Marianne Maximi à l’Assemblée.

La place Salford est pleine, les gens discutent. L’ambiance est électrique avec toutefois une lucidité: la victoire n’est pas complète. En effet, ce n’est pas la majorité attendue qui tombe à 21h. Non et bien loin, la NUPES devra se contenter de 147 députés . « Cependant Castaner est vaincu, celui qui a tant éborgné », se réjouit un militant aguerri. »Nous pourrons proposer des textes localement et les faire remonter à l’Assemblée », se réjouit Dédé, figure locale et ancien du Larzac.

Première victoire électorale qui en appelerai peut-être d’autres.

C’est une jeune femme de 36 ans éducatrice spécialisée (CDEF Clermont-Ferrand) et maman qui remporte la première circonscription du Puy-de-Dôme. Elle sera donc notre nouvelle députée. Mais c’est aussi une militante de terrain, reconnue par l’ensemble des participants de la soirée festive de ce dimanche 19 juin.

« Je tiens à vous remercier », c’est par là que commence la gagnante. Une chose frappe, elle ne se met pas en avant, la jeune femme à la robe verte, tient à placer celles et ceux qui l’ont soutenus . Très bienveillante et solennelle , Marianne Maximi tient à rapeler d’emblée que sa victoire ne serait rien sans les soutiens, sans sa « team ». Et quelle team: ils ont bossé et ce malgré les indicateurs contraires, les fortes chaleurs, tous les jours. Jeunes et moins jeunes sont là pour célébrer cette victoire de la NUPES dans trois des cinq circonscriptions dans laquelle, la formation politique se présentait.

Des déçeptions

Si la soirée reste festive, la NUPES connait ce soir des déceptions. Nicolas Bonnet, 41 ans, candidat de la 3 circonscription , Clermont-Montagne n’est pas élu face à Laurence Vichnievsky ( Ensemble) qui l’emporte avec 53,09% des suffrages. Pour autant, l’élu municipal Eelv reste serein:  » C’était une circo difficile. Je suis pas mécontent malgré tout ».

Autre défaite et celle-là fait plus aux militants, c’est celle de Valérie Goleo. Cette militante dont la campagne est reconnue de tous comme exceptionnelle perd en obtenant un score honorable de 49,7 des suffrages face à la candidate Delphine Lingemann( Ensemble).

Après des mois d’une campagne exemplaire selon l’ensemble des participants, portes a portes, rencontres sur les marchés, collage, l’équipe de Marianne Maximi est heureuse et c’est ce qu’elle préfère retenir des résultats.

Mais Marianne Maximi entre à l’Assemblée

Mardi, l’éducatrice spécialisée issue d’un milieu modeste, représentant ainsi le peuple qui avait besoin d’une victoire de la gauche, entrera à l’Assemblée nationale.

« Elle saura défendre nos valeurs, notre programme », affirme l’ensemble des sympathisants présents.

Le V de la victoire.

Nonna Rina pour un moment de folie

Du dub, de l’électro, de la pop lofi, c’est ce qui attend le visiteur de l’Hôtel des Vil e s, ce vendredi soir. Et c’est Nonna Rina une artiste qui fait de la musique avec  » rien » comme elle dit.  » C’est ça qui coûte un peu cher », exique la jeune femme en montrant un ampli. Petit synthé, micro, walkman et un petit « Fisher Price » voici son univers. Et quand elle entre en scène, c’est magique.

Dans la salle éclairée de pénombre et de lumières d’ambiances électro, un public profite du spectacle sans les masques: fin des restrictions liées au covid-19 oblige. Un souffle de liberté

Elle a du talent, de l’humour et de l’amitié, elle rend hommage à ses compagnons de route à Bruxelles, leur ville actuelle. Ces derniers font partis des autres musiciens qui feront la suite de la soirée.

Un concert sympa au 55 av de l’Union Soviétique ce mardi soir à l’HDV.

Voix envoûtante, ambiance psychadélique, Nonna Rina, de son vrai nom Erica, est une jeune femme d’origine italienne et elle fait une revisite de la pop de la langue de Puccini. On voyage au sens figuré mais aussi au sens propre car elle termine par une » parade » qui fait sortir musiciens et spectateurs dehors. C’est une joyeuse fête et un instant décalé, de folie qui fait du bien après deux ans de restrictions covid-19.

Docteur Strange in the Multiverse of Madness

Après la sortie du dernier Spiderman, les spectateurs du MCU attendaient avec impatience la sortie de Dr Strange in the Multiverse of Madness, ce mercredi 4 mai dans les salles françaises. En 2016, le premier volet avait été jugé sympathique mais pour autant, il n’avait pas non plus laissé un souvenir impérissable dans la mémoire des afficionados .Benedict Cumberbatch, l’acteur britannique de la série Sherlock a fort heureusement habillé son personnage depuis, au travers des autres films Marvel, tels Thor, Ragnarok ( 2017) , Avengers: Infinity War (2018) ou Spiderman: No Way Home( 2021). C’est ainsi que le dr Strange est devenu un super-héros incontournable pour la franchise. Mais le brillantissime Sam Raimi, le très célèbre réalisateur de la saga des Evil Dead (1981-1992), signe-t-il un film qui hissera les nouvelles aventures du puissant sorcier aussi que l’homme-araignée au box-office?

Considéré souvent trop joyeux, très immâtures, loin de l’univers sombre de DC, le MCU dirigé par les studios Disney, souffre de son image qui lui colle à la peau. Et c’est bien ce qui a poussé Kevin Feige , le grand manitou, à faire confiance à un réalisateur spécialiste du cinéma d’horreur américain. Et malgré notre scepticisme initial, lorsque Scott Derrickson affirmait vouloir diriger un film sombre estampillé Marvel, Sam Raimi qui a pris le relais,semble avoir donné une scénarisation et un visuel plus proche de l’horreur que les précédentes oeuvres de la franchise.Et pourtant, l’interrogation demeure encore, est-ce un film vraiment horrifique?

Un film modérément fou?

A son corps défendant, Sam Raimi , laissé libre dans son choix artistique, reste encore sous l’emprise d’un patron de Disney et ne nous attendons pas, à un film d’horreur. On découvre une jeune actrice époustoufflante, Xochitl Gomez (America Chavez) qui explose littéralement l’écran. C’est de loin l’interprétation qu’on retiendra .Son personnage, est une jeune fille qui a le don de travers les dimensions et qui est menacé des monstres qui veulent accaparer son pouvoir. Le long métrage commence par une scène forte, d’action, où la protagoniste doit sauver sa vie. Elle a besoin de dr Strange, mais on découvre un autre dr Strange qui pour sauver le multivers est prêt à la sacrifier.

