Bienvenue à Laprugne

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Le Bourbonnais a des idées. Surtout à Laprugne (03).  Cette petite commune alliéroise n’a pas de services publics, mais elle a un  couple  de restaurateurs avec le sourire et énergique.

Autrefois, on aurait pu voir un bureau de poste, une coiffeuse, un restaurant, un dépôt de pain, des pompiers circulant avec le gyrophare allumé avec un son ressemblant à « tiens bon, tiens bon »… Un taxi amenait aussi les personnes qui le désiraient à la ville. Fermez les yeux, ouvrez les oreilles: la mémoire travaillant, un village vivant, parfois bruyant…

Cette petite localité a été également peuplée par 1400 âmes. C’était l’époque de la mine d’uranium  .Mais comme beaucoup de lieux ruraux en France, Laprugne connaît la désertification.

C’est aujourd’hui un village silencieux. Heureusement, il ya le sourire de quelques âmes , 342 pour être précis, pour vous accueillir. Sinon pour les services faut oublier. Sur ces 342 habitants, un bon tiers a plus de 60 ans d’après nos confrères de la Montagne.

Jérémy Bouvier et son épouse Céline, font comme ils peuvent vivre cette petite commune. Ils sont propriétaires d’un bar-restaurant en face de la mairie. Ils sont jeunes et dynamiques, souriants et sont en quelques sortes à eux seuls le service .

Leur bar-restaurant est bien plus que cela. Il est aussi un lieu de vente de poissons, de viande fraiche , une fois par semaine et aussi un lieu de vente de journaux. D’avril en novembre, Jérémy et Céline organisent aussi un marché de producteurs locaux.

Pour le reste? Et bien il faut voyager un peu sur 15 km, au Mayet ou à Saint-Just-Chevalet. Donc ne soyez pas malade ou ayez de l’argent sur vous car il n’y a pas sur place de médecin, de pharmaciens ou de distributeur de billets.

Bernadette et son mari Jacques se souviennent avec nostalgie »de l’entraide, du coup de main ». Et comme un certain nombre de personnes à Laprugne, ils ne sont pas entrer à l’ère du numérique et préfèrent se tourner vers la secrétaire de mairie, Françoise qui va oeuvre bien au-delà de ses attributions. Sans CCAS, la commune s’appuie également  sur elle comme assistante sociale.

Une école? Oui! Il y en a une et donc des familles qui restent  mais « les enfants grandissent »expliquent nos confrères de la Montagne.

Si la relève ne suit pas, l’école pourrait fermer , les dernières familles et  le couple de restaurateurs polyvalents partiront. Laprugne illustre la problématique des inégalités territoriale au profit des villes.

Clermont-Ferrand: un décret qui pourrait empêcher des étudiants étrangers d’étudier?

Publié le 21 avril dernier au journal officiel, ce nouveau décret risque d’alourdir fortement les frais d’inscriptions pour les étudiants étrangers, hors Union européenne. Ces derniers pourraient payer jusqu’à dix fois plus leur entrer en université .

Jusqu’à présent l’université de Clermont-Ferrand avait  refusé d’appliquer ce décret. Mais à la rentrée 2020, les étudiants étrangers verront leurs frais d’ inscription augmenter du double.

Une décision prise à cause d’un manque de moyens financiers

L’Union nationale des Etudiants de France (UNEF), présente en Conseil d’administration était parvenue l’an dernier avec l’accord de la Présidence de l’université à obtenir la non augmentation des frais d’inscriptions des étudiants étrangers décidée par l’Etat. L’université d’Auvergne était alors devenue la première université à refuser cette mesure qu’elle qualifiait elle-même d’ injuste. Mais la baisse des dotations pour l’enseignement supérieure a fait changer d’avis Matthias Bernard et son équipe. Le responsable désigné directement: le manque de moyens alloués aux universités qui ne permet donc pas à Clermont-Ferrand de lutter convenablement contre cette hausse abusive dénoncée par l’UNEF et Sud Etudiants. Mais une autre contrainte existe comme nous le rappelle PB, membre de l’UNEF « l’impossibilité d’exonorer plus de 10% de ses étudiants, les étudiants étrangers compris.

