Macron ou l’installation d’une dictature discrète?

Macron: président ou dictateur?

Ce billet d’humeur est un peu corrosif, mais assumé.

Oui, le virus progresse en nombre de cas. Nos collègues vous le disent, et ce n’est pas faux. Pour autant, ils se gardent d’analyser la situation en détail. Si quelques journaux rappellent encore que le nombre d’hospitalisations diminue, et que le nombre de cas grave aussi, ces journaux n’insistent guère sur ces nouvelles. Et pour cause, il faut distiller la peur, pour inciter les gens à se faire vacciner. Et les mesures vont loin, même à imposer un pass sanitaire, légalement contestable de fait. Mais en plus de cela , élargi dans les prochains jours, à tous les lieux publics ou presque.

Des soignants, qui demain si ils ne sont pas vaccinés, seront licenciés.

Vous voudrez vous sustanter en extérieur? Et bien cela ne sera pas possible sans ce pass. Oubliez les sorties au cinéma , les terrasses de bar, et peut-être même les visites médicales à l’hôpital ou en EHPAD. Soyez vaccinés ou rejetés comme un paria. Et si vous résistez, la force publique, viendra vous réprimer! Et oui c’est toujours par la répression qu’agit ce napoléon en herbe! Ce n’est d’ailleurs pas pour rien, qu’il aime tant cet empereur qu’il a célébré. Oublions au passage que ce dernier, Napoléon, a mis en place des cams de travaux dans les territoires conquis par la violence.

Les Français sont désormais en dictature…

Les Français sont désormais en dictature, encore molle par rapport à la Russie, ou la Chine. Mais pour combien de temps? Quelles seront les prochaines étapes quand on aura forcé les soignants à prendre les doses de produit , que fera-t-on? On a appris hier par le ministre de la Santé,Olivier Véran, que les soignants qui ne seront pas vaccinés seront privés de salaire. On apprend, aujourd’hui, de madame Borne (Travail), qu’ils seront contrôlés par les policiers et licenciés par leur hiérarchie. Entre une loi qui donne pas mal de privilèges aux forces de l’ordre, comme ne pas être filmés quand ils dérapent ou de filmer eux même la population ( loi de sécurité globale) et l’état d’urgence sanitaire permanent, la police va devenir la victime permanente des plus en colère. Après, m Darmanin s’indignera de la violence envers les policiers, lui qui pourtant fait tout pour qu’elle arrive. Il faudrait peut-être ne pas changer la mission de la police, et se souvenir, qu’elle est là pour protéger et non réprimer le peuple.

Parce que nous avons des commandes non honorées, et c’est le président qui l’affirme, nous allons vacciner de force. Pas parce que c’est dangereux, non, mais parce qu’on doit honorer nos commandes. Il faut rentabiliser, et engraisser Big Pharma. Tous les labos nous expliquaient qu’une dose serait sûrement suffisante, qu’on en donnerait peut être une seconde.Mais aujourd’hui c’est une troisième dont on parle. Et peut-être, qu’on vaccinera quatre, cinq fois demain ?

Aujourd’hui on parle d’urgence, mais quand on avait plus de cent morts par jours entre février et mars 2020,ce n’était pas assez grave aux yeux du chef de l’Etat. Ce même chef d’Etat qui va attendre l’an dernier , plus de deux mois avant de confiner. La politique change et on pourrait croire que c’est pour se rattraper. On en serait heureux mais il n’en est rien. Non le Général l’a dit hier soir, on a des commandes non honorées. Il s’est gardé de préciser que la pression hospitalière était faible. Non, il a même menti en disant qu’elle était forte. Il ferait tout pour nous inoculer ces injonctions. Beaucoup de non vaccinés redoutent l’absence de recul sur la fabrication de ces « antidotes ». Mais, le locataire de l’Elysée n’en a cure.

Si nous ne donnons pas forcément de crédit aux anti-vaccins , fort est de constater que visiblement 40 % des vaccinés (partiellement ou totalement) ont, soit eu des effets secondaires sérieux, soit ont contracté le virus. Certes, aucun media veut reconnaitre cela. Puisque, tous ont fait des « checknews » pour contredire . Et pourtant, toutes les revues scientifiques ne cachent pas cette vérité: sans trois doses, le vaccin n’a pas d’efficacité réelle. Mais c’est ennuyeux, car au départ, une seule injection était suffisante. Qui dit que demain, on nous annoncera pas qu’il faut en fait une quatrième dose?

Les Français se posent des questions

Alors, il est assez normal que les Français(es) se posent des questions. C’est au moment où les labos ont annoncé avoir une absence suffisante de réponse à leurs commandes, que subitement le nombre de cas a commencé à intéresser l’Etat. Cela fait depuis le début du déconfinement, que le nombrre de personnes positives, en vérité, progresse. Mais ce n’est que lorsque les labos, il y a une quinzaine de jours s’affolent du retour sur investissement, que tous les medias affolent sur le sujet. Et oui, on craint que ce ne soit donc pas tant la santé des gens qui guide la politique du président que rembourser Big Pharma par tous les moyens.

En effet, l’Union européenne est fortement liée aux lobbies pharmaceutiques. Elle a commandé en vérité plus de doses qu’il n’y a d’habitants et faut rentabiliser. Les milliards de doses doivent être écoulées dans notre organisme malgré les risques de tromboses , de problèmes cardio-vasculaires ou d’inneficacité pour certaines personnes. Donc, on met les gens dans un régime tyrannique. Ce qui va monter crescendo puisqu’elle a reçu un sacré camouflet du soi disant gentil Biden, qui refuse au final la taxation des GAFAS comme son prédécesseur. Et l’argent, sera perdu. Donc il est très aisé de ne pas perdre des marchés avec des labos étrangers. Alors vaccinons en masse!

Puis, il y a bien les moutons de Panurge, qui mordent quand on leur explique que les non vaccinés ne sont pas forcément pas des antivax primaires, mais des personnes conscientisées qui interrogent. Pensez-vous, que si la propagande vaccinale avait été aussi forte, on en serait là? Vouloir à tout prix faire peur, ça marche un temps, mais cela crée une suspicion légitime. L’Etat a peur d’être démasqué et donc, contraint en ôtant la liberté à certains, en divisant le peuple. Ceci est le principe même de la tyrannie. Le terme est dur, il vous choque? Il nous aurait choqué aussi, il y a quelque temps mais c’est toujours par petits pas, que les dictateurs s’installent et avec l’adhésion d’une partie du peuple: les réactionaires, les déçus de la politique et j’en passe.

Mais n’oublions pas que dans l’allocution de monsieur Macron, il y avait aussi un autre dictat: imposer à celles et ceux , qui à la différence de lui se tuent à la tâche, de travailler plus longtemps. Certes, il dit vouloir l’imposer après cette phase d’urgence sanitaire. Ce qui prouve bien que cette idée n’est pas une bonne, car en vérité il craint que les gens aillent dans la rue lui dire en masse. Il sait bien qu’il a tort, mais le Capitalisme est le Dieu de ce petit général….

La rentrée sociale risque d’être chaude pour le Roi et sa cour…

Entre la réforme des retraites et le pass sanitaire géénralisé, la rentrée s’annonce chaude pour le gouvernement.

Le Moyen Orient: une mauvaise lecture politique de la gauche ?

A general view shows destroyed buildings in the government-held Jouret al-Shiah neighbourhood of the central Syrian city of Homs on September 19, 2016. / AFP PHOTO / LOUAI BESHARA

Il existait un temps où la gauche dénonçait toutes les tortures, les violences , les guerres quelques soient les pays concernés, mais aujourd’hui tout a changé, notamment sur la géopolitique en Irak, en Syrie ou en Turquie. Nos chers représentants dit « humanistes » du Parti Socialiste à la LFI, se sont réjouis d’un accord entre ce qu’on appelle le monde libre (Occident) et l’Iran. Pourtant, nos confrères du Courrier International expliquent l’erreur de ces défenseurs des libertés qui soutiennent pourtant des régimes dictatoriaux.

Le 14 juillet 2015, les cinq Etats membres permanents de l’ONU, l’Union européenne, l’Allemagne et l’Iran s’accordent à Vienne pour encadrer le programme nucléaire de l’Iran. Ban Ki Moon qui était encore à l’époque secrétaire générale des Nations-Unis espérait y voir une meilleure coopération internationale sur les questions de sécurités au Proche Orient. Ce qui frappe, c’est que le démocrate Barack Obama, aux commandes de la première puissance mondiale à l’époque, a été à l’inititiave d’un projet qui rendait le tyran iranien Mahmoud Ahmadinedjad fréquentable.

Un tyran encensé

Et en Syrie, Bachar el Assad qui faisait massacrer son peuple à la même époque était encensé par les personnalités de gauche. La lutte ardente contre l’impérialisme américain de la gauche traditionnelle a fait oublier les autres impérialismes. A chaque fois qu’on permet de ne pas sanctionner un dirigeant hostile à l’Occident, on en oublie que ce dirigeant n’en demeure pas moins un dicateur implacable. Le soutien inaltérable d’un certain nombre de militants ou de dirigeants de gauche aux dictateurs iraniens, syriens ou même turcs surprend. En effet, ces personnages intégristes, niant le droit des femmes, prônant un islam radical et n’hésitant pas à menacer violemment leurs opposants, sont pourtant rarement contestés par les défenseurs de Droits de l’Homme. Comment dès lors expliquer ce phénomène qui frappe ?

L’intellectuel syrien Yassin-Haj Saleh, explique qu’il a rencontré un jour à Istanbul, un communiste turc qui a tenté de lui xpliquer le conflit…syrien. Et ce qui le frappe, c’est que ça se répète avec des Allemands, des Britannique ou des Américaines. Tous ont essayé de le convaincre qu’Assad était un anti-impérialiste. Et l’intellectuel syrien poursuit : « Ces derniers ont une approche qui repose sur trois points- le discours géopolitique, qui a pour principale préoccupation la stabilité régionale. Deuxièmement, le discours culturaliste, qui se focalise sur l’Islam, l’islamisme, le terrorisme et le droit des minorités. Troisièmement, il y a le discours droits-de-l’hommisme qui considère d’abord les Syriens comme des victimes (victimes de tortures, réfugiés), mais qui ne ss’attarde guère sur la dimension politique et sociale de leur lutte ». Selon l’intellectuel les deux premiers discours sont ceux de la droite, et le dernier c’est celui qui nous intéresse ici, c’est celui de la gauche.