Le ton est donné, le rythme est là. Danny Elfman, un compositeur de blocktbusters reconnu (les thèmes des Batman, la première trilogie de Spiderman, les Simpsons, Charlie et les chocolaterie) est de la partie et le film envoie dès le départ du lourd, du très lourd avec un visuel d’effets spéciaux qui décapent. Puis par la suite, c’est autour de Elizabeth Olsen d’entrer en action sous les traits d’une Wanda Maximoff, tellement traumatisé et manipulé par un livre sombre, le Darkhold, qu’elle en devient la plus puissante des antagonistes du MCU. Si certains vont jusqu’à penser qu’elle vole la vedette à Benedict Cumberbacht, fort de constater, que l’actrice semble totalement investie par son rôle, et elle montre le caractère assez sombre, violent, fou du film.

Dit ainsi, Wanda est donc la grande méchante du film. C’est aussi la plus puissante des sorcières, à elle seule, elle parvient à détruire une bonne partie des sorciers de Kamar Taj. (résidence des maitres de la magie qu’on avait déjà découvert dans le premier volet de Dr Strange). Thanos fait pâle figure face à elle. Pour la première fois, une super-héroine devient l’ennemie la plus terrible pour les défenseurs de valeur de justice. Le film est clairement différent des autres: le bien et le mal ne sont pas aussi lisses. Tout pourrait fonctionner à première vue. Mais ce n’est qu’un mirage. Et oui, à force d’insister sur l’action, Sam Raimi oublie en chemin les personnages. Si ils sont un peu esquissés, pour autant, c’est la destruction de bâtiment, de corps qui domine. Et même si on voit des morts, l’action nous fait assez vite oublier l’aspect horrifique.

Il ne suffit pas de montrer pour faire un film horrifique, il faut s’intéresser plus aux personnages. Certes on avait parler de Wanda Maximof dans la série WandaVision. Et le public avait découvert, son côté sombre: devenue la Sorcière Rouge, l’ex super-héroine est devenue une méchante de premier plan. Si les épisodes de Westview dans la serie Marvel sont inconnus du spectateur de ce long métrage, le spectateur risque bien de ne plus rien comprendre du tout. Et comme au final on creuse pas l’intrigue et ses personnages, le film devient trop complexe pour vraiment apprécier le caractère « cinema d’horreur ». D’ailleurs Sam Raimi au travers de ce dernier film ne parvient pas à nous plonger dans le gore. Du moins, lors des premières impressions…

Certes pourtant on y retrouve bien des aspects de ce genre cinématographique: une vilaine sorcière, des héros impuissants, des monstres, même un zombie. En effet, pour parvenir à vaincre Wanda qui a acquis tant de pouvoir que même les Illuminatis (super héros d’une autre dimension) sont assez facilement vaincus et littéralement tués sans scrupules, Dr Strange doit prendre possession mentalement de son double dimensionnel mort lors de son affrontement face au monstre du début du film. Et la façon d’achever les adversaires, font bien de Maximof, une antagoniste horrifique. Et même si le spectateur est prévenu depuis quelques années déjà, il s’étonne de voir comment Wanda est devenue aussi cruelle. Mais voilà, on reste dans le MCU. Et finalement, ce n’est pas la méchanceté qui anime la Sorcière Rouge, mais sa propre folie: elle est persuadé d’avoir deux fils ( et pour comprendre, il vous faut regarder la série assez moyenneWandaVision) et pour vivre avec eux, en paix, elle doit tuer America Chavez, porteuse du pouvoir de traverser les univers. Et sa quête se transforme en une folie meurtrière sans égale dans l’histoire du MCU!

Mais malgré tout, le film se tient bien. En effet, quand la première impression s’achève, il est indéniable , c’est un film finalement vraiment horrifique! Oui même si l’action fait perdre le goût de l’horreur propre à Sam Raimi, l’humour étant moins présent que dans d’autres films Marvel, et la course en avant, d’un monde qu’on a connu assez merveilleux, qui semble aller à sa perte et ce malgré la victoire finale des super-héros à la fin. C’est finalement à partir de cette analyse que l’oeuvre prend tout son sens.

D’ailleurs ce qu’on notera et qui est bien réussi c’est: Dr Strange est-il un super-héros? Face à la puissance de la Sorcière Rouge et à l’incompréhension qu’il semble avoir face au multivers durant tout le film, cet ancien Sorcier Suprême redevient assez mortel, et très vivifiant: on voit grandement les limites du concept de toute-puissance héroique. Il y a un côté Batman: le héros perd ses marques, se repères…

Alors, à la question ce film est-il réussi, la réponse est oui. Bien interprété avec notamment la jeune Xochitl Gomez et Elizabeth Olsen. Le visuel certes composé d’effets spéciaux est cohérent et malgré l’action omniprésente, il reste suffisamment entredécoupés de couleurs sombres, colorés, et de nuances pour symboliser la folie, tant attendue .

Une folie bouffée d’air

La folie reste modérée à cause du format Disney. Pour autant, elle montre de la mort différemment des autres films. Notamment à la méthode Sam Raimi. C’est pas Thor Ragnarok avec de l’humour sur des moments pourtant tragiques. On expérimente plus l’amusement. L’heure est grave: une super-heroine veut tuer une enfant pour simplement vivre avec ses enfants imaginaires. Wanda est sur un terme clinique: psychopathe. Et cela choque. Et pourtant ce qui fait Marvel reste intact: des scènes décalés.

En effet, décalés sont certains passages. America Chavez est une jeune fille qui ne manque pas d’humour. En perdant ses deux mamans, poursuivie par des mosntres, par une sorcière totalement folle, elle parvient à tenir la barre haute en dérision. Les scènes entre elle et dr Strange sont très cocasses. En effet, la surprise pour America que ce dr Strange ne parle pas espagnol avec une intervention assez amusante de Wong sur les capacités du héros à comprendre sa propre langue est frais. Oui si ce Marvel est plus sombre, on reconnaît la franchise.