Une décision qui fragilise encore plus les étudiants étrangers.

La crise du logement est réelle, et l’urgence sociale frappe de plein fouet les étudiants et particulièrement les étudiants étrangers..En effet, le nombre de place dans les logements aux Crous, rend toujours plus complexe les conditions d’existence des jeunes étrangers venus étudier à Clermont-Ferrand. « Il y a seulement 4000 logements pour un ensemble de 40 000. Une quarantaine d’étudiants étrangers  dorment dehors à Clermont-Ferrand », rappelle Paco, membre du syndicat étudiant.

« En plus de l’obligation de réussir leurs études sous peine d’expulsion, ces étudiants seront encore plus précarisés avec ce projet », souligne le militant. Sur la question du logement, le syndicaliste aguerri, propose « la réquisition des 7009 logements vides ou vacants »  dans l’agglomérationclermontoises. Mais une question  se pose, quant à l’augmentation des frais d’inscription, jusqu’à dix fois :  comment ces étudiants  pourront les payer? Cette décision pose d’autres problèmes également selon, Paco.

« Une décision clairement raciste et xénophobe »

Pour le syndicaliste, cette décision d’augmenter les frais d’inscriptions du simple au double (plus de dix fois supérieur à ceux d’aujourd’hui) est clairement raciste et xénophobe.  Ce décret gouvernemental publié au Journal officiel, le 21 avril dernier, et validé par le Conseil d’Etat en mai dernier, est selon les constitutionnaliste contraire aux principes de la Constitution française qui interdit la discrimination.

Ce qui inquiète l’UNEF est donc que cette mesure va renforcer le principe de division entre les étudiants français et les étudiants étrangers. Les valeurs de la République seraient fortement remises en cause. Un vote RN pourrait aussi être conforté pour les élections municipales.

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Dans ce ciel sombre une bonne nouvelle

Alors qu’en 2019,  le coût de la vie étudiante augmente de 2,83% selon l’UNEF, les loyers du Crous n’augmenteront pas de manière automatique comme il était initialement prévu. C’est une nouvelle saluée par le syndicat étudiant. C’est également une victoire de la mobilisation clermontoise ,suite dela tentative de suicide par immolation d’Anas, un étudiant lyonnais. La mobilisation continue toutefois, notamment contre la suppression de l’augmentation des frais pour les étudiants étrangers. Rappelons que dans d’autres villes de France, la hausse sera plus élevée.

La réalité étudiane en chiffres:

1/4 des étudiants ne mangent pas à leur faim

20% des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté

24% des milieux populaires ont du mal financièrement

revenu moyen: 834 euros/mois

734 euros/mois pour les étudiants issus de milieu populaire

(Chiffres nationaux)

Auvergne: 40% étudiants boursiers

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Pour aller plus loin sur les frais d’inscriptions des étudiants étrangers:

https://www.letudiant.fr/educpros/actualite/le-conseil-d-etat-enterine-les-frais-d-inscription-differencies-pour-les-etudiants-internationaux.html

Clermont-Ferrand: fortement mobilisé pour plus de justice sociale

Le froid matinal n’aura pas eu raison de l’exaspération des Français . Ils étaient près de 1,5 million dans les rues pour dire non à ce projet de réformes des retraites . La propagande de cette réforme a été vaincue par ce nombre impressionnant de personnes .

A Clermont-Ferrand, ce sont pas moins de 30 000 femmes et hommes, de tout âge et de catégories socio-professionnelles, qui se sont donné rendez-vous place du 1er mai à 10h. Le cortège s’est vite étoffé , au point de que l’on n’a pu entendre parfois « j’avais pas vu une mobilisation aussi important depuis 1995 ».

Au départ de la fac de lettres et sciences humaines, rien ne pouvait prédire un tel nombre; en effet, le cortège de l’UNEF ( une des organisations syndicales étudiantes) n’était parti qu’à une trentaine de membres, l’inquiétude était palpable.

