Les « Luxfer » se sentent abandonnés par l’Etat.

L’usine gerzatoise en lutte est-elle vouée à fermer définitivement? La décision de l’Etat de soutenir la décision de la direction semble le faire craindre.

Luxfer, employait 136 salariés à Gerzat et malgré les bénéfices records, la direction britannique a décidé de procéder à une fermeture pour licenciement économique. C’est un coup de massue qui s’est abattu le 26 novembre 2018 pour les 136 salariés de l’usine. Ces derniers apprennent aussi que l Air Liquid et Linde, les deux plus gros clients de l’entreprise vont fermer en juin. A ce moment là la direction publie un communiqué de presse en invoquant »l’environnement dégradé et la concurrence ».

« Les extincteurs distribués aux pompiers de Paris et de Marseille ne seront plus fabriqués par Luxfer mais par des entreprises étrangères employant à des coûts plus bas », s’inquièttent es représentants CGT et CFDT. L’ État semble ne pas s’en intéresser et ne propose pas d’intervention. Là préfecture se contente de demander la délégation d’experts pour la dangerosité des matériaux contenus sur le site.

En verite c’est une délocalisation qui ne dit à peine son nom selon les salariés protégés qui défendent le site gerzatois.  » Dans la missive de la direction on pouvait y lire aussi »la nécessité de simplifier son outil industriel en reorganisant son activité » sur ses deux sites américain et britannique », racontent les représentants syndicaux.

Comme le rapportait nos confrères de Libération « c’était froid, sans aucune délicatesse  » , d’après un des 136 salariés de Luxfer. Pourtant le carnet de commandes était bien rempli confiait un autre salarié au service approvisonnements. La nouvelle a été si terrible que ce dernier a du être arrêté par son médecin qui voulait le soigner pour dépression.

De nombreux arrêts maladies avaient été signés. « Il faut les comprendre. Il y a un minimum de respect à avoir quand on veut virer les gens qui vont font gagner de l’argent pendant des années. Là ça juste été du mépris »s’indigne Axel Peronczyk, représentant CGT.

C’était il y a 14 mois. Les salariés ont continué de se battre et sont sur un projet de Scop avec les salariés restants protégés par leur statut syndical.

L’occupation de l’usine.

Alors que rien n’avançait du côté gouvernemental, 10 salariés protégés ont occupé le site de Gerzat à partir du lundi 20 janvier pour défendre leur outil de travail menacé de destruction par leur direction. Ainsi, ils parvinrent à faire partir les entreprises et ainsi à préserver le site d’ un risque sanitaire et écologique.

Les Renseignements généraux ont prévenu la Préfecture tandis que la direction a porté plainte contre les salariés. Les salariés restant sur le site portent un projet de reprise d’activité en Scop avec pour objectif de monter l’ effectif de 10 à 55 salariés. Ce projet avait été présenté avant noël , il était reconnu viable par les différents spécialistes . Pour se faire l’entreprise devait se diviser entre production de gaz et développement armement et aeronautique et les salariés vendre le site.

L’ensemble du mouvement social contre la réforme ainsi que les étudiants mobilisés ont soutenu les salariés de Luxfer, des courriers ont été envoyés à madame la Préfète ainsi qu’ au ministère du Travail. L’ Inspection du Travail a aussi invalidé les licenciements . Tout était bien partie selon m Borie pour obtenir une solution positive.

Pourtant, le gouvernement n’a pas suivi.

L’Etat abandonna Luxfer au profit des patrons anglais.

Le 10 février , le Ministère donne une réponse au courrier du 6 février aux salariés de Luxfer mobilisés pour leur droit et leur projet de rachat de l’entreprise.

Cette réponse n’est pas satisfaisante pour les salariés en lutte. » L’ Inspection du Travail avait donné un avis défavorable envers la direction britannique » expliquent ces derniers. Mais l’ État ne semble pas tenir compte de cela et ce malgré son engagement de réindustrialiser le pays.C’est l’incompréhension sur le site où quelques salariés sont mobilisés. « Alors que Luxfer était en situation de monopole et dégageait un excédent de 10 millions d’euros », s’indigne Axel. « L’ exécutif de notre pays a fait une fleur à une direction qui avait largement bénéficié déjà du CiCe », précise le répresentant syndical.

Malgré la décision défavorable des hautes instances, les représentants syndicaux continuent à se battre pour sauver l’emploi de l’entreprise en cherchant des repreneurs potentiels. Des salariés doivent aussi trouver un autre employeur.