Ce film composé par Danny Elfman est virevoltant et nous fait pour la première fois dans les aphtes du multivers déréglé. La touche Raimi se reconnaît à la capacité de montrer la mort de manière crue, le crescendo dans l’horreur et le personnage central qui laisse sa place aux secondaires. Les personnes qui étaient adeptes des series Hercule ou Xena doivent se souvenir des accolytes des deux héros: Iolas et Gabrielle. Ces deux personnages ont pris l’ascendant sur les personnages principaux. Ici on retrouve le même schéma. Wanda Maximoff et America Chavez dominent le film et elles feraient presque oublier l’ancien Sorcie Suprême.

Ce procédé a un avantage certain: ne pas focaliser sur un seul personnage. Toutes les personnes ont leur importance et cela permet d’étendre l’histoire. Et le spectateur en prend plein les yeux et voyage de surprises en surprises. Sam Raimi nous montre pas un film linéaire, vide et poussiéreux. Tant par l’attrait qu’il sait susciter par la présence de protagonistes dramatiques que par un jeu de chronométrie parfaitement géré: entrelaçant les tons vifs et obscures.

Enfin, ce film s’est inspiré des séries telles que Wandavision et What if. Ainsi on voit apparaître deux Wanda: celle prisonnière du Darkhold et celle manipulée par sa propre illusion où elle avait créé un univers dans lequel elle est mère de deux jeunes jumeaux. Ainsi, elle oscille toujours entre le réal et l’imaginaire. Pour autant, les deux sont pas contraires et semblent se compléter, rendant l’ancienne Avengers la plus terrible des antagonistes du MCU. Wanda est clairement devenue la plus puissante des Sorcières !

Une folie inarrêtable

On comprend très clairement que Docteur Strange, Wong et America ne peuvent pas arrêter la Sorcière Rouge. Sa folie a une emprise sur elle qui la rend incontrôlable. Qu’il s’agisse de notre univers ou des autres que le film passe en revue, aucun ne parvient à résister à résister à l’ancienne super-héroine qui a vu Vision, son grand amour mourir devant elle.

Se sentant bouleversée , elle a su déployer ses pouvoirs au point d’être en mesure de créer un monde alternatif, Westview. Dans ce nouveau monde, elle y a construit une nouvelle histoire, où elle évolue comme mariée à Vision , de nouveau vivant, et ensemble, ils ont eu deux jumeaux ,Billy et Tommy (serie WandaVision). Avec la force du Darkhold, un livre maléfique ancien qui peu à peu va contrôler son esprit mais aussi décupler ses capacités.

C’est ainsi et par l’intervention d’une sorcière ancienne , Agatha Hangness, qu’elle passe de statut de super-héroine à super-vilaine. Et Docteur Strange in the Multiverse of Madness reprend là où s’achève la serie. C’est le désir de Wanda de vivre avec ses enfants virtuels qui la fait vaciller dans la psychose meurtrière et destructrice. Pour parvenir au bonheur familial elle se persuade que tuer la jeune America, dont le pouvoir est de créer des portails multi-universels est la seule solution. Elle est prête à tout détruire pour cela. Pour échapper ux plans maudits de celle-ci, Strange et America Chavez doivent retrouver un livre qui peut vaincre les effets du Darkhold.

Ainsi, ils doivents parcourir le multivers. Et dans un univers, ils font la connaissance des Illuminati. Et là c’est la surprise totale: le Pr Xavier, Le roi des Inhumains,le baron Mordo, Captain Carter, une autre version de Captain Marvel et l’Homme élastique sont unis pour lutter contre les menaces de violation du contituum multiversel. Et c’est le choc, même Miss Marvel ou le pr Xavier s’avèrent tout à fait impuissants contre Wanda Maximoff. Les Illuminati envoyés par Mordo pour défendre leur univers sont tués de manière effroyable. Rien ni personne ne peut arrêter la Sorcière Rouge, pas même les plus puissants super-héros!

C’est un Marvel historique pour Marvel: il semble n’exister personne au monde pouvant arrêter l’antagoniste qui seul peut tout détruire. Thanos et son armée font pâle figure face à la Sorcière Rouge et tous les méchants précédents du MCU également. Jusqu’à présent, Marvel n’avait présenté aucun antagoniste suffisamment puissant pour faire douter le spectateur sur l’issue du long-métrage. On peut féliciter Sam Raimi qui est parvenu à mettre plus de suspense que les frères Russo dans les Avengers Infinity War et Endgame! Oui ce film est bourré de suspense. Et le public aime ça!

Sam Raimi réussit dans l’horreur

Pour vaincre ce puissant adversaire, Sam Raimi propose de plonger encore plus le film dans l’épouvante. Réalisateur extraordinaire des Evil Dead, ce dernier a recours à un personnage qu’il connait bien: le zombie. Et oui , même si ce directeur de films, qui dit n’avoir aucune sympathie pour le MCU, a pourtant bien révisé ses classiques. C’est bien dans la plus ultime référence à la serie What if, qu’il puise pour parachever un film angoissant, haletant, vibrant : l’arrivée d’une version zombifié du dr Strange. Zombifié, magique avec plusieurs bras en mode Shiva, le puissant magicien va affaiblir l’inarrêtable sorcière.

Visuellement effrayant, le long métrage avait déjà fait appel auparavant aux démons et aux monstres, aux meurtres violents, au troisième oeil, mais il semble y mettre sa dernière touche avec la figure mythique du mort-vivant. Et ce qui est sûr c’est que même Wanda va avoir bien du mal à vaincre le nouveau Strange. C’est une lutte épique qui pourtant ne se solde pas par la victoire du Super-zombie magique.

Non c’est bien la confrontation de la réalité créée par l’ouverture d’un portail par America , prête à sacrifier sa vie pour sauver les différents univers, qui va permettre un dénouement heureux de l’histoire. C’est donc un pari réussi sur l’originalité et l’horreur qui hisse cette oeuvre cinématographique aux sommets.

Au plus haut et ce malgré quelques points négatifs à signaler quand même. Les effets spéciaux sont très présents voire parfois trop présents. C’est un film qui bouge dans tous les sens et le spectateur a du mal à suivre le scénario. D’ailleurs, est-il vraiment cohérent?

Mais pour autant, ce film reste grandiose et pas que par son côté horrifique, atypique pour la franchise mais aussi pour son visuel impeccable et sa prestation. La jeune actrice Xochitl Gomez ( GI JO:Jose) crève l’écran et Elizabeth Olsen donne là sa plus sublime prestation de Wanda Vision. Quant à Rachel McAdams et Benedict Wong, eux aussi sont parfaits dans leur rôle respectifs de Christine et Wong. C’est ce qui frappe dans ce long métrage fantastique, d’horreur et d’action, c’est le jeu des acteurs. Et cela apporte un plus au film et corrige les points négatifs.