« Pour une meilleure répartition pour que chacun vive dignement en France »

« Je suis là pour la défense des retraites et du système qui a été mis en place en 1945. Toutes les retraites devraient être au moins à 1000 euros afin de ne pas tomber dans la précarité, et une meilleure répartition pour que chacun vive dignement en France » explique Pierre Hemelin, du Collectif Citoyen 63. Des étudiants sont venus rejoindre leurs aînés au fur et à mesure de la manifestation.

Rudy, membre de l’association Cocon pense qu’il faut « un gouvernement plus populaire, avec des lois qui ne passent pas par quelques élus ». Il y a dans l’air un désir de plus de démocratie selon les propos recueillis de différents propos de manifestants.

« Des gens qu’on n’a pas l’habitude de voir »

Ce qui frappe en effet, c’est la présence de personnes non habituées à manifester. Elles sont nombreuses, et font le gros du cortège. Les organisateurs se réjouissent. « C’est dynamique On voit des gens qu’on n’a pas l’habitude de voir ,on crée un rapport de force », s’extasie un membre de Sud-étudiant.

« Je suis là pour défendre le statut des salariés, des retraités. En tant que professeurs on est là aussi pour les générations à venir. On a envie de se battre contre une réforme qui malheureusement va encore plus diviser et qui va contrairement à ce qui est dit faire encore plus d’inégalités », témoigne Sara, jeune professeur en collège lycée .

« C’est un système qui tend à suprimer le principe de répartition »

« C’est un système qui tend à supprimer le principe de répartition » aux dires de nombreux manifestants.

Les personnes interrogées ont compris que derrière l’argument d’après eux, fallacieux, d’être plus juste , cette réforme est la porte ouverte possible à la vente de notre système au secteur privé qui ne lorgnerait pas sur les 450 000 000 d’euros que rapporte ce système de retraites actuel.

Selon, Henri Sterdyniak (membre des économistes atterrés), « aucun pays n’a en vérité un système unique de retraite ». Cette réforme créerait un précédent.

La lutte contre la précarité étudiante s’organise à Clermont-Ferrand.

Anas K, un étudiant lyonnais et précaire, a tenté de mettre fin à ses jours par immolation le 8 novembre dernier. Par cet acte extrême , il a voulu interpeller les personnes sur la dégradation des conditions de vie étudiante. Il n’est plus un cas isolé . En effet, un autre étudiant, a été retrouvé mort à Clermont-Ferrand, dans sa résidence du Clos Saint-Jacques. Décrit sans problème financier apparent par les autorités compétentes, ce dernier était un étudiant rwandais, n’ayant pas le droit aux bourses,. Il était redoublant en biologie ,avec un visa en voie d’expiration.Selon les enquêteurs, il s’agirait aussi d’un suicide.Suite à ces tragédies, Solidaires, la Fage et l’Unef (principales organisations syndicales étudiantes) ont appelé à la tenue d’une l’assemblée générale sous le porsche du site universitaire Gergovia.. Cet évènement appelé la veille, n’a rassemblé qu’une quarantaine de participants. Toutefois ces derniers se sont organisés pour la mobilisation à venir.

« Il y a plus de logements vides à Clermont-Ferrand que de chambres au Crous », explique Aldric, un étudiant en économie. « Avec les 6000 logements vides on pourrait loger tout le monde , étudiants et sans domicile fixe », expliquent des étudiants syndiqués. Le manque de place en cités universitaires (4000 alors qu’il y a 40 000 étudiants) et l’augmentation des loyers dans le public et le privé sont manifestement des facteurs de la pauvreté étudiante.

Mais, il y a d’autres problématiques qui viennent s’ajouter: comme l’augmentation du prix de restauration universitaire CROUS. La cause en est, selon les participants, la mise à jour d’un système à points . Celui ci remplace le tarif par repas. L’ambiance est pesante, des étudiants racontent leur situation, la précarité chez les jeunes, ce n’est pas une fiction.

Et viennent s’ajouter aux différentes galère: l’augmentation du coût des transport, le doublement des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, ou le baisse de moyens alloués au service de santé ou au service social universitaire.