Plus d’articles sur le sujet chez nos confrères:

https://industrie.usinenouvelle.com/fiche/etablissement/luxfer-gas-cylinders-sas-67610764

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/04/18/coronavirus-luxfer-une-lutte-dans-l-air-du-temps_6036999_3234.html

https://region-aura.latribune.fr/strategie/2020-03-25/industrie-l-usine-de-bouteilles-d-oxygene-luxfer-peut-elle-renaitre-843263.html

Retour sur le festival du Courts-métrages, édition 2020.

Temps de rencontre avec des professionnels.

Le festival du Court- métrage s’est achevé samedi soir . Cette année, Le pays à l’honneur était la Pologne et le thème, l’agriculture. Malgré la crise sanitaire liée au coronivrus,cette 42 e édition a réuni 170 000 spectateurs.

Ce festival est le premier festival international de court- metrages. En terme d’ audience et de professionnels , le Festival du court metrages de Clermont-Ferrand est le second de France après le Festival de Cannes.

L’association « Sauve qui peut le court métrage « , organisatrice du Court Métrage, est un collectif qui organise églament des projections en soirée.

Ce sont q pas moins de 320 bénévoles qui ont permis de rendre cet évènement exceptionnel. Il y a eu également 3600 professionnels accrédités, 58 pays représentés et 54 films nationaux et 80 films internationaux projetés . De plus, les spectateurs ont pu découvrir 43 fictions françaises ( dont 11 films d’animation) et 14 documentaires internationaux et et 10 animations internationales .

L’émotion a été au rendez-vous avec le film international « The Present » ou avec l’animation française  » Mémorable » qui ont reçu respectivement le premier prix et le prix du public. Bruno Collet , le réalisateur français rennais a pu se remettre de sa déconvenue hollywoodienne en recevant le prix « effets spéciaux » ;

Le premier film international, raconte, avec doigté et simplicité, les relations difficiles entre Israël et la Palestine. « The present » relate la décision d’ un homme d’ acheter un frigo pour célébrer leur anniversaire de mariage. Il part avec sa fille mais en chemin ils sont contrôlés sévèrement et au retour, le contrôle s’avère plus difficile et c’est là petite fille qui sauve la situation. Tout ne sonne pas toujours juste mais les interprétations font mouche ainsi que le parti scénaristique non stigmatisant de part et d’autre.

Le second, Mémorable trace le quotidien d’un homme, un artiste peintre ayant la maladie d’Alzheimer et de son épouse qui reste à ses côtés pour le meilleur et parfois le pire. Film fin avec un graphisme particulier mais qui fait traverser le spectateur de la peur à la tristesse sans pour autant tomber dans le sordide.

. Des personnes aux sorties des projections avaient un arrière goût de désespoir parfois mais semblaient accuser l’état du monde. Et oui notre monde peu rassurant produit des fictions qui en sont le reflet. Le film the « Loyal Man » traduit un aspect de ce monde: l’ exploitation de migrants clandestin et le choix décisif d’un passeur de sauver une immigrante. Le film nous fait plonger dans la mafia tamoule de Paris. Un film de Lawrence Valin.

L’ Éclair d’ Auvergne a rencontré Philippe Wong , producteur d’ un court- métrage  » City Hunter », non présenté dans cette 42 e édition du Festival . Nous avons également rencontré Alessandro Di Gregorio. Nous vous livrons quelques extraits de ces échanges.

Échanges et rencontres

Filip Wong, est un realidateur et producteur d’ origine asiatique. Il nous parle de son dernier film.  » Il n’est pas diffusé à cause de son format » explique- t- il. Ce film semble pourtant promoteur, « City Hunter ». L’homme semble un puriste du célèbre manga qu’il a voulu adapter pour les trente ans. Un film qui relate les aventures de Ryo Saeba(Nicky Larson) . « A la différence du film de Philippe Lacheau, ce film est violent, sombre et retrace les relations avec la pègre asiatique, explique le réalisateur. « Ce film revient aux origines du premier épisode de Tsukasa Hosho.

Sans détour, il dénonce aussi le film de Lacheau qui selon lui « enlève complètement ce qui fait l’âme du manga original: la culture yamakusa ». Il n’est pas fan non plus des allusions au Club Dorothée.

Filip Wong poursuit l’entretien en évoquant les chorégraphes qui ont travaillé avec Steven Seagal et avec Luc Besson sur le film Valerian. Un film visuellement correct d’ après les critiques et qui a mis trois ans et demi de réalisation, affirme celui-ci. Pour le réalisateur et producteu: » le cinéma doit être un divertissement. »

Nous avons abordé avec lui d’autres sujets comme le greenwashing au cinéma qui est pour lui « insupportable », des valeurs familiales qui se perdent avec les immigrés qui intègrent pleinement la culture du pays d’adoption. Cette discussion nous a permis d’aborder plus largement la question de l’integration et aussi du racisme anti chinois en cette période de crise du coronavirus. « Le nom lui- même est raciste et fait réfèrence à la plante corona utilisé en Asie de couleur jaune » raconte le producteur.