Pécresse, oh ma Pécresse, elle est dans la détresse!

Tout avait bien commencé pour elle. Ancienne élève d’HEC, énarque, ministre sous la présidence Sarkozy et vainqueur de la primaire de LR pour les présidentielles de 2022, à 54 ans, l’ancienne enseignante à l’Institut politique de Paris , était comblée et se voyait déjà première présidente de notre beau pays. Et ce pays, elle le connaît bien et, elle avait su lui donner une glorieuse image :Miss France et le foie gras.

Quelle vision elle avait quand même! Qui mieux pouvait représenter la France, celle qui avait certainement les références les plus sûres en période de crise pour la 6e puissance mondiale: un concours de beauté et un plat prisé par les plus riches d’ entre les Français. Quel flair incroyable, la presque présidente avait eu: parler de notions parfois inatteignables pour les plus démunis d’entre nous! C’est sûr, elle avait du potentiel. Du moins, selon elle.

Et oui on aurait même cru qu’elle était de gauche parfois avec une volonté d’ambitieuse d’intégration sociale. Bon, avec pas plus de 30% de logements « très sociaux » au passage, faut bien le dire. D’autant plus qu’elle avait aussi surfer avec les plus « belles propositions de Marine Lepen ou d’Eric Zemmour. En effet, ne parvenant pas à trouver son chemin, elle s’était fortement essayé au zemmourisme avec l’emploi même du terme Grand Remplacement ou le refus de toute forme de voile martelant ainsi cette phrase « Marianne, notre République n’est pas une femme voilée ».

On peut le dire, Valérie Pécresse avait essayé plein de choses: la défense de l’Europe, le soutien aux Etats qui construisent des murs pour lutter contre l’immigration, l’intégration, la lutte pour les services publics et ça avait marché pour gagner les primaires de la droite le 4 décembre dernier. Mais les Français n’ont pas suivi pour autant. Faut bien le dire quant à choisir l’extrême-droite, faut plutôt miser sur les partis originaux , à savoir RN et Reconquête qui à deux deux, ont presque t totalisé la moitié de l’électorat au second tour des présidentielles. Voilà c’est dit, les Français n’aiment pas les imitateurs. Et elle aurait dû le comprendre, ils ne se sont pas indignés quand Nicolas Canteloup s’est fait virer d’Europe 1! C’était un signe quand même, non?

Mais non, elle y est allé tête baissée! Et malgré des personnes endormies lors de ses meetings, des sondages qui ne la plaçaient pas au delà des 10%, le refus du soutien du grand gourou maintes fois condamné par la justice, un certain Bismuth pour les intimes, elle a continué et au final s’est vautrée. Et c’est un mot très faible pour désigner son résultat dans les annales des scores les plus bas pour la droite: 4,8%! Bien en deçà même des pires sondages réalisés pour les dernières élections.

Comment un tel naufrage a pu être rendu possible?

Elle avait pourtant tenu face aux tempêtes.

C’est en 2007, que les Français ont pu découvrir la ténacité d’une ministre de l’Enseignement supérieur, dans les bonnes grâces d’un premier ministre qui un an plus tôt avait perdu sa popularité à cause d’une loi contestée par l’ensemble de la jeunesse, le Contrat première embauche. Pour aider les jeunes à travailler, ce chef de gouvernement, qui a tenu tête aux Etats-Unis, quelques années plus tôt en tant que ministre des affaires étrangères, avait décidé de précariser les jeunes. Mais syndicats et étudiants ont su s’unir pour vaincre ce projet en organisant les plus grandes manifestations françaises. Pour rappel, ces manifestations avaient réalisé l’exploit de mettre deux fois 3 millions de personnes dans la rue, de bloquer l’ensemble des facs de France et d’obtenir l’abrogation par la jeunesse d’une loi déjà votée à ‘Assemblée nationale.

Valérie Pécresse avait dû faire quelques concessions sur sa réforme très impopulaire d’autonomie des universités. Mais, elle avait su mieux tenir que Dominique De Villepin avant elle. En effet, à la sortie sa loi ne put être abrogée, et elle s’imposa pour le petit Nicolas Bismuth, comme l’une des plus efficaces ministres. Et faut bien le dire, elle avait bien eu du courage en affrontant des jeunes gens qui avaient voulu rejouer la mobilisation totale dans les facs. Et elle était allée dans l’arène en rencontrant des étudiants et des syndicats enragés contre elle. Mais avec Valérie, rien ne pouvait résister. Elle a gagné son bras de fer , certes non sans difficultés. Mais elle pouvait se vanter d’avoir tenu dans la tempête.

Elle a dû négocier certes mais elle a tenu malgré tout sur son texte.

Elle était aimée du grand public

Valérie Pécresse c’était pas Nadine Morano. L’actuelle femme en détresse, qui appelle à la soutenir financièrement, suite à son fiasco aux présidentielles,n’était pas une femme à la parole débridée. On ne lui connaissait pas d’abus ou d’intentions racistes avant sa campagne. Elle se revendiquait de la Chiraquie et du gaullisme. Référence faite à deux personnes qui avaient parlé du bruit et de l’odeur en désignant les populations de quartiers, et d’un grand général de guerre qui a eu bien du mal à renoncer à décoloniser le peuple algérien…Bon, on aurait peut-être pu imaginer que cette droite n’était quand même pas la gauche sociale…Mais pour autant, les positions de Valérie n’ont jamais été proches de Marion Maréchal ou de Marine Le Pen.

C’est d’ailleurs pour cela qu’elle était si populaire chez les Français de droite. Elle a été élue par deux fois présidente de région Ile de France, et lors de sa victoire aux primaires, elle parvint facilement à rallier son électorat. Jugée courageuse par la moitié des Français, elle paraissait inébranlable. Et sa plus grande victoire était certainement celle face au non moins populaire Xavier Bertrand en obtenant 61% des suffrages, à droite.

Mais pourtant, aujourd’hui, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même! Pécresse oh ma Pécresse, elle est en détresse!

