églises évangéliques ancrées dans les quartiers, elles impactent souvent par les repas qu’elles distribuent au plus démunies, par des évangélisation basées premièrement sur une rencontrer, un don de soi et des discussions ou le croyant va porter son témoignage.

Après une distribution de repas aux plus demunis

Et si ce n’était pas au final les athées révolutionnaires qui marchaient à contre-courant mais bien la jeunesse évangélique?

LE DROIT DES ENFANTS EST-IL ENCORE RESPECTE EN FRANCE?

texte rédigé par les enfants et professeurs des différentes écoles conviées par Atd Quart monde pour l’événement

Alors que la France se targue de respecter les Droits de l’homme et veut les imposer partout dans le monde, force est de constater pourtant que dans de nombreux cas, le droit des individus recule, notamment des enfants dans le Puy de Dôme, ce qui a alerté associations, Conseil national de la protection de l’enfance et même le Défenseur des droits.

UNE ADRESSE AU PRESIDENT DU DEPARTEMENT

Le 8 octobre, une lettre a été adressée au Président du Conseil départemental du Puy de Dôme afin de lui rappeler que le décret d’application du 30 janvier 2019 de la loi asile et immigration met en place un fichier national des mineurs isolés étrangers.

Ce dispositif fort contestable , tant en matière légale, car ôtant les prérogatives du juge des enfants à qui seul appartient de juger de l’authenticité de la minorité, qu’en matière éthique, car discriminant les mineurs étrangers qui ne pourront plus espérer faire leur scolarité en France comme tous les autres enfants.

UNE SITUATION INACCEPTABLE

La souffrance de ces jeunes qui traversent la méditerranée à leurs risques et périls, est assez importante sans leur infliger en plus un refus de se défendre devant le juge des enfants qui bien souvent casse les décisions arbitraires des départements.

Non capable de répondre à la détresse des enfants isolés devant attendre des mois, voire parfois une année entière et plus pour espérer passer par le CIO ou devant le juge, le départements se fait le relai d’une politique xénophobe et non respectueuse des Droits de l’enfant que la France a ratifié il y a 30 ans.

Des enfants étrangers isolés faute d’hébergement dignes dorment à l’hotel , parfois dans un squat ou chez des familles bénévoles. Mais il est difficile d’assurer le rôle dévolu normalement par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) ou à l’ANEF (Association national de l’enfance et de la famille) .

UNE SOLIDARITE ASSOCIATIVE ACTIVE

Heureusement que la solidarité citoyenne existe, et que des associations se sont réunies en Collectif et réseau (Collectif Citoyen 63, RESF, ATD-Quart-Monde, Secours Catholique,FSU, SNPES-PJJ, Dal63) pour sensibiliser en ce jour de 17 octobre.

Face à cette crise du mal logement de ces mineurs, et à ce décret stigmatisant, des idées ont été proposées comme poursuivre cette sensibilisation dans les lycées et collèges.

UNE MATINEE POUR METTRE LES JEUNES A L HONNEUR

Jeunes et bénévoles à la mairie

En cette matinée du17 octobre, les mineurs isolés ont pu faire des oiseaux en papiers , discuter avec des enfants des écoles participant à cet évènement, s’exprimer devant les élus et accrocher les oiseaux en papiers dans le patio de la mairie avec les bénévoles des différentes associations qui les ont accompagnés( Resf, Syndicats,Atd Quart Monde).

Ces jeunes venus d’Afrique pour la plupart, ont pu s’exprimer et sortir de leur difficile quotidien. Ab, un des jeunes est heureux des échanges qu’il a eu et Ryna, une des rares filles mineures a pu expliquer la condition particulière pour les jeunes filles.

DES JEUNES QUI DISENT NON

Face à leurs conditions énoncées précédemment, le message aujourd’hui était : non! Ces jeunes sont conscients, prennent des cours de français à la Ligue des Droits de l’homme, ont des marraines et sont motivés pour défendre leurs propres droits.

Le ras-le-bol, après un an passés ici, beaucoup d’entre eux n’ont toujours pas de réponse du Cio (pour une orientation) ou du juge. C’est aussi pour cela qu’ils ont tenu à répondre présent. Les peurs, angoisses et colère s’installent face à la discrimination dont ils sont victimes.

VERS UN HORIZON MEILLEUR POUR EUX?

Lorsque le décret n’est pas appliqué, on peut noter désormais que certaines fois le juge des enfants ne se montrent pas forcément clément et suit les indications de l’ASE.

Malgré les dénonciations de la PJJ, l’épuisement des personnels du Centre de l’enfance de de la famille qui accueillent un certain nombre de mineurs non accompagnés , à Clermont-Ferrand et dans beaucoup de villes en France, les départements suivent ce fichage rendant plus compliqué encore la scolarisation de ces jeunes et donc leur avenir.

Des victoires et une journée pour mener une mobilisation à venir

Toutefois, grâce au travail des bénévoles, les mineurs du 5 etoiles (le squat énoncé précédemment), on peut noter quand même la scolarisation d’un nombre conséquents de ces jeunes lorsqu’ils sont reconnus comme mineurs après des mois de longues attentes.

LA NECESSITE DE RESTER SENSIBLISES

Si aujourd’hui on a pu voir encore des personnes retraitées ou des professeurs parfois proches de la retraite, des jeunes aussi se sentent concernés.