Et pour le penseur syrien le problème de cette famille politique est qu’elle n’approfondit pas beaucoup son analyse. Elle se contente de ne voir que l’anti-impérialisme au travers d’un Israel occupant une partie du territoire syrien, donc sa vision se résume: Bachar el Assad, défend son territoire de son oppresseur israelien. Et du coup cet homme est un leader de la liberté, et Israeliens et Américains sont les méchants capitalistes. Voilà comment donc à travers une vision qui ne prend pas en compte les aspirations des peuples, les « donneurs de leçon », ne vont pas chercher à défendre les victimes du régime tyrnannique. La lutte pour la démocratie devient moindre, seule la question territoriale compte pour ces droits-de-l’hommistes patentés, d’après cet intellectuel, qui va jusqu’à affirmer que la gauche occidentale ferme les yeux sur les crimes abominables du régime syrien. D’ailleurs cette même gauche fait de même face au Hamas. En 2015, Ammesty International publiait dans un rapport un fait grave: l’organisation terroriste en 2013 a torturé et exécuté 23 Palestiniens, et elle aurait également enlevé et agressé des opposants du Fatah, anciens agents des forces de Sécurité de l’Autorité palestinienne. Si Europe 1 évoque à l’antenne cette information, elle ne sera toutefois pas relayée par les autres médias. Et absolument pas commenté par les dirigeants de la gauche. Alors qu’on constate pourtant que tous les faits d’Israel sont commentés avec véhémence. L’organisation humantaire parle pourtant de crimes de guerre: aucun militant ne défilera dans la rue pour demander que la Cour Internationale pénale (CPI) n’intervienne.

Pris à tort pour des anti-impérialistes

Bachar-el Assad est quant à lui responsable de pas moins de 380 000 morts et de millions de déplacés, selon l’Express du 15 mars 2020 . Après dix ans de crise, ces Syriens ont été déplacés en Turquie, en Jordanie, au Liban et en Occident. Et pour preuve que le dirigeant syrien n’est pas un anti-impéraliste: il a mis en place un système de discrimination envers les plus pauvres du pays. Et en période de pandémie, ces maheureux syriens sont laissés à eux même sans aide du gouvernement. Ils perdent espoir selon Urgence Syrie. A-t-on beaucoup de manifestations de droits-de-l’hommistes pour dénoncer leurs conditions dûs à leur dirigeant? Bien moins en tous cas que de manifestations pour la cause palestinienne ou plutôt anti-isralienne. Mieux que cela, on a des militants de la gauche radicale qui accusent l’Occident de cette crise. Que le jeu géo-stratégique au début des années 2000 a favorisé le maintien de Al-Assad, il est presque certain. Bien qu’encore pour le coup, la Russie et la Chine en sont beaucoup plus responsables. Car ces deux puissances pour assoier leurs propres intérêts ont su menacer voir parfois mettre leur veto (la Russie notamment) contre une intervention pour chasser le tyran. Dans l’absolu, il est clair qu’une intervention militaire , surtout en période de covid-19, apporterait plus de dégâts qu’autre chose.

Mais l’ennui, c’est que derrière le veto russe, des militants droit-de-lhommistes ont salué la Russie qui a décidé de ne pas agir pour sauver la population syrienne. Et ce qui frappe encore c’est que les reporters qui vont sur place, selon Saleh, ne sont pas solidaires. Ce dernier rappelle aussi aux anti-impérialistes que ce n’est pas dans les pays impérialistes qu’on peut être torturé, discriminé légalement. Et le légalement est important. Cela peut arriver parfois que les autorités policières dérapent aux Etats-Unis (cf George Floyd ) et en France (cf Michel Zecler). Mais les medias ont couvert largement, et les auteurs de violence sont passés devant la justice. En Syrie, en Palestine ou en Iran, ça ne se passe pas ainsi. Les peuples oppressés en ont marre de ce silence assourdissant de la gauche et des médias occidentaux sur la lutte pour la démocratie . Alors que les Syriens eux-mêmes appellent à un changement de régime, les communistes, socialistes, Verts et autre groupe de gauche du « monde libre » y voient une manipulation des impéralistes. Ce qui n’est malheureusemnt pas toujours faux, soyons clairs. On le voit en Afrique (Mali, Libye entre autres), en Irak avec deux guerres (1991) et (2003). Comment alors dans tout cela tenir un discours médian, acceptable pour tous?

Soutenir les aspirations démocratiques des peuples opressés

Pour la droite, le problème ne serait que culturel et géopolitique. Et il est certain que cela ne peut être une vision humaniste qui peut faire avancer le débat. En effet, faire croire aux gens que il faut s’installer sur place pour imposer la paix et détruire l’islamisme ne peut être crédible. Aucune intervention au Moyen Orient a vraiment permis aux habitants de vivre dignement. Car les régimes mis en place par les Occidentaux se sont révélés brutaux et ont conduit a toujours plus de violence (ex de Sadam Hussein, Khadafi). Les dirigeants s’affranchissent des dominations de leurs « marionnettistes » en coupant leur fil à travers une contestation contre eux, en les traitant d’impérialistes. Et en plus, ils le font à juste titre! Mais, ils finissent en général mal, sans que leur population trouve le repos et le confort que les populations occidentales ont. La Libye, l’Irak sont ravagés, instables et l’islamisme et la pauvreté y sont depuis trop longtemps. Aujourd’hui les troupes étrangères quittent sous a première impulsion de D. Trump le Moyen Orient. Et pour le Mali, c’est Macron qui a annoncé récemment la fin de la Mission Barkhane. La gauche crie victoire et c’est vrai que les armées impérialistes occupent plus qu’elles ne libèrent vraiment.

Et pourtant, les populations sur place continuent de souffir, de se battre pour la démocratie comme Yassin Al Haj Saleh l’explique pour la Syrie. Le discours serait donc de soutenir les aspirations des peuples du Moyen Orient à lutter contre la pour la paix, l’égalité, la justice sociale. Les medias doivent donc apporter cet éclairage comme le Courrier International ou l’Eclair d’Auvergne. Les journalistes, surtout quand ils travaillent dans de gros groupes de presse et qu’ils sont bien rémunérés ne devraient-ils pas confronter un peu plus les opinions? Peut-on vraiment lutter contre l’impérialisme si on ne reconnait pas les dictatures locales? Il est peut-être temps de ne plus soutenir des traités entre les puissances occidentales et l’Iran et d’aider les Iraniens à s’émanciper par eux-mêmes sans intervention militaire. Déjà en redonnant la parole aux personnes qui vivent dans ces zones de guerre, de pauvreté, de misère. Ensuite, considérer que les sachant c’est eux, pas nous. Et enfin, à ouvrir nos yeux sur les réalités du monde, en ne fermant plus les yeux sur ce qui nous dérange, met en danger ce qu’on pense par tradition politique. C’est en substance, ce que préconise Yassin Al-Haj Saleh.

Et vous, chers lecteurs qu’en pensez-vous?

Pour continuer sur le sujet:

https://souriahouria.com/a-nos-ennemis-anti-imperialistes-par-pascal-fenaux/

https://www.europe1.fr/international/amnesty-accuse-le-hamas-dassassinats-dopposants-pendant-la-guerre-1243468

Playlist

Sophie vient d’une banlieue, c’est une fille de 28 ans, un peu paumée qui aimerait devenir dessinatrice mais qui est surtout serveuse, avant de se faire embaucher comme chargée de communication dans une célèbre une boite d’édition de BD. La musique, elle l’aime, de toute sa peau! Et par dessus, tout le rockeur Daniel Johnston. Il parle de l’amour vrai dans ses textes. Mais elle se demande si cet amour arrivera dans sa vie.

« L’amour c’est pas simplement se faire baiser dans les chiottes »

Nine Antico, elle est une illustratice et auteure qui a réussi, mais comme Julie, elle a galéré avant d’être là où elle en est. Elle a déjà publié des BD comme Le goût du paradis et Il était une fois2Arthur qui sont deux succès.Elle a aussi réalisé un court-métrage auparavant Tronite C’est la réalisatrice de cette comédie douce-amère, drôle et fraîche. C’est aussi la scénariste. Pour son premier film, la trentenaire s’est inspirée de sa vie. Elle s’est entourée de personnes qu’elle aime pour son premier film. Sara Forestier donne vie avec talent à son personnage, elle joue à merveille la jeune fille décalée en quête d’amour dans un univers d’hommes cherchant plus les plans baise que la romance. Et parmi eux, il y a Jean (Pierre Lotin), son collègue au restaurant. Elle croit à cette histoire, ça fait un an qu’ils sont ensemble. Du moins qu’ils ont des relations sexuelles hard entre adultes consentant. Comme lui rappelle Julia, son amie fantasque (interprétée parLaetita Dosch)  » L’amour c’est pas simplement se faire baiser dans les chiottes ».

Et pourtant Sophie rêve du grand amour, comme en parle son idole musical, Daniel Johnston. Elle veut rencontrer son compagnon pour la vie et veut également réussir sa carrière professionnelle. Et enfin, elle y parvient pour un temps: elle décroche un CDD dans une prestigieuse maison d’édition. Et l’entretien se révèle cocasse. « Mais alors, par contre,, je dois te prévenir, je suis un vrai connard », explique le patron campé par Grégoire Colin; Une phrase qui met mal à l’aise les conducteurs de l’embauche et la jeune femme. Doivent-ils rire?Et finalement tout le monde va finir par en rire entraînant l’adhésion du spectateur. Mais , il y a clairement un malaise durant cette séquence! Si seulement ce n’était pas vrai. Si seulement Jean-Luc nétait pas un vrai connard. Mais c’est malheureusement, bel et ment bien la vérité. C’est un homme macho, qui n’assume pas ses désirs et traite ses salariées comme des choses. Sophie en paiera les frais et ce malgré une certaine tension sexuelle entre eux. Pour l’anecdote, Jean-Luc s’appelle en fait…Patrick!