Elle y croyait encore…

Elle a perdu dès sa campagne

Parce que vainqueur de cette primaire LR, elle se voyait déjà en haut de l’affiche. Et pourtant, avant même le premier tour des présidentielles françaises, elle perdait de la vitesse. Et oui sa vison certes originale de la France, n’a pas vraiment séduit. En pleine crise de l’inflation, l’image du foie gras n’était peut-être pas la mieux choisie. Ni même le choix de ses mots comme le karcher qui lui avait valu un recadrage par la marque déposée. En effet, karcher n’est pas un nom commun, mais bien une marque déposée! La spécialiste de droit public aurait dû s’en souvenir avant de vouloir faire du Sarkzoy réchauffé!

Elle qui se voulait être la candidate des précaires, des personnes de quartier, a préféré muscler son discours en parlant de « Français de papier », séparant ainsi les purs souches et les autres, victimes de rejet. Non, non et non vont très vite lui indiquer les sondages. Et elle ne décollera pas pas, au point même de se faire dépasser par Le Pen, Zemmour, Mélenchon et voilà elle a perdu sa campagne. Non la France ce n’est pas Miss France mais bien les personnes qui souffrent au travail, sans travail, dans les quartiers populaires ou dans les campagnes! C’est pas seulement les riches, blancs mais aussi les personnes issues de l’immigration vivant dans les ghettos! Et quand on veut parler de Grand Rassemblement, Valérie, on rejoint directement Eric mais on ne reste pas à LR!

Résultat, même les sondeurs n’avaient pas prévu une défaite d’une telle ampleur: moins de 5% des voix nécessaires pour ne pas sombrer dans la …détresse financière! Et voilà d’icône, Valérie est devenue une mendiante! Ah la pauvre, on la plaindrait presque…

Pécresse oh ma Pécresse, elle est en détresse!

Qui veut l’aider, la soutenir? Vous voyez bien qu’elle rame, que dis-je elle se noie! Elle est endettée à hauteur de 5 millions, venez l’aider bon sang! Un petit geste, soyez charitable!C’est elle qui voulait vous faire payer, vous les pauvres gens, et baisser les impôts des plus riches. Elle voulait aussi servir le service public, en créant plus de postes de contractualisations, au détriment d’emplois de fonctionnaires.

Pourquoi ne pas donner à cette femme qui mendie? On ne vous a pas appris la solidarité? Elle vous demande à vous qui n’avez pas mis de bulletins pour elle, à vous qui êtes à la rue, qui êtes des étudiants que sa réforme a précarisé, des retraités sans retraites, de donner un peu. C’est rien de méchant, juste vous serrer un peu plus la ceinture. C’est bon pour votre régime, n’est-ce pas? Et même si vous n’êtes pas de droite, Valérie accepte votre argent: après tout, l’argent n’a pas frontières et de couleur. Etrangers précaires, travailleurs étrangers exploités qu’elle veut expulser sans concession, si vous donniez aussi? Sa situation est tellement triste: elle est vraiment en détresse, ayez du coeur!

Ah mais vous en avez eu du coeur. Et oui nous apprenons que finalement vous avez donné pas moins de 2, 5 millions d’euros! Valérie Pécresse doit se sentir mieux d’autant plus que Christian Jacob, le grand patron du parti a annoncé que LR donnerait huit autre millions! Il y aura seulement une peu plus de 4 millions à trouver!

Celle qui appelait à dépenser moins, mendie encore mais voit sa situation s’améliorer. Nous sommes soulagés pour elle, ce fut un déchirement que de savoir que la candidate dont le patrimoine ne dépasse pas les dix millions d’euros ne verra pas celui-ci s’effondrer.

Et oui Valou est économe, elle préfère dépenser l’argent des autres que le sien pour éponger ses dettes et ceux du parti. Quelle femme alors, elle prend aux autres pour ne pas s’appauvrir, elle avait finalement ses chances de gagner les présidentielles. Elle a bien compris le principe financier qui régit notre politique.

La trêve hivernale finie: le Dal63 se mobilise contre la reprise des expulsions locatives

Le DAL63 (droit au logement 63) est mobilisé comme chaque année pour sensibiliser les clermontois sur la reprise des expulsions locatives.

A Clermont-Ferrand, ce samedi 2 avril, une bonne trentaine de personnes se sont rassemblées place de Jaude, pour dénoncer la retour des expulsions locatives, après la fin de la trêve hivernale au 31 mars dernier. Mais ils ont tenu également à interpeller les différents candidats à l’élection présidentielle, notamment ce lui qui ne « sait même pas ce qu’est la trêve hivernale ». C’est deux ans après le terrible hiver, durant lequel l’abbé Pierre fit son appel, que nait en 1956 , la trêve hivernal. A cette époque, une dizaine d’années après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Français découvrent que des centaines de milliers de personnes ont froid, ont faim et qu’ils n’ont pas de toit.

La trêve hivernale permet à personnes logées dans des conditions difficiles et à des familles précaires de ne pas se faire expulser de leur habitation durant de novembre à fin mars. Elle permet aussi aux services d’hébergements de mettre plus de moyens à disposition en direction de personnes à la rue.

« Il y a 2,2 millions qui attendent un logement social en France »

Alain Bidet (membre et trésorier du DAL 63) s’exprime dénonce le nombre de logements vides alors qu’il y ait tant de personnes à la rue.

« Il y a en France, 2,2 millions de personnes dans la rue », rappelle Robin Correia, membre du Dal63. Ce chiffre est énorme, c’est posé: l’association clermontoise qui suit actuellement une vingtaine de personnes actuellement, veut interpeller les consciences. Et pour enfoncer le clou, le militant précise que 2023 sera « une année noire » en France. En effet, il explique que « seulement 82 000 projets de logements sociaux n’ont été déposés par l’Etat alors qu’il en faudrait 150 000 rien que pour cette année.

L’heure n’est donc pas à la rigolade. « C’est un scandale qu’il y ait des logements vides alors que des personnes se retrouvent à la rue », dénonce Alain Bidet, trésorier de l’association. Lui et ses camarades ont recensé 1200 logements non occupés alors que pourtant le DAL63 suit une grosse vingtaine de personnes qui désormais ne sont plus protégées par ce moratoire qui leur permettait de ne pas être expulser du 2 novembre au 31 mars. Ces personnes ne sont pas de mauvaise foi mais ne parviennent plus à payer leurs loyers. Et pourtant, un candidat n’a pas hésité dernièrement à affirmer que « si elles ne paient pas leur loyers, c’est normal qu’elles soient expulsées ».