A notre question sur la montée du racisme anti-asiatique il nous repond » dans un transport en commun j’étais assis et j’ai vu une personne qui en me voyant est allée s’asseoir ailleurs. » Le racisme à l’encontre des personnes asiatiques progresse de manière assez inquiétante. Et nous avons abordé également la question des banlieues. Et du traitement médiatique lamentable et de de la dégradation des conditions de vie, de la perte des repères des jeunes.

Nous nous sommes entretenus avec Alessandro Di Gregorio.Ce dernier présentait son film fiction faisant écho à la tragédie de Lampedusa le 3 octobre 2013. Cinq cent migrants africains avaient fait le voyage sur l’île italienne près de la Sicile. Au total, 366 d’entre eux avaient péri dans la Méditerranée.

Ce court-métrage conte la rencontre d’un fossoyeur et d’un plongeur qui recueille les corps. Il n’ a certes pas reçu les honneurs à Clermont-Ferrand mais les avait reçus à Moscou en 2018. Le réalisateur italien n’était pas un engagé au départ. « C’est en lisant le journal et en voyant la tragédie à la télé que l’idée du film m’est venu ».  » Il fallait que je montre ce qui se passe », explique le cinéaste.

Cette 42e édition est record de participation selon e président du festival, Jean-Claude Saurel. » Il pourrait se réitérer par l’achèvement de la nouvelle Comédie qui permettra de gagner deux autres salles. », souligne celui-ci. Cela permettra aussi la fin des files d’attente durant plus d’une heure parfois

Cependant,des salles comme le Petit Vélo ou Lumière sont moins fréquentées et interrogent responsables de sites et spectateurs. Comment les remplir de nouveau? Cette question a été souvent posée par des bénévoles soucieux de rendre ce festival encore plus réussi pour les autres années. Qu’est ce qui motive les personnes à venir plus à telles ou telles séances ou dans telles salles? Le climat? Le bouge à oreilles sur les films à voir ou pas? L’emploi du temps de chacun(e)? Les organisateurs ont un an pour y répondre.

De l’avis de toutes et tous, spectateurs, bénévoles, responsables de sites et professionnels du cinéma ce festival international du Court Métrage est un événement incontournable à Clermont-Ferrand. Brasseries et barakafrites sont également aux bénéfices de cet événement tant attendu chaque année. La soirée de clôture, instant de nostalgie et espoir d’une édition à venir encore plus festive chaque année a été cette année un grand moment.

Des rencontres entre anciens et nouveaux bénévoles sont autant de raisons que les échanges avec les professionnels, le plaisir de voir des séances entre amis ou en familles, que de soutenir ce festival à visage social et humain. Un festival populaire qui toutefois selon certain(e)s peut gagner encore de sa proximité avec l’ensemble des Clermontois . Des pistes seront encore à creuser en ce sens par la Ville de Clermont-Ferrand et les organisateurs de ce merveilleux événement.

Pour plus d’ infos sur le festival et la programmatique, événements :

http://www.clermont-filmfest.org

http://www.afca.asso.fr

Le dimanche fut également la fête des bénévoles, le repas célébrissime de Salusse. Moment de partage, de convivialité et dernières instants passés entre bénévoles et responsables.

Irak: heurts à Bagdad et dans le Sud irakien.

Irak. Deuxième jour d’affrontements à Bagdad entre les manifestants contre le régime et les forces de police anti-émeutes en ce dimanche 26 janvier.

Mobilisation au 2 janvier en Irak.

Mobilisés déjà depuis octobre dernier, des manifestants redoutent que leur mouvement soit évincé par les forces de l’ordre dans la violence. Ils ont cependant malgré la répression de samedi réinvesti les principales de la contestation selon nos confrères du Monde.

Au total quatre manifestants ont été tués à Bagdad et dans le Sud de l Irak suite aux affrontements ce samedi.

Les forces répressives ont tiré à balles réelles ce dimanche pour disperser les rassemblements des places Khallani et Wathba, près de la place Tahrir, centre de la contestation d’après la police. Il y aurait 17 manifestants blessés dont 6 par balles. Pierres et cocktails molotov ont été lancés sur les forces de police anti-emeutes d’après cette même source.

Une marche étudiante devait rallier dans l’apres-midi Tahrir au campus de Bagdad.

A Nassyriah ( dans le sud), la répression policière à coups de balles réelles a fait se disperser des étudiants qui s’étaient rassemblés dans les artères menant au centre de la contestation, la place Haboubi. Cinquante blessés parmi les mobilisés contre le régime sont à déplorer et cinquante autres ont été victimes de gaz lacrymogènes d’après une source médicale.