« Etudier correctement, ça passe par vivre dignement »

Un chiffre frappe: 60% des étudiants sont exclus des bourses en France. Beaucoup d’étudiants n’ont pas de ressources. « J’ai dû arrêter mes études pour me salarier », explique Cassandra. Xavier a lui aussi dû arrêter ses études . Cet étudiant explique: « c’est extrêmement frustrant. Des personnes de talents qui ont des masters ont des emplois précaires parfois à MacDo, avec des mauvaises conditions de vie ». Angèle quant à elle reprend des études à 33ans. Mais il y a une limite d’âge aux bourses (25 ans) et donc elle n’y a plus droit. Mais en plus de cela, comme elle est étudiante, elle n’a pas non plus droit à l’assurance chômage et à la prime d’activités »Etudier correctement, ça passe par vivre dignement », affirme Ana, syndiquée à l’UNEF.

A l’issue de discussions sur les solutions à apporter à cette crise, l’ AG vote l’instauration d’un revenu rémunéré au SMIC, permettant donc de cotiser pour les retraites.

Nous avons gagné le gel des loyers en cité universitaire

En effet les retraites sont dans les discussions lors de cette AG. La jeunesse pense à son avenir. Les participants votent donc la tenue d’un cortège étudiant pour la manifestation du 5 décembre contre la réforme décidée par le gouvernement qui vise à détruire le système par répartition.

« Nous avons gagné le gel des loyers en cités universitaires pour l’année prochaine, grâce à la mobilisation du 26 novembre », déclare Ana, présidente de l’UNEF. Elle croit qu’en se ressemblant avec leurs ainés, la jeunesse pourra obtenir une retraite minimal au niveau du SMIC, à la prise en compte des stages et des années d’étude dans le calcul des pensions. Malgré leur nombre faible, les jeunes sous le porsche de la faculté de Lettres, sont déterminés, déterminés à peser sur l’issue de la réforme des retraites.

Durant deux mois de janvier à mars 2006, les étudiants ont manifesté en France et sont parvenus à obtenir le retrait du Contrat Première Embauche. Rappelons que celui-ci devait instaurer une très longue période d’essai et semblait précariser la jeunesse. Ce président saura-t-il se souvenir de de l’évènement qui a marqué une défaite majeure pour le premier ministre D Villepin qui a dû enterrer son projet phare?

Autre article sur ce thème:

« La France veut-elle encore de ses étudiants » ?

Mort d’un étudiant rwandais en cité universitaire à Clermont-Ferrand

Etudiant en biologie, on l’a retrouvé mort mercredi 27 novembre. Il avait 25 ans. Ses parents s’étaient inquiétés de ne plus avoir de ses nouvelles.

D’après les derniers éléments de l’enquête, le jeune homme , originaire du Rwanda, se serait donné la mort. Il a été retrouvé sans vie, avec sur la tête deux sacs plastique.

C’est la gardienne du Clos Saint Jaques qui a découvert le corps inanimé de l’étudiant .

Depuis plusieurs jours, il n’avait plus donné de nouvelles à ses proches. Ces derniers avaient donné l’alerte.

Deux sacs plastique, une bouteille d’hélium et des écouteurs

« La victime était habillée dans son lit avec deux sacs plastiques reliés à une bouteille d’hélium et des écouteurs dans les oreilles » explique le NewAuvergne.com. Eric Maillaud, procureur de Clermont-Ferrand a demandé une autopsie pour confirmer ce qui parait être un suicide. Toutefois, il reste à expliquer le pourquoi de son geste . Aucune lettre n’a été retrouvée. En charge de l’affaire, celui-ci veut en interrogeant son entourage écarter l’hypothèse d’un jeu sexuel qui aurait mal tourné.

Un étudiant en souffrance

Le jeune homme décrit comme non assidu en cours semblait pour autant en situation difficile comme beaucoup d’étudiants étrangers: risque d’expulsion. L’université lui aurait refusé un redoublement en 3e année et de surcroit son visa arrivait visiblement à expiration. Sa mort ne serait-elle pas le reflet de la condition dans laquelle on place nos étudiants étrangers?