« Faisons simplement appliquer la loi »

Parmi les revendications demandées par les militants du droit au logement, figure la réquisition des logements vides. « C’est la loi », souligne Fatima, une des fondatrice du DAL63. C’est ainsi qu’Alain Bidet renchérit : « Faisons simplement aplliquer la loi. Pour comprendre à quoi font références les deux militants, il faut savoir qu’il s’agit de la loi sur la réquisition par le préfet de logements vides pour loger celles et ceux qui ne sont pas logés. Instaurée dans les ordonnances de 1945, le dispositif de réquisition sera complété par différentes lois, dont celle de 1956, faisant suite à l’hiver 54.

Lorsque le logement social est saturé et que le nombre de personnes dans le mal-logement est manifeste , le Préfet peut réquisitionner des logements vacants et le maire mettre à disposition aussi des logements en cas d’insalubrité. Aujourd’hui, les militants dénoncent donc des autorités qui ne font pas assez à leurs yeux et exigences plus de logements sociaux.

La trêve hivernale finie, ce sont quelques vingt familles suivies par l’association qui risquent donc l’ expulsion locative.

THE BATMAN: QUAND L’ENNUI L’EMPORTE SUR L’ESTHETIQUE.

The Batman , film réalisé par Matt Reeves ( La Planète des Singes (2014), Cloverfield (2008), est actuellement dans les salles. A travers cette nouvelle adaptation de l’Homme chauve-souris, sur grand écran, le scénariste et réalisateur américain signe là un film apparemment sombre, et plutôt dépressif, qui a ravi une grande partie du public français dans les salles depuis le 2 mars. Toutefois, malgré tout ce film rencontre au cours de ces dernières semaines, des avis plus nuancés, voire critiques.

Si, un premier césar doit-être décerné, c’est assurément pour la BO. Michael Giacchino, est un compositeur remarquable. Il l’a déjà démontré par le passé. En effet, on lui doit d’autres BO de films réputés:  » La Planète des Singes: l’affrontement  » (2014) et « La Planète des singes: Suprémacie », (2017). Si on se souvient du fabuleux travail artistique de Hans Zimmer accompagné par Lisa Gerrard, pour le film « Gladiator », on n’oubliera certainement pas non plus d’acclamer, Giacchino pour « The Batman »! Et c’est important de parler de la BO, car c’est l’un des rares éléments qui fait la quasi-unanimité pour ce film, souvent décrit comme sombre, original mais aussi comme long, voire même ennuyeux.

C’est bien le thème , « Something in the Way », de Nirvana qui aura certainement marqué le plus le spectateur. C’est celui qui donne le ton: sombre, psychédélique et à travers l’ensemble musical, on avance dans ce film assez troublant, parfois extasique et jouissif.Oui, Nirvana comme fond est là une riche idée de Matt Reeves. Ce côté « planant », illustre bien une ambiance assez décalée par rapport aux autres oeuvres cinématographiques sur le justicier tout de noir vêtu. C’est tellement fort, qu’on est hypnotisé presque par les sons qui captent notre esprit durant ces 3Heures de découverte d’un Gotham, ominprésent.

Et si on devait décerner un autre césar, c’est pour le choix visuel, très esthétique, très épuré des effets spéciaux redondants habituels qui assourdissent les yeux. Là, c’est le décor qui domine, le visuel gothique, romantique gris, et jouant sur le clair obscur: les ombres des immeubles de Gotham et les lumières vives à certains instants qui éclairent furtivement les bâtiments, sales, témoignant d’une ville à l’abandon, dévorée par la pauvreté et le crime.

Ce Gotham devient le personnage principal,grâce à une camera semblable à une loupe, une focale perpétuelle sur les rues, les appartements, les chambres, la vie inquiétante de personnages paumés, fricotant allègrement avec la pègre, juste pour survivre. Cette camera, en fait le regard désabusé du Batman qui scrute, dans l’ombre, chaque scène de perdition d’une ville sans espoir où le crime et la corruption règnent en maître. Robert Pattinson, qu’on attend au tournant, après la grande interprétation de Christian Bale, se fait le détective, novice mais persévérant qui permet à travers sa prestance de retrouver le climax des comics de notre enfance. Dire que sa prestation du chevalier noir, n’étant sur le terrain que depuis deux ans, et ne parvenant pas à se remettre de la mort brutale de ses parents 20 ans plus tôt, est époustouflante, est un faible mot! C’est vraiment the Batman, il vit le personnage et nous fait rêver, avec ses phrases laconiques, ses phases de déprimes et ses maladresses. Il est un humain, un héros et pas encore un super-héros! Parfois ça fait du bien: le spectateur peut s’identifier à lui.

Et ça c’est le troisième césar qu’on peut décerner au film: un choix scénaristique original. En effet le héros est sobre en terme d’actes, ressemblant un peu à Eric Draven, le charismatique personnage rock , revenu de la mort pour venger la mort de sa petite amie. On revoit un Brandon Lee tant le choix de Matte Reeves de rendre Batman , névrosé et en perdition de repères est réussi. Ce film est un polar orienté psycho drame, à la limite de l’opéra rock pour sa photographie et son graphisme. L’action durant les deux premières heures laisse place à une enquête compliquée pour le héros, voire éprouvante.

Et c’est bien cette enquête qui est la trame principale du film. DC veut dire, et on l’avait oublié durant ces dernières décennies, détective comics. Et donc le choix de Matt Reeves semble d’être revenu aux sources. Et pour le moins qu’on puisse dire, ça déstabilise le spectateur, et rend le film très lent, pas toujours dynamique et parfois trop visuel, trop voyeuriste. Tout y est montré à la loupe, car Batman scrute tout, et c’est à travers ses yeux qu’on comprend le film.

Et finalement c’est ce regard qui va prendre le pas sur la beauté des scènes, et donc sur l’esthétisme. Et ce regard pendant deux heures trente c’est long, très long voire trop long.

Un Batman qui scrute trop

Robert Pattinson donne une excellente interprétation scénique et l’ensemble des critiques s’accordent sur ce point. On est bluffé, et on oublie sincèrement assez vite Christian Bale qui pourtant a interprété une trilogie restée mythique: Batman begins, the Dark night, et the Dark Knight rises. Christopher Nolan avait su en sont temps capter son public et en faisant le choix d’un Bruce Wayne présent, assez pue empathique, marqué autant par son passé dans la Ligue des Ombres avec son mentor Ras-al Ghul que par l’assassinat de ses parents. Si Bruce Wayne avait une consistance forte, Batman était trop classique. Ici, on assiste à un renversement: Batman est consistant car ne sachant vraiment être le symbole qu’il doit être. Il est maladroit,tout en étant malgré tout fort et valeureux. Et pour le coup, c’est Bruce Wayne qui devient plus fade, tellement torturé qu’il agit avec peu de coffre. D’ailleurs il apparait peu car il passe son temps à scruter, en justicier, en vengeur, en Batman.