Enfin à Bassorah, à l extrême sud du pays, des étudiants ont protesté contre le démantèlement de leur campement par les forces anti-emeutes la veille selon un confrère de l ‘ Afp. De nouvelles tentes ont été installées à Kout après leur démantèlement la veille tandis qu’à Najaf, des étudiants ont bloqué la route vers l’aéroport.

Une contestation qui perd son principal soutien.

Moqtada Sadr , le leader puissant chiite a depuis ôté son soutien aux manifestants. D’après nos confrères du « Monde », certains craignaient que pouvoir en place en profite pour réprimer ce mouvement en demande de profondes réformes.

Sadr avait tweeté qu’il ne s’appliquerait plus dans le mouvement après un grand rassemblement de ses partisans qui réclamaient le départ des 5200 soldats américains.

« La violence n’est pas la solution pour répondre aux demandes légitimes des citoyens », a affirmé le président irakien d’origine kurde, Barem Saleh. Les manifestants dénoncent, depuis le 1er octobre: le manque d’emploi, la corruption et l’absence de services publics.

Pour continuer sur le sujet:https://www.lefigaro.fr/international

Enfin le festival du Court-métrage ! Clermont-Ferrand en fête!

L’affiche 2020 du festival international de Court métrage.

Attendu avec impatience , chaque année, l’affiche du festival du Court-Métrage s’est dévoilée au mois de septembre dernier et elle est magnifique comme très souvent. L’affiche du célèbre et incontournable festival du Court métrage à Clermont-Ferrand est l’œuvre de Susa Monteiro, membre du jury.

Susa Monteiro est une artiste venue d’un pays de soleil, le Portugal.

 » Après avoir découvert Clermont-Ferrand et assisté à une superbe édition du festival du Court-métrage 2019, j’ai voulu à travers cette image combiner le paysage volcanique unique et imposant qui surplombe la région, avec l’atmosphère colorée et chaleureuse créée par les festivaliers ».

Cette année est la 42 e édition et avant dernière avant déménagement dans des locaux flambant neufs (et beaucoup plus grands) . Du 31 janvier au 8 janvier 2020, il y aura 165 000 festivaliers habitués qui vont déferler dans notre capitale auvergnate.

Et pour continuer l’artiste portugaise  » le festival du court-métrage de Clermont-Ferrand , c’est ça: autant de films que de personnalités venus des quatre coins du monde, formant un bouillonnement culturel inédit, fait de curiosité, de moments de partage et d’allégresse. Ce que j’ai souhaité mettre à l’honneur dans cette affiche c’est l’ exotisme qui nait de la rencontre de ces différents univers autour de cette belle manifestation au cœur de l’hiver ».

Le Festival du court de métrages c’est également en chiffres:

– 9 400 films

– 3600 professionnels

– plus de 300 bénévoles

Le Festival du Court Métrage de Clermont est le second festival de films en France avec le festival de Cannes.

De l’avis de l’ensemble des bénévoles, c’est un moment magique cet évènement. A noter aussi qu’il y aura des concerts à l’Electric Palce (Maison du Peuple) et le 6 fevrier au musée Quillot. Aussi des buvettes dans la ville, des rencontres de professionnels, bref une semaine de fête!

Pour plus d’infos rdv sur le site:

https://www.clermont-filmfest.org

Des manifestations contre la réforme des retraites en images.

Les manifestations contre la réforme des retraites ont mobilisé , des centaines de milliers de personnes, à travers toute la France. entre décembre 2019 et février 2020. Les rues clermontoises ,elles aussi, ont accueillu des personnes en colère, contre cette réforme et la politique du gouvernement. Voici quelques unes des images de ce mouvement .


Le 11 janvier

Les retraites aux flambeaux nocturnes partant de Chamalières comme les manifestations en journées ont fortement rassemblé contre une réforme jugée hostile aux Français par des centaines voire des milliers de Clermontois.

La réforme a été suspendue pour cause de crise sanitaire, elle doit toutefois revenir pour l’été 2021. En période de déconfinement saura-t-elle mobiliser autant de personnes contre elle que par le passé?

L’Iran a abattu par « erreur » le boeing 737 ukrainien.

Mercredi , un boeing 737 s’est écrasé peu avant son décollage. Bilan:176 personnes à son bord ont péri. Fortement soupçonné par les Etats-Unis et le Canada, l’Iran a finalement, présenté ses excuses pour cette « erreur impardonnable ».