« Je n’ai pas dit je t’aime, mais j’éteins »

L’héroine change souvent d’avis, et de mecs et colle bien à notre époque avec des trentenaires, souvent désoeuvrés,qui veulent entrer sur le marché de l’emploi Sophie n’a pas réussi ses concours d’art, du coup elle ne s’éapnouit pas: elle partage un appartement naze, avec une surdouée, qui boxe bien: Louise (sublimée par Inas Chati). Sophie en plus d’aimer la musique, de rêver être dessinatrice et de vouloir le grand amour, veut savoir donner des coups de boule! Rien que ça! Mais elle n’est décidement pas faite pour cela.  » Tu vois j’tavais dit de prendre plus d’élan », dit Louise, sa coloc. Et l’héroine finit à terre. Pourtant la scène n’est pas drôle puisqu’une jeune femme se fait maltraiter par un homme violen. Mais Nine Antico sait rendre drôles des situations tragiques. Comme au moment où Jean avoue ne pas vouloir s’investir dans leur relation: « Je n’ai pas dit je t’aime, mais j’éteins »! Alors là c’est drôle mais pas pour Sophie qui se trouve désarçonnée.

Cette oeuvre cinématographique tournée en noir et blanc est assez simple, peut-être facile diront certains: une jeune femme immâture en recherche de son âme soeur et de reconnaissance sociale Mais l’utilisation du noir et blanc permet de rendre les scènes plus réalistes. Oui c’est bien ce qui frappe: le réalisme! Tout semble être du vécu et ça marche. Le temps passe sans qu’on se rende compte et c’est excellent, savoureux . Les acteurs sont grandioses, surtout Laetitia Dosch, qui vole presque la vedette à Sara Forestier. Notamment, dans la séquence, où toutes les deux s’incrivent dans un cours de secourisme . Julia, qui veut devenir actrice, surjoue le rôle de témoin d’un accident grave. Eplorée sur le mannequin symbolisant la victime, Julia nous fait rire. C’est une comédie rythmée par de la musique

« La musique c’est mon premier facteur d’émancipation »

Nine Antico explique à nos confrères de Society: « La musique c’est mon premier facteur d’émancipation. Tu nais dans un milieu social et culturel. Et c’est ta première canne à pêche. Le truc qui dit, je veux aller vers ça ». Et ce film de quantre-vingt-dix minutes est rythmé par la musique, et à ce titre il porte bien son nom. Les musiciens sont présents: la voix off est celle de Bertrand Belin, rockeur breton nostalgique. Celui-ci parle de philosophie de la vie, d’amour de manière psychédélique et fait planer agréablement le spectateur. Lescop, autre rockeur français, lui joue le patron connard. C’est dans son jeu tout en finesse, un brin inquiétant qu’il donne à son personnage manipulateur, macho et particulièrement pervers, l’intensité du connard, qu’il reconnait lui-même être. On s’y croit lorsqu’il apprend à Sophie à utiliser la machine à relier les pages de revue: le patron qui aime humilier les femmes. « C’est pourtant pas compliqué », lui dit il à Sophie lorsqu’elle rate quelque fois la tâche aux apparences faciles, mais combien fastidieuses. N’est-ce pas la triste réalité de beaucoup de femmes au travail face à des patrons ?

Tout fonctionne dans ce film underground, vivant, cadrant bien avec son époque de désoeuvrement et de recherche désespérée d’un amour et d’un travail qui permettra l’insertion sociale, l’épanouissement personnel. On y voit les déboires mais parfois aussi les satisfactions d’une jeune femme qui cherche simplement à trouver sa place dans un monde complexe. Même les gros plans répétitifs qui montrent le visage et le nom du potentiel petit copain fonctionnent. En effet, sous la mode BD, le film se déroule et introduit celui qui fera partie de sa vie ou celui qui en sera rejeté. N’est-ce pas ce qu’on a tous vécu à un moment de nos vies: les gros plans sur nos vies, nos rencontres? La dessinatrice, lectrice de Haute fidélité, de Nick Hornby, romancier évoquant souvent la musique, filme ainsi son film: des succsessions d’évènements en musique, donnant à ses séquences l’authenticité qui déasarçonne à certains instants. Et celle-ci a pris du plaisir à faire ce film, et c’est une bonne chose. A quoi sert-il de créer sans passion? Et ce que l’on peut affirmer c’est qu’elle est parvenue à nous transmettre ces émotions: la douceur, la force, la soif de liberté…

Clermont-Ferrand: et si on déconfinait trop vite?

Terrasse des Beaux-Arts

Enfin les salles rouvrent: clients de cafés et de restaurant peuvent de nouveau entrer pour consommer.

Le Kervan Saray, un des meilleurs kebabs de Clermont-Ferrand a fait peau neuve. Il fait beau, les tables sont sortis, c’est le grand jour: les restaurants, cafés et cinéma sont ouverts sans restrictions , ce soir le couvre-feu passe à 23h. Un air de liberté envahit le pays, en ce mercredi 9 mai. Mais n’est-ce pas un peu prématuré?

Alain la cinquantaine est assis en terrasse Il a fini son café, il porte son masque noir. Un homme, plus âgé est à sa droit, lui aussi masqué. Parmi les personnes dehors, ils sont les seuls à porter ce masque, qui empêche de respirer. Tous deux discutent, et semblent partager la même idée sur la situation.

« Ce que je ressens? C’est la peur », affirme Alain. Tiens c’est curieux, personne jusqu’à présent n’avait tenu ce genre de discours. Cela détonne aec l’ambiance générale. Sans parler, la personne sur l’autre table acquièce .Tout le monde ne se réjouit pas de ce déconfinement.

Aux autres terrasses, les rires, la paix et l’insouciance sont présentes. Au Château Rouge, les gens ne portent pas le masque, bien que certaines aient le masque à portée. Il fait beau et chaud, on pourrait croire que la crise sanitaire n’existe pas.

Mais, au Kervan Saray, les deux clients paraîssent moins démonstratifs. Eux, n’oublient pas le virus. « C’est trop tôt pour tout ouvrir. Il n’y a pas encore de recul sur l’efficacité des vaccins », déplore Alain. La personne plus âgée reste silencieuse, mais ses yeux confirment. Il est d’accord, cela ne laisse nul doute. Il rappelle un fait de société parfois oublié par certaisn grands medias. « Les personnes âgés, ne sont pasc toutes vaccinées, c’est pour elle que la situation m’inquiète ».

Pourtant, l’homme au maque noir se réjouit quand même, et reconnait facilement que cela fait du biend’être libre. Mais ce qui est intéressant dans cet échange bref, c’est le rappel que pour certains, on déconfine peut-être un peu vite. Peut-on les blâmer? Aujourd’hui, dans les rues et sur les terrasses, le virus semble avoir disparu et pourtant chaque jour des gens meurent encore.

Cette liberté retrouvée est appréciée mais comme le pensent Alain et son acolyte, ne va-t-on pas en payer le prix à travers une quatrième vague? C’est ce que pense le professeur Jean-François Delfraissy, Président du Conseil Scientifique du gouvernement.

Plus d’actualités sur la situation sanitaire:

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2605417-covid-19-france-chiffres-nombre-cas-deces-mort-direct-bilan-du-jour-vaccin-pass-sanitaire/

Le Président, la gifle et la démocratie vacillante

Mardi 8 juin 2021, une journée ordinaire. Sauf à Tain l’Hermitage: le Président de la République est là. Il sert des mains, c’est de la folie! Oui de la folie et puis « bim », un homme de 28 ans, ne se contrôle plus! Et là c’est le drame: la gifle part! Oui nous avons bien dit : la gifle!

La Drôme et la presse entière sont en état de choc: un président giflé? Non est-ce vraiment arrivé? Oui la video de BFMTV en atteste. Bien que la scène est rapide, et pas aussi spectaculaire que les commentaires en font.

« Plusieurs personnes semblent heureuses de le voir et peuvent être entendues en train de l’appeler: vite, vite, venez-là », s’extasie BFMTV. Cette chaîne est bien entendu une source très fiable quant à exliquer la situation au moment quand le drame arrive. Les gens attendaient avec une vraie ferveur ce président merveilleux qui n’a bien entendu pas supprimé l’ISF ou réduit les APL des plus démunis. Non, non ici à Tain l’Hermitage, on aime le président!

C’est d’ailleurs pour cela qu’on le gifle! Et si ces personnes voulaient tant voir le président plutôt pour lui dire le fond de leur pensée? En tout cas, c’est ce qu’un jeune homme de 28 ans a fait! A l’heure où on écrit , il est un peu tôt pour expliquer le geste violent de cet homme. Est-ce un homme appréciant la politique sociale forte du chef d’Etat ou un homme qui préfère l’opposante blonde aux yeux bleus, un rien fachiste, trois fois rien? Ou les deux?

Cet homme, jeune, pas encore la trentaine,était selon nos confrères, vêtu d’un tee-shirt, et criait un mystérieux slogan: « Montjoie Saint-Denis, à bas la Macronie ». Mais qu’est-ce que cela peut vouloir bien dire? Si la chaine émérite d’informations semble botter en touche. N nous avons fait quelques recherches sur ce qui pourtant ne peut être occulté. C-News est riche d’enseignement sur le sujet: Montjoie Saint Denis était d’après celle ci « le cri de guerre du royaume de France et particulièrement des Capétiens. L’expression renvoie à la bannière de Charlemagne », explique nos confrères. L’oriflamme serait conservée à l’abbaye de Saint-Denis et est appelée Montjoie.

Visiblement l’homme est soit un féru d’histoire soit un royaliste. A Jupiter, le roi divin romain, il semble préférer l’empereur Charlemagne, simple mortel mais ô combien plus grandiose pour notre pays. Au moins parce qu’il inventa l’école selon la croyance populaire. Ah sacré Charlemagne comme le chantait France Gall jadis. Cette agression est-ce réellement l’oeuvre d’un monarchiste? Pour l’heure l’homme est en garde à vue avec une autre personne après avoir été maîtrisé par les gendarmes.

Ce qui frappe quand même: le slogan en question a été prononcé certes par les capétiens descendants de Charles le Grand, mais surtout en 1214, à la bataille de Bouvines. Une bataile sanglante, qui fait après le geste violent du jeune homme mardi, écho à la prophétie de meurtre de Jean-Luc Mélenchon. C’est sûrement un hasard mais avec l’accroissement de la violence dans notre pays et la détestation ambiante envers le président,il est difficile de ne pas rapprocher les deux évènements.