A ce stade de l’enquête, des zones d’ombre demeurent, mais ce geste si il est confirmé, doit interroger deux semaines après l’immolation d’Anas, étudiant lyonnais qui dénonçait ses conditions de vie et la situation de précarisation étudiante en générale.

Une forte mobilisation à Clermont-Ferrand pour dire non au patriarcat et aux violences contre les femmes.

Ce lundi, 25 novembre, à Clermont-Ferrand 300 personnes se sont réunies, place de la Victoire, à l’appel du Collectif 8 mars, pour commémorer la « Journée internationale pour éliminer les violences faites aux femmes ». Ce rassemblement fait également écho au Grenelle contre les violences faites aux femmes, qui s’est tenu plus tôt dans la matinée à Matignon. Les personnes mobilisées sont partie en marche et ont fini à 800 à l’issue de la manifestation.

Ce sont des féministes, des citoyennes et des citoyens qui se sont mobilisés afin de dénoncer les violences faites aux femmes. Les mesures du gouvernement comme la création de places de centres d’hébergement supplémentaires vont de l’avis des personnes présentes dans le bon sens. Mais elles ne sont pas suffisantes de l’avis générale. « Je pense qu’on pourrait aussi demander à des propriétaires de mettre leur camping-car, utilisés que deux mois par an, à disposition des femmes victimes d’agressions », propose Anne-Lise, une jeune militante.

Ainsi les femmes victimes de violences conjugales pourront aller à leurs rendez vous (tribunaux, hôpital, refuge) en sécurité sans avoir a dépenser d’argent.

Des mesures dérisoires

Toutefois ces mesures paraissent dérisoires et l’investissement financier pour ces mesures fait grincer des dents. On peut lire sur un panneau « nous méritons 1 milliard »!

De plus, malgré des mesures concrètes , il semble que les femmes n’ont pas été entendues .

Les discussions dans les réunions politiques sont insoutenables pour certaines, et le chiffre de 137 femmes mortes sous le coup de leur conjoint, ne semble pas avoir trouvé vraiment de réponse pour d’autres.

Certes une prises en charge du compagnon violent semble être un bon début, car on a, cette impression que la toute puissance de l’intimité familiale, semble voler en éclat .

Toutefois ce que l’on retient surtout c’est l’absence de mesures préventives, mais aussi de mesures éducatives d’envergure et le nombre assez restreints de personnels formés par les nouvelles mesures.

Des mesures qui vont dans le bon sens quant à l’hébergement.

Anne-Lise, une militante propose pourtant d’aller plus loin en proposant à des propriétaires : » Il faudrait leur permettre d’avoir accès à des camping , à des cars utilisés souvent que deux mois par an à disposition pour les femmes battues ou les femmes à la rue victimes anonymes des violences à leur encontre » . Elle explique que cela serait un moyen de les loger.

La non réquisition des bâtiments vacants municipaux de Clermont-Ferrand, n’est pas abordée par la municipalité clermontoise. Ni par l’ État à l’échelon national.

Du personnel sera formé et mis en place . Une militante témoigne qu’une amie à elle a été mal reçue par les agents médico-légaux qui lui ont demande »mais que faisiez vous à cet endroit toute seule »?

Ainsi le Grenelle ne semble pas avoir pris en compte la formation de ce personnel que rencontre la femme victime de violences sexuelles ou physiques.

D’autres femmes rappellent aussi que malgré les mesures prises, on peut noter la baisse de dotations pour le Planning familial. Alors que doit-on retenir au final de ce ce Grenelle et de sa trentaine de mesures?

Une première étape mais surtout un blabla pour les personnes mobilisées. Le gouvernement ne remet pas directement en cause ce qui a été vivement scandé « le patriarcat ». Dans les faibles mesures éducatives comme la formation des enseignants et l’instauration d’un conseil de la vie collégienne (ou lycéenne), on note pas vraiment de mesures comme l’ABCD de l’égalité.

Les hommes et femmes engagées durant cette marche nocturne, ont pu montrer leur envie d’aller plus loin, de remettre en cause les consciences, la société qui ne permet pas aux femmes d’avoir le même salaire que les hommes, que les femmes restent toujours victimes de stéréotypes mais aussi de rappeler que la « route est encore longue » afin d’obtenir une société plus juste et égalitaire.