Depuis trois jours , l’Iran clamait son innocence, après le crash de l’avion ukrainien Boeing 737 de l’Ukrainian Airlines. Pourtant ce matin, suite à la déclaration forte du Canada sur l’implication iranienne dans ce crash, l’Iran change de position et reconnaît sa responsabilité. Il dit « regretter profondément ce crash  » et parle « d’une grande tradédie et une erreur impardonnable ». Il explique sur twitter que « l’enquête interne des forces armées a conclu que de manière regrettable des missiles lancés par erreur ont provoqué l’écrasement de l’avion ukrainien et la mort de 176 innocents » . Plus tôt dans la matinée, le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javaad Zarif, n’a pas hésité à souligner qu’il s’agit « d’un désastre conséquence de l’aventurisme américain ».

L’état-major avait auparavant déjà reconnu « une erreur humaine » en expliquant que l’appareil avait été pris pour un avion hostile et le haut commandement des forces armées a annoncé que « le responsable de cette erreur va être immédiatement traduit en justice ».

Un spectaculaire volte-face

Trois jours de déclarations expliquant que ce crash ne pouvait pas être l’œuvre d’un missile iranien. Mais aujourd’hui on assiste a une version totalement différente qu’on peut qualifier de spectaculaire volte-face. Téhéran niait catégoriquement ,jusqu’à hier encore, la thèse pourtant reconnue par un certain nombre de pays et notamment le Canada. Justin Trudeau apportait après Donald Trump la confirmation par » des sources multiples » que c’était bien un missile sol iranien qui avait abattu l’avion. Pourtant, Ali Abedzadeh, le président de l’Organisation de l’aviation civile (CAO) , devant la presse , ce vendredi expliquait « qu’une chose était sûre, cet avion n’a pas été touché par un missile ». Un conseiller présidentiel avait également exhorté sur twitter les medias persans « à ne pas participer à la guerre psychologique contre l’Iran dans ce cas.

Cependant, la diffusion sur les réseaux sociaux d’une video, d’une vingtaine de secondes, montrant un missile en train de frapper l’appareil et les déclarations d’un certain nombre d’Etats influents ont conduit très certainement l’Iran à changer sa version. L’Iran promettait déjà de faire toute la vérité sur cette affaire, il met désormais les paroles en actes .

Une transparence affichée et une responsabilité assumée par un général de brigade

Acculé, l’Iran a donc changé de stratégie. Il semblerait que cet Etat soit désormais obligé de participer à la désescalade des mots face aux craintes internationales et peut être face aux sanctions américaines qui s’annoncent. Aussi son président a choisi un ton fort, témoignant d’un engagement de coopération pour que justice soit rendue. L’enquête sera « transparente » selon les dignitaires du régime. Le ministre des affaires étrangères ukrainien Vadym Prystaiko a assuré que les enquêteurs ukrainiens bénéficiaient « d’une coopération entière de Téhéran » selon nos confrères du Monde.

Cet après -midi, le général de brigade Amirali Hajizadeh, commandant de la branche spatiale des gardiens de la Révolution a endossé la « responsabilité totale de cette catastrophe ». Il ajoute également »j’aurais préféré mourir que d’assister à un tel accident ». D’après ses dires, l’opérateur du missile qui a abattu le boeing a fait feu sans pouvoir obtenir la confirmation d’un ordre de tir à cause d’un brouillage telecom. Le soldat aurait pris l’avion pour « un missile de croisière » et n’aurait eu que 10 secondes pour régir d’après le général.

L’Ukraine attend que justice soit rendue.

« Nous attendons de l’Iran(…)que les coupables soient traduits en justice, »le paiement de compensations » et « le retour des corps des victimes » a annoncé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky sur son compte Facebook. L’Ukraine a perdu 11 ressortissants dont 9 membres d’équipage. Dans la majorité des victimes, figurent des Iraniens ou des Canadiens d’origine iranienne.

L’Ukraine a rappelé fermement à l’Iran qu’elle « espère que l’enquête sera poursuivie sans retards délibérés et sans entraves » et a exigé « qu’un accès total soit donné à ses spécialistes « , dépéchés de Kiev en Iran.

L’Iran aurait agi avec la peur d’une réaction américaine.

L’accident survenu le 8 janvier au matin, résulte d’une crainte de représailles alors que quelques heures plus tôt, l’Iran avait tiré des missiles contre des bases hébergeant des soldats de l’armée américaine. Le 3 janvier, le général iranien Ghassem Suleimani avait été tué par une frappe décidée unilatéralement par les Etats-Unis et c’est donc par vengeance qu’en réponse , le régime des gardiens de la révolution, a voulu frapper vite mais de ce fait a manqué de discernement.