La classe politique condamne mais Zemmour polémique et sous-entend que cette gifle ne serait pas anormale, car le chef d’Etat en serait par son attitude et sa politique responsable. Que ferons-nous, Eclair d’Auvergne? Bien entendu, nous condamnons fermement ce genre de violence, surtout si elle est celle de l’extrême droite. Quelque soit la raison, c’est illégitime! Sans réserve nous soutenons la classe politique sur ce point.

Toutefois les propos du polémiste Eric Zemmour ont du sens aussi. La violence n’est pas combattue dans notre pays ou quand elle l’est c’est par la répression. La présidence en 4 ans, a permis un certain nombre de débordements policiers souvent justifiés par les autorités. Elle a aussi permis en participant à la diminution du nombre de fonctionnaires de police, à la destruction du service public de l’éducation nationale, à la progression de la précarité sur le territoire et à tant d’autres choses comme la destruction des valeurs de vivre ensemble. La République est toujours scandée mais en vérité c’est la démocratie qui, elle, demeure en danger avec Emmanuel Macron. La liberté de la presse bafouée par les dernières lois sur la diffusion d’images de policiers, la liberté de culte avec la loi sur les séparatismes, la liberté d’expression avec la loi sur les fake news, la liberté d’existence et de circulation avec les convre-feu répétés, les contrôles au faciès , les violences policières envers les migrants…

Le monde de Macron est violent selon l’ensemble des éditorialistes. La politique du président est violente. Si nous ne devons pas faire d’angélisme, et reconnaître que la délinquance ne fait pas de cadeaux, et que la sécurité peut être compréhensible, il nous faure voir aussi : la paupérisation et l’accroissement des richesses pour les plus riches est en soi une violence devenue inacceptable pour le peuple français. En 2019, les grosses fortunes ont vu leur revenu augmenter de 17% et en 2020 les milliardaires, ont gagné 40 % , selon BFMTV et l’ensemble des journaux. Quant au pouvoir d’achat, lui a chuté de 0,5 % et la pauvreté a augmenté de 1,2 % ces quatre dernières années. Le bilan n’est pas bon en matière sociale pour le Président.

Nous ne justifions pas le geste violent, pour ne pas dire agressif de cet homme . Mais, plutôt que de faire écho à l’ensemble de la presse , nous préférons rappeler que le pays souffre. Alors la foule acclamant le président tant mise à l’honneur par les grandes chaines d’info en continue nous surprend quelque peu. La vérité quand on prend un verre dans un café, ou quand on prend le bus, n’est pas à l’acclamation du chef d’Etat et loin s’en faut. Qui alors sont ces gens qui auraient soutenu celui-ci? Des citoyens triés sur le volet, des figurants ou quelques restants fan du Macronisme?

Enfin cet acte devrait aussi interpeller. Les personnes en garde à vue n’ont visiblement pas le respect de l’institution présidentielle. C’est un mauvais signal pour notre démocratie. Mais en même temps ce n’était pas non plus une première en France, on a même assassiné . Alors finalement qu’est-ce qu’est-ce une gifle? Peut-être le signe qu’il est temps de prendre les choses en main et de mettre en place une vraie politique au service du peuple?

Autres sources qui parlent de ce sujet:

https://www.bfmtv.com/politique/macron-gifle-lors-d-un-deplacement-dans-la-drome-deux-personnes-interpellees_AN-202106080297.html

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/emmanuel-macron-gifle-lors-d-un-deplacement-dans-la-drome/ce-que-l-on-sait-de-l-homme-qui-a-gifle-emmanuel-macron_4656745.html

https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/080621/gifle-macron-denonce-des-faits-isoles-d-individus-ultraviolents

https://www.huffingtonpost.fr/entry/avant-la-gifle-donnee-a-macron-son-agresseur-passait-chez-quotidien_fr_60bfbf16e4b017b0c9ac2326

La Bonne épouse

Affiche du film la Bonne épouse.

Il existait encore en 1967 , des écoles d aides ménagères, des écoles privées pour préparer les femmes à être de bonnes épouses. Paulette Van der Beck est directrice de l’une d’entre elles. Elle ne s’était jamais posée la question de sa condition d’épouse jusqu’à la mort de son mari. Le retour d’ un amour de jeunesse, les événements de mai 1968 et le désarroi d’une de ses élèves vont bouleverser son quotidien et remettre en cause sa vision de la femme et son mode d’existence. Martin Provost, nous montre à travers ce film doux-amer, une situation 1968, où l’humour et le drame s’entre-mêlent esprit de libeté, l’humour et le drame. Ce film a reçu un césar et quatre nominations.

Le réalisateur Martin Provost s’et inspiré de témoignages et de nombreux documents dépoque pour réaliser ce film bouleversant. Dans la perspective d’une révolution prête à éclore, celle de 1968, le film nous plonge dans l’univers de jeunes filles qu’on force à entrer dans ces écoles. Filles de bonnes filles ou de milieu modestes, les élèves de Paulette aspirent à une autre vie, à plus de liberté, à bousculer les codes et les moeurs. C’est en Alsace que le réalisateur nous amène à rire mais aussi à cogiter sur la situation de ces jeunes femmes qui parviendront à se libérer du carcan traditionnaliste.

Paulette (Juliette Binoche) est une femme mariée et dirige fermement une école réputée d’ aides ménagères. Elle est secondée par sœur Marie- Thérèse(Noémie Lvovsky), ex- résistante et sa belle- soeur Gilberte, fan d’ Adamo. Elle entend de très loin l’esprit révolutionnaire de 1968 et vit paisiblement sa vie de directrice d’école formant des épouses chargées des tâches ménagères pour leur époux. Juliette Binoche campe à merveille cette femme qui ne se pose pas encore beaucoup de questions. Yolande Moreau excelle en belle- sœur fantasque et maternante envers son frère interprété par François Berléand. Ce dernier ne manque pas de charme non plus en mari assez porté sur le sexe et visiblement insatisfait au point de détenir secrètement des revues « légères ». Mais ce qu’il faut retenir, c’est surtout qu’il est un mari machiste

« Mains occupées, mauvaises pensées chassées »

(Paulette)

Enfin Noémie Lvovsky très impressionnante en bonne sœur sévère, décalée en termes d’éducation vis à vis de jeunes filles éprises de liberté. Ainsi, tout semblait aller pour le mieux du monde pour tout ce monde. A tout bon film social, il faut un drame. Et ce drame, cest la mort de Robert ( François Berléand). Paulette va découvrir que de dernier était un bien mauvais gestionnaire, et aussi elle va vite se trouver dans des dettes compliquées à résoudre seules, quand on est une femme dans un monde d’hommes. A ce moment- là , la femme de Robert, devient femme à part entière, va vivre une histoire avec son banquier et amour de jeunesse, André Grunvald ( Edouard Baer). Son mode s’écroule et peu à peu elle se laisse gagner par l’esprit révolutionnaire. Mais elle se laisse aller surtout, à l’envie d’être une femme à part entière qui n’appartient pas à un homme, qui fait ses choix. C’est un chemin long mais qu’elle fera jusqu’à pouvoir avoir son propre carnet de chèque, à pouvoir aimer qui elle veut. Elle doit pour cela accepter qu’elle n’est n’appartient pas à son défunt mari, qu’elle a le droit de vivre pour elle-même.

« La liberté appartient à ceux qui l’ont conquise »

(André Grunvald)

Dans ce film , il n’a y a pas que Juliette Binoche, Yolande Moreau, Noemie Lvovsky, Edouard Bear. Mais de jeunes actrices hors du commun, au jeu impeccable qui n’ont rien à envier à leur aînés.Marie Zabukovec, Lily Taieb, Anamaria Vortolomei et Pauline Briand sont à couper le souffle dans un jeu intense, léger sachant allier humour, drame et passion . Des pensionnaires qui s’interrogent toutes les quatre sur leur avenir et ne voulant pas en vérité de la société ne laissant aucune place aux femmes si ce n’est le ménage et le repassage ou satisfaire le bon vouloir de l’époux. Surtout l’époux campé par François Berléand, machiste vivant aux crochets de sa femmes, incapable de gérer les comptes. Des filles pourtant différentes comme la bourgeoise chez les désargentées, la fille mal aimée car n’étant pas son frère, la rousse discriminée car rousse, ou encore la fille qui veut avoir ses premiers émois sexuels vont dominer ce film qui sait jouer sur les décalages et le mélange des genres.

Elles veulent être également devenir libres, femmes comme elles le désirent, sans contraintes patriarcales. . Certaines déjà rebelles, d’autres vont le devenir . Deux jeunes filles vont apprendre à s’aimer entre elles, ce qui est l’expression d’un début de libération des moeurs.On notera , également, la formidable interprétation dramatique de Lily Taieb( Ziegler) qui fera basculer Juliette Binoche ( Paulette) dans la rupture totale avec son schéma de pensée traditionnelle. Les injonctions vont pousser Ziegler (Lily Taieb) à tenter le suicide, ce qui fait entrer le film dans une séquence tragique alors qu’une émission de télébision est réalisée sur l’école de Paulette. Montrer que l’on dirige et forme bien les jeunes filles était l’obession de la direction mais le drame va changer quelque peu les priorités. La vie des élèves va passer avant les conventions.

Le chemin de l’émancipation

« Vous faites de nous des boniches, comme vous, je veux vivre moi,je veux être libre »

(Annie Fuchs)

Ruinée , au travers de son ancien amour banquier, Paulette va apprendres’émanciper de la tutelle de la société. C’est toutefois qu’après la tentative de la plus vulnérable de ses élèves, qu’elle va vraiment assumer sa transformation. Le banquier aussi évolue sous la passion qu’il éprouve pour sa bien-aimée, puisqu’il se transforme en Roméo, en revivant même la scène du balcon avec beaucoup d’humour. Les sorties aux allures de « fruits défendus », donnent des airs printaniers à ce film au message sérieux . Le changement c’est maintenant pour l’ensemble des personnages qui évoluent tous dans la lutte contre l’adversité. Jusqu’à Gilberte qui finit par s’émanciper de l’adoration qu’elle avait pour son frère, le macho, représentant le monde « ancien ». Sa mort, bien que tragique n’en demeure pas moins drôle: un os de poulet a eu raison de lui, lui représentant pourtant la force de cette osciété en déclin: le mâle, blanc servie par les femmes.