Il s’agit, d’après les mobilisés, de créer une révolution des consciences, qui prendrait pour des militants, la forme d’une remise totale du modèle néo-libéral et de recréer des solidarités populaires et citoyennes.

Une mobilisation en hausse

Karine Plassard, chargée de mission Egalité des droits

Huit cent personnes est un nombre qui fait plaisir. Karine Plassard, chargée de mission à la mairie de Clermont-Ferrand , souligne sa joie en et se souvient:  » J’ai fait des manifestations par le passé à vingt personnes ». Cette mobilisation est une belle mobilisation, dans laquelle des personnes habituées ont été présentes, mais aussi des personnes qui en ont moins l’habitude.

Des hommes comme Paul ou Simon se disent « concernés, féministes, et engagés pour l’égalité » et Manon explique  » je suis en accord avec les panneaux et les slogans ».

Le patriarcat ,les inégalités, les manifestants n’en veulent plus et l’ont exprimé dans la bonne humeur, le pacifisme et l’espoir d’une société meilleure. Les chants étaient rythmés, divers et variés, très frais, porteurs d’une colère mais d’un message positif de vivre ensemble.

Pour aller plus loin.

Aujourd’hui 137 femmes ont été tuées par un conjoint ou ex conjoint en France.

100% des femmes et jeunes filles ont, en France, subi harcèlements, violences, discriminations, insultes, des gestes déplacés ou des regards insistants dans les transports (l’Express).

93 000 femmes violées en 2018 de 18 à 75 ans (Libé, janvier 2019).

85% des femmes qui se prostituent sont des femmes et 38% d’entre elles ont subi au moins un viol dans leur vie. (Haut Conseil égalité)

En 2018, une étude dans le Parisien rappelle que 12% des femmes ont été violées au moins une fois.

Sur l’ensemble des femmes violées ou agressées, seulement 10% seulement portent plainte.

Abandon de l’huile de palme: une victoire pour l’environnement!

La colère l’a emportée sur Total.

Un premier vote incompris par l’opinion publique

Avantages fiscaux de l'huile de palme : la marche arrière de l'Assemblée en  cinq actes

Jeudi soir, en catimini, nos députés avaient par le vote permis que Total exploite pour 6 ans l’huile de palme pour sa production de bio-carburants. Très vite , associations écologistes, presse et députés de la majorité et de l’opposition avaient dénoncé une mesure incompréhensible sur le plan écologique et environnemental.

Madame Pompili, présidente de la Commission environnementale de l’assemblée avait fait savoir sa désapprobation ainsi que des élus de droite comme Xavier Bertrand ou des élus de la majorité comme Bénédicte Peyrol.

Face à ces contestations, le Premier ministre, avait déjà demandé une nouvelle délibération cet après-midi et ce soir les députés ont revoté. Cinquante-huit réputés ont dit non à l’huile de palme contre deux pour.

Un débat qui remet les choses en place

Conscient du risque pour le gouvernement face à la mobilisation naissante, Edouard Philippe avait tenu à ce qu’il y ait un débat digne de ce nom face à un sujet sensible.

L’huile de palme , rappelons-le: des déforestations, de la pollution atmosphérique, la mort d’espèces animales comme les orangs outans et des déplacements de populations.

Le débat a donc permis que soient pris en compte ces aspects. Comme le rappelle Barbara Pompili sur son compte twitter: « sentiment très agréable d’avoir remis les choses dans le bon sens ».

L’amendement qui prévoyait les avantages fiscaux pour l’exploitation d’huile de palme pour Total est rejeté et on peut dire que le lobby a perdu et ce malgré ses menaces de délocalisations de sa nouvelle usine marseillaise en Allemagne.

Le débat parlementaire et le second vote ont permis de témoigner d’une chose: l’argent n’a pas tout à fait gagné sur l’environnement. Nous pouvons remercier la réactivité des associations, des oppositions et d’une partie de la majorité mais aussi des medias.