L’apparente bonne volonté des Iraniens suffira-telle a apaiser les tensions? En tout cas, ce qui est sûre c’est que cette reconnaissnce de responsabilité par la République islamique est la bienvenue pour la commuanuté internationale.

Cédric Chouviat: un contrôle qui conduit à la mort.

 Cédric Chouviat, habitant de Levallois-Perret, est décédé après un contrôle de police à Paris.
Cédric Chouviat, 42 ans, tué par des policiers

Vendredi 3 janvier à Paris dans le 15 è arrodissement, Cédric Chouviat, un livreur en scoot est interpellé par la police. Il a un téléphone en main. Mais à l’issu de ce contrôle, il mourra à l’hôpital Pompidou 48 heures plus tard d’une asphyxie. La cause serait un étranglement effectué par les agents. Ses derniers mots sont  » J’étouffe ».

La victime était un homme de quarante-deux ans et père de cinq enfants. Ce jour-là, il faisait une livraison, et il téléphonait. Il a été violemment plaqué au sol par quatre policiers. « Il s’est montré irrespctueux et agressif », indique la Préfecture de Paris. « Si on s’oppose aux policiers, ils vont faire usage de la force et si on fait usage de violences en leur encontre, ils vont aavoir raison parce que c’est le principe démocratique: force doit rester à la loi », explique Laurent-Franck Liénart, un des avocats des policiers.

Avant son interpellation, Cédric Chouviat aurait commis des outrage et crier  » violence policière » à chaque fois que les forces de l’ordre tentaient de mettre de la distance. Cette explication des conseils des agents de police ne convainc pas sa famille. Celle-ci a décidé de porter plainte et de se constituer partie civile.

Le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour homicide involontaire de la part de personnes dépositaires de l’autorité publique. Hier Jacques Toubon, Défenseur des droits, s’est chargé de ce cas tragique et a ouvert une enquête pour déterminer la responsabilités des 4 agents impliqués.

A ce jour la famille demande que justice soit rendue et remet formellement en cause les conclusions d’un expert sur une supposée cardiaque et se montre malgré la douleur empathique envers la police, comme le souligne le Huffpost. « J’ai confiance en la justice, en mon avocat. Je ne veux pas en revanche que la police soit plus détestée qu’elle ne l’est déjà », explique Doria, l’épouse du défunt ». Celle-ci précise à nos confrères de également que ce n’est pas la première fois que son mari avait été contrôlé de manière violente.

Matzneff: une affaire de pédophilie « ordinaire ».

Nos confrères du Parisien ont pu joindre ce dimanche 29 septembre, l’auteur Gabriel Metzneff. Alors qu’il a pourtant publiquement tenu des propos pédophiles condamnables, ce dernier a répondu et évoque « des attaques injustes et excessives ».

Vanessa Springora, avait 14 ans , quand le prédateur sexuel auréolé de titre d’écrivain intouchable, a abusé d’elle. Oui nous disons bien abusé d’elle et non séduite comme le font certains nos confrères. Elle n’avait que 14 ans, elle était seule, c’était lors d’un diner parisien, au début des années 80. L’écriivain pédophile fait d’elle son « amoureuse » alors que lui, a déjà la cinquantaine. Pour Bernard Pivot qui a pris hier la parole sur l’affaire « il s’agissait d’une autre époque ».

Des propos douteux

Ces propos ne convainquent pas tout le monde, et notamment pas la toile des réseaux sociaux. Si le Ministre de la Culture Franck Riester a condamné aujourd’hui les moeurs de l’homme accusé, et défend les victimes de ce genre d’individus, pour autant des internautes sont indignés par le fait qu’on découvre ou feint de découvrir ce qui était dans les années 70- 80 assez banal. On ressent une certaine hypocrisie et on demande « justice ».

Le soutien d’un milieu littéraire parisien

On applaudit aussi Vanessa Springora, qui a à travers son livre « Consentement », dénonce l’homme qui ne s’était jamais caché de son appétences pour les mineurs de moins de seize ans, filles et garçons. Dans son livre, elle insiste sur les appuis que l’homme dans le milieu de la littérature parisienne avait. On se souviendra qu’il avait répondu en 1990 à Bernard Pivot, où toute le monde s’était amusé ,et avait été fasciné par les propos du prédateur sexuel hormis, une autre faute courageuse, Denise Bombardier, écrivaine québécoise.

Une pédophilie banalisée

L’homme expliquait une chose perçue sur le plateau comme normal, « une filles de 15 ans ou très jeune est plus gentille » en parlant bien entendu de relation amoureuse. En 1974, Gabriel Metzneff publiait « Les moins de seize ans » ou « Mes amours décomposés » en 1990. Des éditeurs acceptaient de vendre des œuvres ou l’auteur parlait de plaisir avec des enfants de moins de quinze ans.