La réalisation est intelligente car elle sait vraiment s’adapter au spectateur qui peut à la fois être dans une humeur printanière et dans un émoi face à la triste condition des femmes avant ce mois de mai 1968, qui arrive. Puis, vient la comédie musicale .Celle-ci vient peut-être trop tardivement. Elle surprend, car elle vient casser le rythme de l’histoire initiale. Elle serait même un brin caricaturale, et pourrait donner à ce film un caractère « bouffe ». Et pourtant, elle vient aussi redonner de la fraicheur à une ambiance progressivement pesante après la tentative de suicide d’une pensionnaire. Elle marque aussi, que la lutte des femmes peut être joyeuse, tout en étant sérieuse. Il faut décerner un satisfecit au film la « Bonne épouse » tant pour la réalisation que pour l’originalité de traiter la lutte pour les droits des femmes, . Ce film certes humoristique à travers Yolande Moreau et Noemie Lvovsky, tendre à travers Juliette Binoche et Edouard Baer, politique à travers le quatuor déjà énoncé predecemment. D’ailleurs cest même les quatre jeunes filles qui portent le film vers sa perfection. Ces actrices sont exceptionnelles, et il est dommage qu’elles n’aient pas reçu les césars pour lesquelles elles ont été nominées.

« En avant femmes unissez-vous » , voilà comment aurait pu aussi s’appeler le film. Mais la route reste longue encore en 1967 et ce film rappelle que tout n’est pas encore en 2021 si différent que cela. Pour rappel à notre mémoire, le salaire et ce malgré la loi, n’est pas encore égale entre les femmes et les hommes, les femmes sont plus victimes de précarité et de pauvreté que les hommes, que 84% des violences dans un couple sont des hommes et en 2019, 146 femmes sont mortes sous les coups de leurs partenaires ou ex-compagnons.

Pour continuer sur le sujet des droits des femmes:

https://www.vie-publique.fr/eclairage/19590-chronologie-des-droits-des-femmes

Le Seigneur des Anneaux: la Trilogie.

Affiche de la Communauté de l’ Anneau.

Tout le monde se souvient- il de cette trilogie réalisé par Peter Jackson il y a désormais vingt ans? Le génialissime réalisateur néo-zélandais de Créatures célestes en 1994? En 2001, le réalisateur de Bad Taste s’attaque à l ‘ oeuvre du célèbre et talentueux J R R Tolkien et recevra pas moins de 11 oscars . Philippa Boyens et Fran Walsh, oubliées par les medias, sont pourtant les grandes artisanes de ce succès. C’est leur scénario haletant qui a subjugué les spectateurs et ce malgré quelques entorses à l’oeuvre originale.

Tout n’était pas gagné d’avance. En vérité la famille de l’illustre l’auteur de l’ouvrage le plus traduit après la Bible était réticente à son adaptation. L’ex producteur, récemment condamné pour viol, Harvey Wenstein, ne voulait pas de Peter Jackson.En effet, Quantin Tarantino devait réaliser ce film qui n’aurait pas été une trilogie. Heureusement Wenstein n’obtint pas gain de cause. Le film vit le jour en dépit des mauvais oracles. Si on se remémore le dessin animé assez fade de1979 , on peut remercier Peter Jackson, de s’être attelé à fournir avec son équipe, un film formidable, tant par sa scénarisation , son montage et son interprétation. Des stars prestigieuses comme les excellents Christopher Lee, Ian McKellen ou John Rhyes-Davis, en Saroumane, Gandalf et Gimli, ont contribué à l’immense succès et 11 nominations aux Oscars. Parfois critiquée , la prestation de Elijah Wood, n’en demeure pas moins fascinante mais c’est bien celles de Sean Astin en Sam Sagace( ou Gamegie) ou Viggo Mortensen( Aragorn) ou Cate Blanchett ( Galadriel) qui interpellent le plus . En effet ces 3 acteurs ont investi comme Ian MacKellen complétement le caractère dramatique de leurs rôles.

Mais revenons au film lui même. L’histoire de Frodo Baggins ( Frodon Sacquet) , jeune hobbit de la Comté, qui doit porter l’Anneau malefique du Seigneur des Ténèbres Sauron au Mordor dans les flammes de la Montagne du Destin. Ce dernier, l’Anneau unique, forgé par Sauron, l’ennemi de toute vie veut retrouver son maître. De retour, le Seigneur maléfique veut de nouveau soumettre les peuples de la Terre du Milieu. Frodo Baggins le héros à cause d’une interprétation assez mélo-dramatique de Elijah Wood semble fade et sans saveur au premier abord. On préfère en général le personne de Sam Gamegie, son jardinier, timide hobbit , un peu maladroit mais à l’héroïsme à tout épreuve dans l’adversité. Sam Gamegie est un héros consistant et bien campé par Sean Astin. Pourtant en deuxième lecture, Elijah Wood s’avère être un acteur complet sachant exprimer la joie, la tristesse, la peur par lequel son personnage est habité tout au long de la trilogie. De plus, sa personnalité de son personnage est certainement la plus fidèle au roman.

Frodon scrutant l’arrivée du magicien gris.

Aragorn, un des personnages les plus lumineux et ce malgré sa part d’ombres interprété par Viggo Mortensen crève l’écran peut être trop .En effet, on se souvient d’ un Aragorn plus discret dans le roman. Le héros par excellence, c’est bien Aragorn qui à l’écran est courageux, sage, ayant de l’humour, de l’humilité, de la force et le charme. L’ héritier d’Isildur, dernier roi du Gondor qui chuta. Alors que celui ci pouvait se débarrasser de l’anneau maléfique ,forgé par le seigneur des Ténèbres, pour toujours, le garda pour lui. Il se fit trahir par ce dernier qui avait sa volonté propre. Aragorn dans sa tragédie est marqué, tourmenté par le sang d’ Isildur qui coule en lui et ainsi préfère l’exil au trône qui lui revient. De loin l’un des meilleurs parmi les meilleurs, Aragorn n’ en reste pas moins fragilisé par ce fardeau familial mais aussi par l’amour qu’il porte à une dame elfe Arwen, fille d’ un des derniers grands seigneurs elfes, Elrond. Cette dernière qui choisit de renoncer à son immortalité pour celui qu’elle aime.

L’héroique Aragorn se préparant à un affrontement contre des orcs.

Il ne faut pas moins de trois épisodes : la Communauté de l’Anneau, les Deux Tours et le Retour du Roi, pour faire parvenir l’histoire à sa fin, conformément au roman original. Et pourtant, Peter Jackson s’affranchira d’éléments indispensables comme le nettoyage de la Comté après le retour de Saroumane, la rencontre avec Tom Bombadil ou les dernières années de Frodo en Terres du Milieu durant lesquelesl ses souffrances dûes à la perte de son doigt arraché par la créature Gollum sur la montagne du Destin. C’est ce qui explique à ses yeux, qu’il ne soit pas vraiment le grande vainqueur, qui eut le courage de jeter l’Anneau dans les flammes du Mordor. Ces moments otés dans le scénario de Philippa Boyen et Fran Walsh ont quelque chose de frustrant et d’inachevé. Le départ de Frodon pour les Terres Immortelles avec Gandalf, Galadriel, Elrond, et ses fils ( d’ailleurs absents à l écran) paraît assez incompréhensible sans ces scènes .

En cela et pour cela Christopher Tolkien refusa longtemps à Peter Jackson d’adapter le livre de son grand père. Pour la famille Tolkien le film n’est pas fidèle au romans. La présence accrue d’Arwen à l écran au point de combattre avec les cinq des neufs serviteurs de Sauron ( nazguls), la présence moins prégnante à l’inverse de Saroumane ( qui meurt assez bêtement dans le film sans le panache des romans) sont des points négatifs du film sans compter un Gandalf bien moins prestigieux que dans les 3 romans.

Toutefois, Ian MacKellen assure sa difficile mission: camper Gandalf, sûrement le plus illustre personnage du « Seigneur des Anneaux ». Surtout que ce cernier n’avait pas lu l’eouvre orginale, à la différence de Christopher Lee alias Saroumane. Certes on note souvent l’habileté au combat d’Aragon et son courage mais on oublie trop souvent l’importance primordiale de Gandalf (au départ Maison Grise). Gandalf est l’archétype du mage puissant, sage , fort et généreux. Il ne méprise aucune des différentes races de la Terre du Milieu( à l’instar d’ Aragorn), il est ami avec les Hobbits ( que peu de gens connaissent en dehors de lui) et depuis plus de trente vie d’hommes, il parcourt la Terre du Milieu, défend les royaumes de cette terre, pousse les peuples à résister, conseille les princes et les rois… c’est lui qui 70 ans ,auparavant, poussa Bilbo à accompagner Thorin Écu de Chêne et ses cousins pour reprendre l’Erebor et combattre le dragon Smaug. On pourrait lui reprocher d’avoir un but toujours secret, de manipuler les personnes. Mais en vérité, il pousse ces dernières à développer leurs talents et il ne les abandonne jamais à leur sort.

Le noble magicien affrontant une créature de l’ancien monde: le terrible Balrog.

« Vous ne passerez pas! Je suis un serviteur du Feu secret, détenteur de la flamme d’Andun »

( phrase culte de Gandalf face au terrifiant Balrog dans les mines de la Moria, Communauté de l’Anneau)

C’est sûrement cela qui poussa les puissances d’ Arda ( les divinités de l’univers de Tolkien) à ramener à la vie, le dernier des Istari arrivés en Terre du Milieu et à lui conférer un nouveau statut, Maison Blanche. Gandalf le Gris devient Gandalf le Blanc au début des Deux Tours. Mort à la fin de la Communauté de l’Anneau après avoir vaincu le balrog dans les mines des nains de la Moria, celui qu’on appelle aussi Mithrandir( le Gris- Pelerin) reçoit une vie encore plus glorieuse afin d’ achever sa mission. Le plus sage des Maiar du Valanquante ( autre récit de Tolkien issu du Silmarillion), Olorin devint le magicien ou istar Gandalf. Cirdan, le plus haut Seigneur Elfe de la Terre du Milieu avait été le seul à percevoir sa véritable nature et lui avait confié l’anneau de feu Narya. Souvent comparé à Merlin , il n’en reste pas moins qu’à la différence de ce dernier il n’est pas lié aux ténèbres. Maiar le plus sage, il fut envoyé au tout début du Dernier Âge par Manwe ( le Grand roi des puissances d’ Arda ou Valorin) pour accompagner les habitants de la Terre du Milieu dans leur lutte contre les Ombres.