Des jeunes engagés cherchent à se rassembler pour venir en aide aux personnes vivant la misère ou au rejet, et des contacts vont être pris afin de penser une mobilisation large sur Clermont-Ferrand.

La souffrance de ces jeunes doit être maintenant diffuser dans l’opinion publique afin que leur cause permettent à des nouveaux Greta Thunberg d’émerger et d’être porte-paroles d’actions et de réformes à mener face à un Etat qui flirte dangereusement avec le RN.

Au sortir de la mairie

Paul Fustier

Paul Fustier est mort Le 3 mars 2016. Stéphanois, il a été professeur de psychologie dans la belle ville de Lyon. Plus précisément, il a exercé à Lyon2. Ce qui est assez interéssant chez ce professionnel, est qu’il a une pratique particulière: la musicologie.

Oui, il est musicologue, et à travers sa connaissance de la vielle à roue, il a pu travailler de manière singulière en institution.

Je vous parle de cet homme que je n’ai certes pas eu l’honneur de rencontrer en personne. Mais il a bercé mes années d’études de travail social. Auteur reconnu dans le milieu des éducateurs spécialisés férus de psychologie et de travail d’accompagnement par la pratique , l’incitation à découvrir des pratiques de manière libre, Paul Fustier mérite qu’on s’attard un peu sur lui.

Un livre doit retenir notre attention quand on cite Paul Fustier, c’est  » l’éducation spécialisé, repères pour des pratiques ». Ce livre a été édité en 1972 mais c’est en 2009 , alors qu’on subit une réforme importante du travail en éducation spécialisé que l’auteur réédite son ouvrage.

Je n’entrerai bien entendu dans la complexité de l’œuvre, en terme de jargon technico-psychanalytique comme la transitionalité. Ce qui importe car ce texte se veut être un article hommage à une pensée moderne, c’est de rendre compte plutôt du rôle de la pratique.

Pour bien comprendre ce terme, il nous faut voir la notion contenu dans la réforme de l’éducation spécialisé qui place la personne accompagnée au cœur, au centre de son propre accompagnement. La personne devient capable. C’était en vérité le cas ne nous y trompons pas. Mais les terminologies ont ce caractère bien précis de vouloir sortir le sujet de l’assistanat …

L’usager peut et il doit pouvoir le faire savoir, et être acteur voir moteur de son suivi. Et là , la pratique, qu’on peut également appeler activité entre en scène.

L’institution souvent perçu auparavant comme une fin en soi, devient un simple lieu de transition, où l’important, la fin en soi est la pratique . La pratique comme moyen de sortir bien entendu d’une approche misérabiliste indiquant à l’usager que ses handicaps ne lui permettraient pas d’exercer ses capacités. Mais une pratique aussi comme une fin en soi: l’accompagnement ne devenant que prétexte afin que la personne suivie acquiert une pratique…

L’activité n’est plus là pour simplement pallier à l’inactivité institutionnelle mais elle est en vérité l’expression d’un être capable de s’ouvrir sur un monde qui jusque là lui était inconnu: la musique par exemple.

Dans cette approche, Paul Fustier ne va pas chercher la personne handicapée. Non, il pratique son activité comme si de rien n’était. Il observe bien sûr, mais il n’entre pas dans la « bulle personnelle » de l’individu accompagné. Il laisse la liberté, mais surtout la curiosité à l’autre de venir s’essayer…Il s’agit dans cette rencontre qui va inciter le rencontré de se voir s’approcher de l’accompagnant…

Si aujourd’hui on peut se dire que ce n’est pas si innovant, pour l’époque notamment 1972, et même en 2009, c’était une petite révolution et même aujourd’hui cela devrait nous interpeller! En effet, depuis l’absence de projet, que l’ère Sarkozy avait quoiqu’on en dise créé, la pratique selon Fustier serait plus que bienvenue!

Quels sont les points forts de cette théorie?

L’être vivant malgré ses handicaps, et ce quelques soient leur intensité, doit pouvoir avoir ses temps où de lui même il va venir rechercher l’accompagnant. Il va venir partager un temps , une pratique…

Aussi, l’usager va découvrir quelque chose qui ne vient pas d’une injonction de faire! Il va se « mettre en marche », et se laisser habiter par une pratique dans laquelle, il va pouvoir se construire, autrement que par les sorties journalières parfois mortifères…

Louise va devenir musicienne alors qu’elle souffre d’autisme, Pierre va devenir danseur alors qu’il est trisomique…

C’est Paul Fustier et d’autres qui ont été à l’origine de la pratique d’activités culturelles et artistiques dans les institutions spécialisés.Paul Fustier a permis de faire réfléchir, étudiants et travailleurs sociaux sur leurs propres pratiques.

Permettre à l’usager de pratiquer c’est aussi s’interroger sur sa propre pratique, et cela a ouvert à l’analyse des pratiques en milieu institutionnalisé, ouvert ou fermé.

Pour ces raisons, je vous invite à lire cet excellent ouvrage  » Education spécialisée, repères pour des pratiques ».

Une bonne lecture.

Une belle soirée.

Jean David Bouvier

ps: à lire aussi les Corridors du Quotidien.

Paul Fustier