Une pédophilie enfin dénoncée

Après les révélations d’Adèle Hanenel, une actrice, qui a mis en cause le réalisateur Christophe Ruggia et avant Flavie Flament qui leva le voile sur le photographe David Hamilton, la pédophilie semble enfin ne plus être une chose normale. Les élites, les intouchables , vont devoir rendre des comptes, du moins c’est ce qu’on aimerait . En effet, en France les actes s’étant produit il y a plus de trente ans ne sont plus condamnables par la loi. Mais les réseaux sociaux s’activent et la toute puissance de ces hommes de pouvoirs, s’effondre et on peut s’en réjouir.

Une femme qui peut faire la différence.

Vanessa Springora écrit selon nos confrères de la Dépêche « Depuis tant d’années , mes rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente comme une évidence: prendre le chasseur à son propre piège, l’enfer dans un livre ». Dans un monde de libertés sexuelles débridées, son livre à paraître (le 2 janvier) fait l’effet d’une bombe dans le microcosme parisien qui s’emballe à l’heure où l’on écrit et les autres victimes de ce prédateur se passant « tout-puissant » vont se manifester . Si son âge et nos lois ne lui permettront pas de passer sa vie en prison, une chose est désormais sûre sa notoriété elle en a pris un coup.

Pour autant comme le dit Denise Bombardier, qui avait aussi dénoncé trente ans plus tôt cet homme en parlant de » petites filles de 14 ou 15 ans qui ont été non seulement séduites mais qui ont aussi subi un abus de pouvoir », les victimes de cet homme sont flétries à vie.

La loi SCHIAPPA est elle amenée à évoluer vers une loi complète anti-pédophilie? Parler de consentement n’est-il pas déjà cautionner la pédophilie dans une certaine mesure? Ces jeunes filles mais et aussi jeunes garçons abusés par ces personnages influents sont-ils consentants ? Il demeure particulier même d’utiliser l’expression de séduction quand il s’agit ni plus ni moins d’abus sexuels sur mineurs de moins de 15 ans.

Macron, Blackrock et les retraites: la justice sociale enterrée.

Un Président élu par 22% des Français

Le Président Macron, l’avait annoncé en campagne, la réforme ne devrait pas tant surprendre. Il a bien martelé qu’il voulait une réforme basée sur l’universalité. Avait-il parlé d’un age pivot et d’un équlibre financier? Bien entendu non, il était en campagne pour se faire élire. Toutefois, il n’ a jamais caché son amour de la finance et on sait maintenant que c’est le fond de pension américain qui a commandé ce projet décriée par une grande majorité de Français.

Blackrock.

Alors que depuis son arrivée la France semble être vendue aux plus offrants ( ex.de l’aéroport de Toulouse ou la Française des jeux), projet de retraites « universel » ne serait-il pas en vérité la vente de nos pensions au plus puissant investisseur du monde? « La société américaine d’actifs Black rock n’a en aucune manière cherché à influencer la réforme du système des retraites » a assuré la direction du groupe jeudi 19 décembre selon nos confrères de l’Express. Les rencontres en 2017 et en juillet dernier seraient donc fortuites?

Rencontre entre le Président et le monde de la finance.

Ancien banquier chez le puissant groupe Rotschildt, Emmanuel Macron ancien ministre de l’économie de François Hollande, a déjà rencontré plusieurs fois Larry Fink, pdg du puissant fonds de pension américain Blackrock selon nos confrères de Libération. Ce groupe financier pèserait jusqu’à 6000 milliards d’actifs dont les deux tiers en épargne retraite. L’information est révélée des l’automne 2017 par un article du Canard enchaîné sur les accointances du Président Macron et du géant financier.

Des personnes luttant pour la justice sociale.

Les personnes mobilisées depuis presque trois semaines semblent en tout cas ne pas être pleinement convaincues.

Selon Gaëlle, intermittente du spectacle et Cécile, CPE »cette réforme provoque la remise en cause des acquis sociaux et provoque également la précarisation des Français(e)s ». Des personnes peu habitués à manifester fleurissent les cortèges. Elles sont impliquées ou simplement solidaires, et viennent de tout horizon social et de tous âges. Jeunes et vieux ont battu le pavé ensemble aux rythmes de tambours et de slogans souvent renouvelés.