Et la trop grande présence de Batman, rend le film assez peu dynamique: il y a qu’un regard, celui du chevalier noir. Il observe, assiste son fidèle ami, le commissaire Gordon, seul allié qu’il ait dans sa croisade contre le crime. Mais voilà, son enquête n’a du sens que parce qu’il y a un méchant, qui joue avec lui et la police de Gotham sous forme d’énigme. Et pour assumer ce rôle de Riddler, on a fait le choix de Paul Dano. Les cinéphiles aguerris ont pu voir cet acteur dans Little Miss Sunshine ou The prisoner. Bien entendu quand il porte son masque de Riddler, l’acteur n’est pas forcément mauvais . Mais à la fin, lorsque le masque tombe, on découvre un jeune homme plutôt sympathique, légèrement joufflu. Le charisme en terme physique n’y est pas.

On a du mal à ce moment là, à croire que c’est cet homme qui paraît presque inoffensif puisse avoir donné tant de fil à retordre à Batman et au fin limier, le commissaire Gordon. Car il faut le rappeler, ce film est avant tout un polar sombre, avec une enquête menée par un chevalier noir au début de sa carrière, et un célèbre commissaire de l’univers DC qui ne l’est pas encore. Et le spectateur découvre l’intrigue à travers cette caméra voyeuriste qui ne change jamais d’angle, qui paraît fixe et donne au film réaliste diront certains. En vérité, cela dérange plus que cela ne fait avancer ce film assez lisse malgré tout: ni Bruce Wayne, Ni Batman sortent du cadre: ils sont juste paumés et inexpérimentés, mais très loin d’être « dark ». C’est un film sobre , qui axe beaucoup trop sur le visuel, sur la focale du héros et on plonge assez vite dans le cinéma indépendant de bas étage assez brouillon.

Un film qui se cherche sans jamais se trouver

Il pleut à Gotham

C’est un film qui raconte que Batman a pris le costume depuis deux ans et qu’il voit Gotham, ville emblématique américaine, métropole fictive américaine se dégrader: meurtres, corruptions, violences gratuites. Il observe et frappe telle une proie les gangsters et malfrats. Ici, on reprend un arc narratif intéressant, le héros enquêteur persévérant, peu aimé de ses alliés du célébre GCPD (police de Gotham). Il erre dans cette ville, en racontant comment il voit lui même les choses. Mais voilà, le travail immense de l’équipe de décors, du directeur musical et de Robert Pattinson ne parviennent pas à faire oublier une ficelle revue et revue au cinéma et dans Batman même (même celui de Nolan): tous pourris. Cela ne constitue pas un scénario complet, et même l’énigme autour d’un Riddler facétieux qui mène le justicier vengeur sur une piste aussi tordue qu’insipide ne parvient pas à captiver très longtemps.

Et pourtant ses références au somptueux film Seven du talentueux David Ficher auraient pu faire de ce film un grand film: ses couches de noirceurs, la scénographie sombre et dépressive , le tueur psychopathe, vengeur et méthodique. C’était un polar a succès garanti par sa sobriété, son réalisme et sa maitrise des contrastes ombres et lumière. Ses dialogues épurés et le climat constant d’incertitudes quant à la résolution de l’énigme sont autant de bons points pour soutenir ce film. Mais voilà encore, entre la scène grandiose où Batman fait son entrée en sauvant un homme d’une agression par un gang peinturluré , au sortir du métro dans un Gotham sordide et la rencontre de l’homme chauve-souris avec l’intrigant Oswald Cobblepot, il y a des scènes assez inconsistantes comme l’arrivée d’une jolie Selina Kyle dans sa chambre, dans son bouge qu’elle partage avec une jeune fille de l’Est. Si Zoe Kravitz est ravissante à souhait, elle est assez insipide à l’image générale du film: une belle femme qui veut venger la disparition de son amie ou finalement se venger de son père. Ce qui rend le film assez confus: quels sont les vrais buts des antagonistes? Le film ne tranche pas assez sur sa finalité. Et on a l’impression que c’est la raison pour laquelle il insiste tant sur la photographie .

Cette photographie aux allures pop rock, assistée d’une BO , punk , gothique, alternative et lancinante, très travaillée, est malheureusement un subterfuge grossier pour masquer un film qui n’a pas trouvé son chemin: le polar ou le film d’action. Il oscille entre les deux, sans parvenir à avoir du coffre, de l’audace, du rythme et une direction qui permettrait de rompre l’ennui qui s’installe après la première heure. Et rappelons que cette oeuvre cinématographique dure 2h45.

Et 2H45 c’est long quand on suit cette enquête pas follement intéressante en vérité. Un individu tue des personnes corrompues, et laisse comme le Zodiac, des indices aux enquêteurs. On plonge dans l’univers d’un jeune Bruce Wayne qui peine à incarner un justicier pourtant nécessaire pour une ville qui se meurt d’une délinquance croissante. L’histoire paraissant originale au départ, devient au fur et à mesure classique et ne raconte rien de nouveau. Batman contre le Pingouin et la pègre locale, du déjà vu avec Burton. Il y a certes en plus, l’ennemi secret qui décide de jouer avec lui. Cet ennemi est intelligent, solitaire et connait assez bien le justicier masqué, du moins ses faiblesses. C’est une traque. Une traque qui pourrait être sympathique si le réalisateur n’y avait pas mélangé l’aspect film d’action. Voulant faire croire à un film d’auteur, Matt Reeves, ne parvient pas à rester sur ce chemin , car les scènes où Gotham est voué à la vengeance du Reedler qui met le feu et déverse les eaux sur la cité, rappellent le film d’action et de super héros. Et le spectateur a quand même une certaine impression de se faire manipuler,et avoir. D’autant plus que beaucoup de ces scènes d’action ne sont pas sans rappeler la trilogie de Nolan (The Dark Knight) ou la Snyder’s Cut (les scènes post-génériques) .