Gandalf le Gris devenu le puissant Gandalf le Blanc.

Nous allons faire un bref point sur la quête très bien exposée à l’écran par des effets spéciaux et prouesses technologiques impressionnants.

D’ une soirée paisible à un départ vers l’aventure incertaine.

Le 111 è anniversaire de Bilbo: la fête bat son plein.

Tout commence, dans la verte Comtée, par une belle jou durant laquelle on participe à la préparation de l’anniversaire au cent- onzième anniversaire de Bilbo( Ian Holm). La fête bat son plein et personne n’imagine encore le plein retour de Sauron, le Seigneur des Ténèbres.

Bilbo facétieux, semi-homme (ou hobbit), utilise l’anneau maléfique qu’il trouva, lors de ses précédentes aventures, dans la grotte, où vivait l’ancienne créature Gollum, rendue folle par l’anneau traitre. Puis nous le voyons discuter avec Gandalf le Gris et organiser son départ pour Fontcombe où vit le Seigneur Elrond .

Alors que Bilbo est parti en lui laissant l’anneau unique , Gandalf voit des inscriptions. Sur une intuition il part faire des recherches et à son retour, il annonce à Frodo qui se doutait , le départ de son oncle Bilbo. Il lui explique l histoire de l anneau et après que le magicien ait fait rougir celui-ci dans la cheminée, nous découvrons que l’anneau est bien l’ Anneau unique pour tous les lier au Mordor.

Le ton change. On passe dans quelque chose de plus intense, inquiétant , les images lumineuses disparaissent et des couleurs sombres se dessinent. On apprend que Gollum la créature, qui possédait avant Bilbo, le précieux anneau a été relâchée par le Mordor lui même et que dans la souffrance des tortures , il a donné l’adresse de Frodo, le hobbit. Le danger est là, la musique de fond le souligne.

Gandalf charge Frodo de sortir l anneau en dehors de la Comté , jusqu’ à Bree. Il devait le rejoindre mais cela n’arrivera pas: après avoir demandé conseil auprès de son supérieur, ce dernier Saroumane se révèle être un agent de Sauron. Aussi on participera à un combat perdu par Gandalf. Emprisonné Gandalf laisse donc Frodo et ses cousins qui l’ont rejoint seuls à la taverne de Bree.

La Taverne du Poney Fringant à Bree: les hobbits attendent Gandalf.

Une rencontre inattendue qui va bouleverser le cours de l’histoire du héros et de ses compagnons

Alors qu’il devait partir seul, Frodo reçoit la compagnie de son jardinier Sam Gamegie puis tous deux seront rejoints par les cousins un peu gaffeurs de Frodo, Peregrin Touque et Meriadoc Brandbouc surnommés Pippin et Merry. Ils vont très vite être poursuivis par des mystérieux noirs . Plus tard on découvrira qu’il s’agit des Neuf anciens rois qui tombèrent sous la coupe de Sauron et devinrent des nazguls.

A l’auberge du Poney Fringant, à Bree:pas de Gandalf . Un mystérieux homme dans un coin à l’allure inquiétante. Frodo demande à l aubergiste qui il est. C’est un rôdeur. Ces derniers sont jugés dangereux et donc les amis seront sur leurs gardes. Quand pour sortir d’une situation périlleuse dans laquelle le benêt Pippin l’a mise , Frodo utilise l’Anneau pour disparaître. Voyant des choses inquiétantes il le remet et à ce moment il est tiré ainsi que ses compagnons dans un endroit plus retiré de l’auberge.

On découvre Grand- Pas. Un des rodeurs dunedains(ancien peuple liés aux légendes). D’abord effrayés, Frodo et les siens devront apprendre à lui faire confiance . Il semble connaître Gandalf. Plus tard on apprendra que Grand- Pas est un allié de qualité: il défend les hobbit des Nazguls . Mais il ne parviendra pas à guérir la blessure faite par la lame noire du Roi sorcier d’Angmar et c’est ainsi que Aragorn prend la décision d’amener au plus vite le Semi homme à Fontcombe( decision prise déjà auparavant mais la blessure exige une célérité particuliere). Arwen intervient. On découvre la charismatique Liv Tyler en princesse elfe, montant à merveille un cheval féerique. Frodo est amené à Fontcombe, demeure seigneuriale d’Elrond, père de la lumineuse Arwen.

Arwen Undomiel, en direction de Fontcombe, pour que Frondon soit soigné chez son père, le Seigneur Elrond.

C’est à Fontcombe qu’on comprend de la bouche de Gandalf pourquoi ce dernier ne les a pas rejoint. Un Conseil va se tenir et il y sera décidé de briser l’ Anneau. Et c’est vraiment à cet instant que commencera l’histoire: Frodon doit détruire l’ Anneau. Aragorn est dépeint par Peter Jackson avec plus de panache, d’héroïsme que Tolkien précédemment dans son oeuvre. Et on comprend que beaucoup de choses dépendent de lui. Au départ sa loyauté envers Frodo avant leur séparation sur le territoire de l’Anduin est essentielle au sein de la Compagnie. Le simple rôdeur deviendra par la suite un meneur d’hommes exceptionnel après la chute de Gandalf dans le gouffre de la Moria face à un Balrog (démon ancien). Et enfin Aragorn est le capitaine de l’Ouest noble, fougueux et humble qui sait ne pas succomber au pouvoir de l’anneau maléfique de Sauron. Il est également le futur grand roi du Gondor dont les royaumes libres de Terres du Milieu ont besoin. Comme Gandalf, il détermine le sort des habitants qui combattent Sauron et Saroumane.

« Si par ma vie ou ma mort, je peux vous protéger je le ferai! Mon épée est vôtre! »

(valeureux discours tenu par Aragorn à Fontcombe qui va sceller la Commuanuté de l’Anneau)

Christopher Lee est bien entendu brillant dans son interprétation du chef du Conseil Blanc qui trahit les siens. Il était l’un des rares à connaître le roman de JRR Tolkien et s’est merveilleusement glissé dans ce rôle de malicieux et sournois magicien. Comme Gandalf, Saroumane est venu en Terres du Milieu au début du 3e Age et il fut le premier des Istari à fouler le sol des mortels. Au départ Christopher Lee voulait le rôle de Gandalf qui finalement sera donné à sir Ian McKellen. Et on y perd pas au change car autant que pour Ian Holm en Bilbo, ce rôle secondaire n’en demeure pas moins exceptionnel. Il campe à merveille le traitre qui veut régner avec le Seigneur des Ténèbres, Sauron.

Chacun joue sa partition et rend la trilogie exaltante.

Des aventures épiques et une fin glorieuse

La musique composée par Howard Shore, le maître d’oeuvre symphonique de toute la trilogie contribue largement au succès de ce monument du cinéma . Le Canadien chef d’orchestre de son état est un virtuose . Il avait déjà composé des musiques pour des films marquants comme  » La mouche »( 1986) « Le silence des Agneaux » ( 1991), « Le festin nu »( 1992) ou encore « Philadelphia » ( 1993) ou « Madame Doubtfire » ( 1993). Il fallait une musique forte, symphonique, pour conter une somme d’ aventures épiques aussi haletantes et parfois dramatiques aux dénouements heureux mais mélancoliques.

Bilbo avait l’habitude des aventures mais l’oncle de Frodo a connu lui aussi un départ de la Comté de manière assez inattendu comme on le découvre dans le prequel littéraire ou le prequel cinématographique du même réalisateur. Frodo, nest qu’un paisible et timide hobbit décrit comme intelligent comme son oncle. Recueilli par ce dernier quand il devient orphelin , il aime beaucoup celui – ci. Frodo n’a, à ce moment là, jamais quitté la Comté verdoyante des Semi- Hommes. Il vit avec ses cousins Merry et Pippin, plus écervelés et facétieux. Il se doute que son oncle préparait quelque chose comme son départ. Rêvant d’aventures, toutefois, il ne se doute pas qu’il devra vivre tant de péripéties.

Porter l’Anneau hors de l’ Eriador, n’est pas mince à faire. Il va être la proie des Nazguls qu’il doit fuir, puis sera transpercé d’une lame noire, recevra la vie des eldars à travers le don d’Arwen fille d’ Elrond de Fontcomb. Guéri par la science de ce dernier, il se dévoue pour détruire l’Anneau de pouvoir . Et là encore il reçoit une lame, une lame de Trolls des cavernes. Mais protégé par la cotte de mithril de son oncle, il témoignera encore de sa force de survivre. Des aventures il y en a entre le départ de la Comté poursuivis par des Nazguls, lui et ses compagnons vivront encore bien des frayeurs à Bree, puis au Mont Venteux, la séparation de la Communauté, où une partie sera faite prisonniers par des Orques à la solde de Saroumane; l’autre partira pour la Porte Noire pour détruire l’Anneau unique, tandis qu’une dernière ira délivrer la première . On suivra trois destinees: Pippin et Merry enlevés par les Orques puis s’échappant grâce à l intervention des hommes du Riddermark de Rohan; Aragorn , Legolas et Gimli se lançant à la poursuite des Orques Urukai pour délivrer leurs compagnons. Frodo et Sam eux ,qui poursuivent leurs périples dans des terres maléfique, accompagnés du mystérieux Gollum.