Mme Borne disait hier « les Français jugeront la CGT » mais à en croire les sondages c’est plutôt le gouvernement qui est jugé par les Français.La degradation des conditions de travail dans les hôpitaux et Ehpad,la politique sanitaire jugée insuffisante ,la suppression de l’Isf, la baisse des Apl, la loi Pacte,privatisation de l’Adp, le non respect des engagements de la cop21, la défiscalisation de l’huile de palme, les inégalités socio-professionnelles, les violences faites aux femmes croissante ont fait descendre ces dizaine de milliers dans la rue. La colère révélée par les gilets jaunes l’an dernier et qui se constitue dans les cortèges aujourd’hui n’est pas prête de retomber. Noël n’aura apparemment pas sa traditionnelle trêve des confiseurs.

Et des Français qui malgré cela soutiennent

Alors que quelques trains et tgv circulent et que des blocages de raffineries et des coupures d’électricité ont lieu sur le territoire, les Francais(e)s soutiennent le mouvement qui a réuni par deux fois près de 1 million de personnes. Une certain ras-le bol monte en cette période de vacances. Certaines familles sentent « bloquées » et dénoncent ce mouvement sociale. Mais, elles ne sont pas majoirtaires dans le pays. Si le gouvernement comptait jouer sur l’exaspération des Francais(e)s , il s est bien trompé car malgré tout, les voyageurs restent assez compréhensifs. A ce jour, plus de 52 % des personnes interrogées soutiennent ce mouvement.

La CFDT n’a à ce jour pas reçu satisfaction pour sa demande d’annulation de l’âge et la reconnaissance des pénibilités. Est-ce le social qui anime ce gouvernement? La question est posée . Pour appuyer sur le sujet, monsieur Darmanin, ministre des Finances annonçait les semaines précédentes qu’il n’ y aurait pas de revalorisation du Smic.

La mobilisation ne semble pas prête de s’essouffler. Ce ne sont pas les salaires mirobolants des dirigeants, l’enrichissement des plus riches (+2,7 % en 2019 selon Proxinvest) et la paupérisation (0,3% en 2020, selon l’Insee) des plus démunis qui vont aider à apaiser les esprits.

En savoir plus sur Blackrock , voir d’ d’autres medias:

https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/blackrock-on-peut-quasiment-dire-quils-sont-les-maitres-du-monde

https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/040120/corruption-comment-blackrock-infiltre-letat-francais-video-le-media

Démission de Jean-Paul Delevoye, le monsieur »retraites » du gouvernement

m Delevoye, Haut Commissaire aux Retraites

Jean-Paul Delevoye a donné sa démission de son poste de Haut Commissaires aux retraites, le lundi 16 décembre. Celle-ci a été acceptée par l’Elysée. Cela sera-t-il suffisant pour apaiser les tensions face à cette retraite dénoncée par l’ensemble des syndicats et impopulaire auprès des Français?

Porteur d’une réforme impopulaire et injuste, le Haut Commissaire aux Retraites semble souffrir d’une forme particulières d’Alzheimer ne touchant que les oublis de déclaration d’intérêt, selon les révélations de nos confrères de Mediapart, de l’Express et du Parisien.

Ce dernier avait déclaré que trois mandats à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Il avait trois fonctions ailleurs qu’au gouvernement, dont deux rémunérées et cela n’a pas interpellé cette Haute instance? On est en droit de s’interroger sur la compétence de cette instance.

Mais en plus d’avoir déjà trois autres mandats, M Delevoye, avait oublié d’en déclarer d’autres . Nos confrères du Parisien avaient révélé son premier oubli le 8 décembre. Il s’avère une semaine plus tard qu’en vérité, le Haut Commissaire a oublié de déclarer 11 autres mandats . Si les activités rémunérées avaient été déclarées, pour autant, elles ont été sous-évaluées . Devons- vous nous rappeler que le monsieur « Retraites » du gouvernement, était jusqu’au 9 décembre administrateur de l’IFPASS? L’IFPASS est l’Institut de Formation des professionnels de l’assurance?

Dans une réforme dans laquelle on découvre qu’un fonds de pension américain « Blackrock » , le plus important au monde,aurait influencé Emmanuel Macron pour cette réforme, l’implication du Haut Commissaire aux Retraites dans l’IFPASS passe mal. Cette réforme semble avoir une forte collusion avec des intérêts de groupes privés qui veulent rafler les 165 milliards que rapportent notre système de retraites .

Si le gouvernement parle d’une réforme juste, il est aussi question d’une réforme pour l’équilibre financier, aux dires de certains ministres C’est bien là ce que dénoncent les Français qui aspirent à une réforme basée sur la justice sociale. L’ensemble des organisations syndicales ont répondu à l’appel à la manifestation, du 17 décembre. Cette mobilisation devrait réunir l’ensemble des secteurs professionnels.

M Delevoye risque une mise en examen. C’est à la justice désormais de trancher si c’est vraiment sans importance comme l’exprime Cédric O, le secrétaire d’Etat au numérique.