C’est peut être pas la victoire du siècle mais c’est un message fort: quand on est vigilants et combattifs, on peut gagner.

Huile de palme : « l’Etat se déculotte face à Total ».

Eloise Lebourg (journaliste à Mediacoop) a fait un super exposé sur le sujet que je vous invite à lire. Très belle plume.

Nous serons donc assez bref mais nous tenions quand même à dire quelque chose sur le vote en  » catimini » de l’adoption par les députés de l’amendement sur une menace: l’huile de palme.

Et oui, nos députés ont fait choix: permettre à Total de ne pas partir en Allemagne! Donc de faire des bénéfices pour la France..Des bénéfices oui, mais surtout remettre en cause notre écologie, nos engagements environnementaux! Et au final mettre en danger des populations humaines et animales en danger pour le profit!!

Rappel de faits. Patrick Pouyanné, pdg du géant industriel cité précédemment, dénonçait déjà , en septembre dernier, la fin de la niche fiscale et la décision du Conseil Constitutionnel contre la fin des avantages fiscaux. Aussi il avait menacé de délocaliser son nouveau site de la Mède en Allemagne.

site Total de la Mède (Marseille)

Comme le rappelle très bien Eloise dans son article, l’huile de palme c’est tout d’abord la déforestation. Nos députés , ont lundi 14 novembre, sans prévenir qui que ce soit , voté le maintien de l’huile de palme dans les bio-carbures pour six ans encore!

Six ans pour eux c’est surement pas long et surtout pas important.

Le groupe Total, qu’on ne présente plus ne brille pas pour son éthique. Il a été épinglé par le Sénat en 1997 et 1999 pour la maltraitance envers des employés de son partenaire américain, Unocal et la collusion de sa filiale Totalfina Elf avec la junte birmane.

Pourtant , c’est bien ce géant de l’industrie pétrolière (4e entreprise de l’UE en terme de puissance économique, présent dans 130 pays), utilisant cette huile, qui a fait pression sur l’Etat afin que cette production d’huile se poursuive .

Huile dont l’extraction conduit à des incendies tuant des espèces entières animales telles que les koalas, le tigre de Sumatra ou les éléphants pygmées.

Huile, qui, en Indonésie (premier producteur mondial d’huile de palme ) permet une émission de gaz à effets de serre plus importante que la totalité des Etats Unis . Les biocarburants à base d’huile de palme rendent leurs émissions en Co2 et en méthane plus importantes que celles à base…de pétrole!

Comme le rappelle toujours très bien Eloise, c’est un scandale environnemental et écologique mais aussi humanitaire!

On sacrifie 27 millions d’hectares pour la culture de l’huile de palme! En plus du déplacement d’espèces animales tentant de survivre, les populations sont expulsées ou chassées de ces 27 millions d’hectares habitables.

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huile de palme et déforestation

En chiffre, cette huile est utilisée à 53% pour notre diesel, 12% pour notre électricité et 35 % pour notre alimentation et nos cosmétiques;

Les chiffres sont assez conséquents et malgré tout, on continuera à utiliser cette huile pour encore six ans!

L »amendement voté ce jeudi entrera en vigueur en janvier 2O20!

Un courage pitoyable de l’Etat à l’image d’un désir de profits financiers colossal!

Visiblement les espèces vivantes ne valent pas tant que l’argent pour nos gouvernants français . Leurs promesses en matière environnementales et climatiques ne les encombrent pas, eux , qui pourtant se targuent d’être des champions en la matière.

Pour poursuivre: ce vote sur l’huile de palme a suscité une indignation forte de la part des associations écologiques mais aussi de députés de la majorité comme Bénédicte Peyrol ou Cédric Vilani.

Cet après midi les députés français ont accepté un report du vote une prochaine délibération dont la date demeure inconnue pour le moment.

« La France veut-elle encore de ses étudiants » ?

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Rassemblement en hommage à Anas, un étudiant précaire qui s’est immolé.