Bien d’autres épisodes que nous ne compterons pas ici, marquent le rythme haletant de cette trilogie avec des moments tragiques ou dramatiques comme la mort de Boromir, la condition des femmes obligées de rester en retrait dans les périodes de guerre à travers le merveilleux personnage de Dame Eowyn campé par la talentueuse Miranda Otto. Un oncle, le roi Theoden du Rohan ( Bernard Hill) qui l’aime comme sa fille mais qui est d’un autre temps et qui doit faire face en même temps au monde qui s’effondre devant Sauron et Saroumane … Hugo Weaving interpréte le Grand Elrond, un père devant se résigner à laisser sa fille à un mortel certes illustre mais n’ayant pas la vie des Eldars. Et Arwen ( Liv Tyler) , la belle dame elfe qui reonce à ses privilèges de vie immortelle et donc à vivre en Amman( ou Valinor, terre des Bénis et des Elfes de lumière). Arwen joue un rôle déterminant dans le film puisqu’elle va permettre que l’épée du Roi de Gondor soit réparée. C’est par le sacrifice de sa vie elfique, par amour, qu’Aragorn va, enfin, accepter de prendre le titre de roi et vaincre sa peur de faillir comme son ancêtre Isildur. Non sans peine après avoir convaincu l’armée déchue des hommes morts dans la trahison , il va avec ses compagnons Gimli le nain et l’elfe Legolas, mener l’assaut de renfort au Gondor. Il va combattre les Orques du Mordor devant la Porte Noire afin de donner du temps à Frodo et Sam pour qu’ils atteignent la montagne du Destin. Tout ceci dans le but que Frodo jette l’anneau de destruction dans les flammes du Mordor. Y parviendra-t-il?

« Je préfère partager une vie de mortelle avec vous que de devoir affronter tous les âges de ce monde toute seule ».

(Arwen fait le choix de ne pas suivre sa destinée en Terres Immortelles par amour pour pour Aragorn, Communauté de l’Anneau)

Pippin et Merry sont eux aussi héroïques à travers leur amitié et leur persévérance malgré leur condition de hobbit. Merry allume les feux d’alerte du Gondor( suite au fait qu’il ait regardé dans une boules de vision ou Palantir) et combat à la citadelle aux côtés de Gandalf tandis que Pippin combattra au côtés d’Eowyn et contribuera à vaincre le Roi sorcier d’Angmar , chef des Nazguls. Leurs maladresses passées sont vite oubliées grâce à leur sens de l’amitié, à leur bravoure et à leur courage. Ce qui est remarquable dans ce film et l ‘oeuvre original c’est que finalement le destin de tous va reposer sur des petits hommes sans apparence de noblesse et qu’on regarde habituellement à peine.

Tous les personnages vivent des aventures exceptionnelles et la force de la Communauté même séparée brise tous les obstacles . C’est un film qui donne beaucoup d’espérance. La victoire qui paraissait impossible pour les héros est finalement rendue possible. Il y a un caractère tragique dans cette victoire: Frodo ne jette pas l’Anneau et se laisse corrompre au dernier moment pas la puissance de celui-ci. Il faillit . On voit un héros imparfait qui se laisse consumer. Mais nous devons préciser que cet anneau est celui du Seigneur des Ténèbres et veut être retrouvé. Galadriel ( Cate Blanchett) pourtant la plus puissante et majestueuse des seigneurs eldar a failli succomber à son pouvoir et Gandalf le plus sage de tous lui même a refusé de prendre celui ci de peur qu’en lui un trop grand pouvoir se répande.

Enfin, que dire de ce perosnnage, ayant connu mille souffrances à cause de cet annau après tant de siècles? Ce personnage c’est Gollum, précédent porteur de l’anneau de corruption, ce méchant à l’aspect répugnant, mais qui pourtant jouera un rôle important dans la conclusion de cette trilogie. Je laisse les lecteur le découvrir. Si le film ne le montre pas, dans l’oeuvre originale de JRR Tolkien, Frodo garde la trace indélébile de l’anneau dans son coeur, des années durant. Il n’est pas le héros de l’histoire à ses propres yeux. Et son départ pour les Terres Immortelles marque cet élément dramatique: la séparation finale des 4 hobbits. Mais c’est aussi ce départ qui fera de Sam Gamegie un être autonome à part entière (cf la version littéraire).

La trilogie Seigneur des Anneaux( Communauté de l’Anneau, les Deux Tours et le Retour du Roi) est très actuelle si l’on veut la replacer dans un cadre politique. Jrr Tolkien dénonçait l’occupant et la dictature nazi durant la Seconde Guerre Mondiale. A l’heure du Nouvel Ordre mondial et de l’effondrement des démocraties remplacées par les intérêts d’argent, ce film résonne comme l’expression de la Résistance des peuples exploités par leurs dirigeants.

Balkany à Levallois: une dernière danse?

Patrick Balkany

Ce sont des sommes non déclarées détenues en Suisse entre 1980 et 1990, qui ont intéressés les enquêteurs et les juges en 2013. N’y aurait-il pas eu du blanchiment de fraude d’argent, à travers de biens immobiliers luxueux pour cet homme, ce maire d’une petite ville de France, appelée Levallois-Perret? Et puis pourquoi ce monsieur n’a pas déclaré sa fiscalité? Et bim, la justice, et bien elle a fini par faire son travail. Résultat: en 2019, après avoir établi que deux hommes d’affaires belges et saoudiens, ont facilité l’octroi d’une villa de luxe à Marrakech au dit monsieur, la justice le condamne. Un choc pour les adorateurs de cet icône, de cet intouchable. C’est une sacrée sentence, quatre ans de prison ferme, avec mandat de dépôt et trois ans ferme assortis à dix ans d’inéligiblité pour les deux…A la prison de la Santé, il n’y restera pas tant que cela, justement pour des raisons de…santé. Et on retrouve ce dernier, un 21 juin 2020, allant visiblement beaucoup mieux...

« On n’attend pas Patrick? »

« On n’attend pas Patrick »? Non nous ne parlons pas de Patrick Chirac le personnage loufoque de la comédie Camping. On ne parle pas non plus de Patrick Bruel récemment accusé d’avoir eu des mains « très libérées » envers des masseuses . Non non, nous parlons de Patrick Balkany

Patrick Balkany et son épouse les »parrains » de Levallois, les puissants décomplexés qui ont des mots très doux envers leur ancien collaborateur comme »grain de riz ». Ceux qui ont été récemment condamnés pour fraude et blanchiment d’argent. Ils ont la danse dans la peau. Ce 21 juin, le couple pourtant malades « officiellement » il n’ y a pas si longtemps, a montré leur qualité de swingers.

L’excellent Patrick Praud, reconnu pour son objectivité légendaire, une fois n’est pas coutume, a déroulé le tapis rouge au grand Patrick ce matin, sur C-News. Et ce dernier, pour se défendre, a trouvé des bon mots comme « je voulais montrer que j’étais encore debout ». Debout pour la fête de la musique, mais en revanche à l’article de la mort, pour la cellule. C’est sûr que l’air frais du dehors revigore plus que les couchettes de la prison. Mais voilà de nouveau en forme, il devrait retrouver ses camarades d’incarcération, après sa condamnation en Cassation. Enfin si des producteurs artistiques ne l’embauchent pas avant, bien entendu.

Le miracle du 21 juin

Des personnes font des processions à Lourdes alors qu’il suffit d’aller le 21 juin à Levalloirs-Perret.

Il est diffcile de savoir si c’est l’occlusion intestinale ou la tumeur à la colonne vertébrale qui l’a poussé dans les rues de Levallois, mais en tout cas, il a dansé Partick, dansé, et a enflammé la toile avec son joli pull rose. Si, par chance, il n’effectuait pas ces 4 ans d’emprisonnement, le « jeune homme » de 71 ans pourra assurément postuler à la Danse avec les stars. A défaut d’un poste de maire, il obtiendra peut-être le premier prix.

Alors que des milliers de personnes vont à Lourdes rechercher la guérison, il suffit en vérité de danser toute la nuit sur les rives droite de la Seine, au nord ouest de Paris. Mais bon assurez-vous d’abord d’avoir un gros compte en banque, une condamnation ferme pour fraude, pour vivre ce genre de miracle.

« Quand tu danses avec lui »… Allez, Patrick, une dernière danse?

Patrick Balkany prêt pour Danse avec les stars.

Luxfer: la lutte ne meurt pas.

Quelques uns des salariés motivés sur le site de Gerzat

Seize mois et maintes péripéties plus tard, des salariés syndiqués de Luxfer tiennent encore vigoureusement l’usine gerzatoise, anciennement Péchiney . Elles et ils se battent pour le maintien de leur activité mondialement reconnue.

Luxfer est une entreprise britannique qui produit tous types de bouteilles de gaz pour les hôpitaux, les pompiers sur le territoire et à l’international. Son site français , situé sur la commune de Gerza était composé de 136 salariés, avant sa fermeture, en mai dernier.

Durant la visite de l’usine. Avec Axel et Adrien.

Axel , Phil et Adrien, ex- salariés expliquent  » l’entreprise faisait du chiffres, avait un carnet de commandes rempli, nous sommes la seule usine à faire ces produits, la fermeture n’ a pas de sens ». La réponse face à cela des patrons dUne concurrence ? On est en droit de s’interroger. Luxfer est de loin le premier en terme de concurrence dans toute l’Europe. En fait d’après les salariés, c’est toujours la question de faire plus de bénéfices.

« C’est la qualité du produit qui rsique d’en pâtir »

« C’est la qualité du produit qui risque de pâtir de l’arrêt de l’usine » comme l’explique Axel Peronczyk. En effet, « des clients iront ailleurs. Mais ils ne trouveront pas, ils iront de nouveau à Luxfer mais à l usine de Nottingham qui leur proposera des produits de moins bonne qualité plus cher. À Gerzat, les produits sont adaptés à la clientèle tant au niveau du poids, des alliages, de la praticité » . Adrien et Axel disent aussi » les produits qui seront faits dans l’autre usine seront plus lourds, de moins longue autonomie et à bas coûts de production ».

En vérité, nous apprenons également que de fait les personnes handicapées, âgées ne pourront plus manier ces bouteilles, par exemple appareils pour la respiration. Quant aux pompiers , avec des bouteilles plus lourdes ils auront eux aussi un réel problème pour leurs interventions. Les risques de défauts de fabrication seront accrus. On vendra des produits de mauvaise qualité mais personne n’y pourra rien. Luxfer restera seul sur le marché.

Tout cela inquiète les salariés restant sur le site. Ce n’est pas seulement pour leurs propres situations que les occupants jour et nuit de l’usine se battent. Il sont solidaires des Ascoval, Vallourec, Aubert et Duval, Trelleborg et bien d’autres. Les salariés tiennent bon et ne baissent pas leur garde depuis ces 16 derniers mois. Ils en ont connu des péripéties depuis fin novembre 2018 où la direction britannique annonce au 136 salariés la fermeture pour mai de l’entreprise en France.

« L’incompréhension a été totale »explique Axel Peronczyk . « Si l’entreprise avait des difficultés financières, on aurait mieux accepté, poursuit le représentant CGT. »le cahier des commandes était rempli et le chiffre d’affaires est là », déplore le syndicaliste. Une envie de faire encore plus de bénéfices est confirmée tout au long des échanges .

Une fermeture qui prend de cours
Des bouteilles d’oxygène stockées sur un iste à l’arrêt peut-être définitif

Axel et Adrien ainsi que Phil et d’autres salariés nous expliquent comment cette direction a présenté cette fermeture sans crier gare. Luxfer travaille l’aluminium et en France depuis que le groupe a racheté le Français Péchiney, le site de Gerzat est la seule usine a produire les bouteilles de gaz, les cylindres et appareils pour l’armée. Au niveau concurrentiel, Luxfer est sans égale elle fabrique des outils de qualité reconnu de tous et permettant à nos hôpitaux et à nos pompiers d’être ravitaillés . Luxfer participe donc à ce que les patients en insuffisance respiratoire soit soigné grâce aux bouteilles à oxygène.

Quand un matin de fin novembre, la direction arrive pour annoncer que le site allait fermer le motif n’est pas très clair. Il est barraguiné un prétexte de concurrence, selon les salariés restant pour garder le site. Les représentants CGT et CFDT comprennent vite que les actions en bourses du groupe britannique n ont pas permis aux patrons britanniques basés à Nottingham de faire autant de bénéfices qu’ils voulaient. L’ennui en revanche c’est que le motif économique ne peut être invoqué compte tenu les millions de chiffres d’affaires et le carnet de commandes totalement plein. A partir de là les 136 salariés vont se battre avec Axel Peronczyk à leur tête.

L’inspection du travail en janvier 2019 leur donnera raison. Ils vont connaître une belle victoire mais cela ne sera que le début d’ une longue bataille.

Le combat se met en marche
Jean-Luc Mélenchon (leader LFI) en personne sur le site l’usine.

L’usine employait 136 salariés avec des personnes avec plus de 25 ans de boîte. Le désarroi est là: comment pour les plus anciens retrouver du travail? Les salariés se pourvoient aux Prudhommes alors que la direction fera de la pression, des menaces et des insultes aux salariés lors des premières occupations de L’usine. Le manager de transition délégué par la direction est un homme aux dires des salariés occupants le site »qui prend plaisir à virer des salariés ». Des plans peu avantageux pour les salariés sont proposés tandis que un certain nombre d’entre eux proposent un projet de reprise en Scop( entreprise coopérative) validée par les professionnels du secteur mais rejeté par la direction et l’ État.

Alors que l’ Inspection et la Direction du Travail cassent la décision des patrons de licenciements pour raison économique du fait d’ une compétitivité avérée de l’entreprise, le cabinet du ministère du Travail ne suivra pas. Les 14 salariés protégés occupent l’usine depuis le 20 janvier pour empêcher la direction de venir détruire le matériel . Les patrons n ont pas hésité à venir au matin du 20 janvier avec des bulldozers prêts à tout détruire arrêtés dans leur élan par les salariés. Ce site pourtant est un site contenant du matériel dangereux qui en cas d explosion pourrait faire quasiment autant dégâts qu’ AZF . Les liquides étant susceptibles de s’écouler dans le ruisseau alentour.

Les dirigeants voulaient tout détruire afin que les occupants ne puissent refaire partir. Cette direction qui n’ a pas hésité à espionner , à humilier les ouvriers défendant l’entreprise qui se battant pour retrouver des repreneurs. Il y a eu des repreneurs. Mais, ils ont dû décliner à cause d’une mauvaise santé financière. Au début de l’accoupation, seulement, 15% des ouvriers ont retrouvé du travail. Les représentants syndicaux se déplacent encore régulièrement pour démarcher de potentiels entreprises pour reprendre le site.

Une direction devenue illégitime

Le projet de Scop aurait permis de garantir 55 emplois. Mais la direction britannique au lieu de s’en intéresser , n’a tenu ses engagements de reclassement et a passé son temps à insulter et harceler les 14 représentants. Selon les salariés interrogés, elle aurait même provoquer un risque environnemental, sanitaire et sécuritaire, évité par les salariés.

 » Les patrons ne connaissent eux mêmes pas les composants toxiques présents sur le site et sont parfaitement incompétents », explique, Axel Peronczyk. « En voulant placer en bourses l’ entreprise a voulu jouer dans la cour des plus gros qu’ eux ». Et les résultats ne sont pas ceux escomptés, soulignent les salariés présents. Pour autant le site de Gerzat est le seul en Europe qui produit ces produits. Et les décisions des britanniques peut mettre en péril tout le secteur médical en péril. C’est aussi la perte de ce marché au profit d’autres et rendre la France et l’Europe dépendant des Chinois ou des Américains. Ce choix est jugé irresponsable par les ouvriers résistants.

.L’Etat semblait ouvert à la revitalisation du site . Mais à ce jour, il ne donne pas de nouvelles. Le covid – 19 suspens toute avancée dans le dossier. Quant à la direction elle refuse d’acter les propositions de l’accord pourtant signé en février 2019. Mieux, elle impose de nouvelles tout à fait inacceptables:

– Elle interdit 90% d’ une production sur le marché même si c’est pas Luxfer qui produit

– Elle veut vendre ou détruire le matériel .

– elle veut revendre le terrain à un sans payer le coût d’assainissement dû à la pollution.

En définitive, les responsables, selon les représentants syndicaux, refusent toute possibilité de reprise du site des salariés mais même de repreneurs potentiels. Toutefois, les salariés restants y croient encore et leur lutte ne meurt pas.

Jojo Rabbit

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Présenté au Festival international du film de Toronto, cette oeuvre cinématographique réalisée par Taika Waititi (Thor:Ragnarok), a recu le prix du public et l’oscar du meilleur scénario à Cannes. Jojo Rabbit, est un film qui peut destabiliser par le choix du surréalisme, parfois grotesque, pour relater des évènements tragiques, un régime de terreur: le nazisme.. On pleure et on rit, mais on ne s’ennuie pas . C’est une adapttion de « Le ciel en cage » de Christine Leunens.

C’est une comédie douce-amère, ,superbement portée par un jeune garçon très prometteur, Roman Griffin Davis, dans le rôle de Jojo, un jeune garçon allemand de 10 ans,candide, adepte d’ Hitler et la telentueuse Thomasin Mckenzie dans le rôle e Elsa Korr,’une jeune fille juive recueillie par les parents du garçon. Scarlett Johannson campe Rosie, la maman de Jojo. Hitler, l’ami imaginaire, est interprété par l’excellent Taika Waititi. Mais ce film ne serait pas si drôle sans la présence d’un autre jeune garçon , Archie Yates, alias Yorki, le meilleur ami maladroit mais sympathique du jeune héros. Et enfin Sam Rockwell, donne une touche surréaliste, dans le rôle du commandant K, dépassé par les évènements.

Original, frais, sombre, rocambolesque , et dramatique, ce long métrage américain retrace l’histoire de Johannes Betzler, un jeune garçon allemand, durant la seconde guerre mondial dont la passion est Hitler et le nazisme. Les couleurs sont très colorées et c’est certainement cela qui donne un ton décalé au film assez bouleversant.

Jojo Betzler , est maltraité par ses camarades lors d’ un camp de jeunesse hitlérienne. Parcequ’il est incapable de tuer un lapin, ses supérieurs vont le surnommer Jojo Rabbit. Son père est un soldat parti et jamais revenu. La rumeur dit que ce dernier serait un déserteur. C’est ce qui le fait adhérer aux thèses nazies àseulement . Mais ce père était un résistant, comme sa mère.

Ce petit garçon amoureux du Reich et de la nation a un ami imaginaire :Hitler en personne. Ce dernier lui sert d’instructeur et de père « putatif ». Mais son univers va basculer le jour où il entend du bruit dans le grenier de la maison familiale. Il va découvrir une jeune fille, Elsa Korr. Celle-ci , juive, est hébergée par sa mère. Peu à peu, l’enfant comprend que sa mère est une résistante, ce qui va créer en lui un choc émotionnel très important.

La mort de Rosie, pendue pour actes de résistance entraîne le film dans la tragédie. C’est aussi ce qui va permettre vrai un rapprochement entre Jojo et la jeune fille juive. Le petit garçon peut-il garder ses convictions?

Scarlett Johansson Jojo Rabbit
Jojo et sa mère

Entre sa rencontre avec Elsa dont il tombera peu à peu amoureux et son amour ardent pour le Fuhrer, la vie du jeune garçon va prendre un tournant complexe. Comment pourra-t-il composer avec son ami imaginaire antisémite? Il sera contraint de réaliser que la guerre n’est pas un jeu, que ses idéaux ne sont pas les bon.

Taka Waititit, a également écrit le scénario. Peut-on rire de tout? Oui, mais intelligemment. En effet, le film est fin dans son analyse du nazisme à travers les scènes du camp dans laquelle, on force un enfant à tuer un lapin de sang-froid. C’est d’ailleurs parce que Johannes Betzler, n’arrive pas à le faire qu’il est moqué et appelé Jojo Rabbit. Derrière le grotesque des situations, le scénariste et réalisateur montre l’abusrdité même du régime violent qui ne juge que sur la capacité à faire du mal. Ainsi décrit, le national-socialisme est montré dans ce qu’il a de plus horrible. Le film joue également très bien sur la caricature des Juifs dépeints comme cornus, ayant des pouvoirs maléfiques.

Ce n’est pas une simple comédie tendre, et loufoque comme on le voit durant la première partie. A la mort de Rosie , la maman de Johannes, tout bascule dans le tragique.Cet évènement va permettre aussi de montrer au candide enfant que la guerre n’est pas un jeu, que le nazisme n’est pas acceptable.