Depuis quelques années déjà les conditions de vie étudiante dégradent. Vendredi dernier, un étudiant de Lyon 2 s’est immolé suite à un refus du Crous de lui accorder une aide d’urgence. Plus d’une centaine de personnes, camarades , syndicalistes Solidaires et Unef et citoyens clermontois se sont réunis, mardi 12 novembre, devant le Crous de Clermont-Ferrand pour interpeller l’Etat sur la précarisation de la vie étudiante.

Drapeaux, banderoles, slogans de ses camarades de Solidaires, renforcent le caractère politique de ce rassemblement. Cet étudiant , militant, était dans une situation très précaire. Brûlé à 90%, il reste dans un état grave. Anas avait écrit une dernière lettre à ceux qu’il juge coupables: » J’accuse Macron, Hollande, Sarksozy et l’UE de m’avoir tué ».

Des milliers d’étudiants sont actuellement mobilisés à travers la France pour exprimer leur soutien à Anas et interpeller le pouvoir qui ne s’est à ce jour pas encore prononcé sur la précarisation étudiante.

Dénonçant des « violences « , l’Etat ne s’est pas exprimé sur le fond de la crise dans les universités, qui chaque année perd de sa dotation publique.

Une Etat sourd à la misère des étudiants.

L’observatoire national du suicide enregistre 20% d’étudiants auraient des envies suicidaires et 6 et 9% passeraient à l’acte.

Doit-on rappeler la hausse des frais d’inscription des étudiants étrangers, l’augmentation des loyers en résidence universitaire, et la progression du nombre d’étudiants mangeant aux soupes populaires ? « A Clermont-Ferrand, c’est une quarantaine d’étudiants qui dorment à la rue », selon Paco, syndicaliste à l’Unef-Auvergne.

Ce mouvement réclame des mesures rapides soient prises par le gouvernement afin de mettre un terme à la paupérisation étudiante, conduisant à de tels drames.

« Les budgets ont été baissés à tel point qu’ il n’y a plus un service social digne de ce nom », déplore la présidente de Lyon 2. Comme les représentants syndicaux étudiants, elle réclame le retour de moyens alloués aux universités.

 » On n’oublie pas, on ne pardonne pas », « Hollande, Sarko, Macron responsables », scandent les manifestants devant le Crous. Venus dénoncer la société de profits qui marchandise l’éducation, étudiants, professeurs, syndiqués et personnels sont en colère.

Des solutions sont possibles

La raréfaction des logements étudiants, le coût des logements non conventionnés Crous et des logements vides qui ne sont pas mis à la disposition des étudiants mais loués sur Air’bnb’sont autant de raison de la paupérisation des étudiants.

Face à cette crise sociale, l’unef propose des pistes comme le pré-salaire ou la généralisation des bourses à tous les étudiants pour endiguer cette situation qui conduit chaque année des milliers d’étudiants au Secours populaire, ou aux Testos du Coeur. L’organisation syndicale propose également la construction, la rénovation et la réquisition des logements vides. A Clermont-Ferrand, le service social fonctionne mais ce n’est pas le cas partout, comme l’indique la présidente de Lyon2.

Etre visibles

Les mobilisés expliquent qu’ils sont là aussi pour être visilbes. Le cas d’Anas n’est pas le seul, la « précarité tue » comme, l’indique certains panneaux. « La couverture médiatique n’est pas assez forte » selon les militants de Solidaires63. « Les étudiant ne sont pas des privilégiés », selon leurs représentants. C’est ce message que le mouvement veut diffuser.

L’absence de réponses de l’Etat à ce jour veut-il dire que la France ne voudrait-elle plus de ses étudiants?

Mangeons un peu…

À travers ces quelques photos , Clermont Voyageur vous fait partager des plats .

La gastronomie, malgré l’arrivée croissante de la malbouffe, demeure un joyau de notre pays.

N’hésitez pas vous aussi à partager.

poulet riz mafé roux
poulet riz sauce curry
poulet sauce indienne
thon et légumes épicés orientale
velouté légumes maison et boeuf au curry
tarte pommes
boeuf bourguignon aux legumes
escalopes riz sauce poivre et bourguignonne
aiguillettes de veau sauce navarrin
poisson riz sauce curry

Faire la cuisine est un de mes passe temps.

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