Et c’est aussi ce qui fait de ce film un film qui ne trouve pas sa voie. Vendu comme un film original, et noir, au final, le réalisateur y met quand même des éléments déjà vus, déjà servis dans l’ensemble des Batman (vengeance, folie, destruction de Gotham) et dans l’ensemble du cinéma hollywoodien, en général. Le tous pourris n’est plus porteur. Des Incorruptibles( Brian de Palma, 1987) en pensant par les Infiltrés (Martin Scorses, 2006), on nous a servi trop de fois cette rengaine. C’est assez plaisant pour un réalisateur qui n’a pas beaucoup d’idées sur le plan scénaristique, mais cela ne tient pas dans un film aussi long.

Un Batman paumé

Un film long, long, long…

The Batman dure quand même 2h45., il est important de le rappeler.Pour mémoire, Batman:Begins (2005), avait une durée de 2h20. Le format était déjà long en soi, bien que plus court. Toutefois, le choix photographique de Chris Nolan avait été l’alternance de scènes, afin de donner toujours du rythme. Bruce Wayne était déjà un personnage torturé, obnubilé par la mort de ses parents,brutalement assassinés sous ses yeux d’enfants. Il était un jeune homme arrogant et en soif de vengeance. Mais le film n’avait pas focalisé que sur ces éléments. Il avait tenu à donner de l’ampleur aux personnages secondaires comme: Alfred (Michael Caine), Lucius Fox (Morgan Freeman), Katie Holmes ( Rachel Dawes) et Gary Oldman (le commissaire James Gordon). Des alliés de poids avec une personnalité marquée pour Bruce Wayne et Batman.Et du coup, le film était vivant, malgré un arrière plan déjà sombre.

Ici dans the Batman, tout tourne sur Batman et Gotham. Les personnages secondaires, comme Selina Kyle alias Catwoman (Zoe Kravitz) ou Jeffrey Wright (commissaire Gordon) ou Andy Serkis (Alfred) ne sont pas très profond et restent assez en retrait, et ce malgré leur présence scénique. Ainsi, ce film fait d’eux des prétextes pour habiller l’histoire vide et n’investit pas sur leur charisme. Pourquoi insister sur l’appartement de Selina et de sa colocataire qui va être enlevée, puis tuée par Don Falcone (le patron du Pingouin, interprété par un John Turturro plutôt à côté de ses pompes), si on ne creuse pas plus sur Selina? Là encore, le réalisateur ne sait pas vraiment quoi montrer. Et pourtant, il montre: l’entrée de l’héroine, sa relation sororale avec la future victime, les courbes sublimes de Zoe Kravitz quand cette dernière se change pour revêtir le costume de Catwoman). Et cette scène voyeuriste semble ne jamais avoir de fin.

Oui, la caméra focalise sur plein d’éléments sans grande importance: le regard de Batman intrigant sur le jeune gangster initié qui prendra la fuite après ses collègues qui se sont fait mettre à l’amende par le vengeur masqué, la scène où le justicier se retrouve avec le procureur attaché avec une bombe fromentée par le Riddler, la séquence où Batman coupe le filon de corde pour se retrouver dans l’eau pour conduire les rescapés de la folie de l’antagoniste principal…Ces scènes sont longues, et font décrocher le public qui aurait peut-être aimé plus de dialogues, plus d’action que des plans séquences en mode caméra embarquée.

Sous forme de chronique, l’histoire est racontée par un Batman débutant qui est paumé, ne se remet pas de la mort de ses parents mais ne parvient pas à comprendre la violence de la ville qu’il aime mais qui a sombré dans le crime. Il n’a au départ plus d’espoir, il est désabusé et se laisse souvent avoir par les plans par son adversaire: Edward Nashton , l’Homme-Mystère (ou Riddler). Celui-ci a grandi dans un orphelinat et considère que tous les notables de la ville sont corrompus. Ce qui n’est pas faux, mais ce dernier se venge. L’intrigue mise en place par ce dernier, autour du El Ratta est assez niaise, et par sa redondance, donne une image au film simpliste.

Et ce simplisme passe mal après presque 3 heures passées dans les fauteuils des salles obscures. Rien n’est bien construit, et le visuel est prétexte pour combler ce vide. Comme par exemple l’intrigue autour des parents de Bruce Wayne. L’absence de rupture dans les séquences et les intrigues comme celle-ci, qui s’allie à la vacuité d’un certain nombre d’images, ne permettent pas d’avoir une dynamique positive, et une opinion favorable sur l’ensemble du film.La ficelle de la sobriété dans le brossage des personnages et de l’action, couvert d’une esthétique à couper le souffle, ne tient pas en haleine suffisamment, et ce malgré la dernière demi-heure explosive mais assez brouillonne. En effet, beaucoup de scènes inutiles, lentes et interminables ainsi que des références à d’autres films de la franchise nuisent vraiment à l’oeuvre de Matt Reeves.

The Batman, est donc agréable d’un point de vue visuel. Il ‘est intéressant de le voir au moins une fois au cinéma.Cependant, parvenir à ne pas s’endormir est difficile car l’ennui l’emporte sur l’esthétique bien souvent dans le film. Si la prestation subliminale du justicier vengeur de Robert Pattinson est exceptionnelle et de loin la meilleure de toutes les versions sur grand écran , elle ne parvient pas pour autant à faire oublier que l’univers de cette icône ne séduit plus. Matt Reeves ne parvient pas à redonner du souffle à un personnage qui s’est fourvoyé dans les clichés racoleurs du tous pourris et de la nécessité d’un super héros pour défendre une ville qui se meurt. Même le symbole d’espoir que l’homme chauve-souris représente à la fin du film est daté et les spectateurs lui préféreront plutôt des héros ordinaires comme Bill Costigan dans les Infiltrés. Si the Batman se prépare déjà à être le succès commercial, on n’oubliera pas que le décor ne peut sauver toute l’oeuvre assez monotone et insipide.

Festival international du Court-métrages de Clermont-Ferrand: 100 000 personnes malgré la crise sanitaire

Le 44e festival du Court-Métrage de Clermont-Ferrand, qui s’est déroulé du 28 janvier au 5 février s’est achevé samedi dernier sur note positive. Laure Thomasset, l’organisatrice confirme aux micros de nos confrères de France Bleue: « On est particulièrement content d’avoir pu faire 100 000 entrées »

Souvenez -vous, en 2021, le festival est confiné, c’est la crise sanitaire.Le numérique remplace les visites de salles illustres comme Cocteau, Vian ou l’amphi Varda. C’est monotone, voire triste…Et en 2022, c’est, aussi la crise sanitaire, mais voilà, le festival retrouve ses festivaliers.

Cette année, pas de couvre-feu, et ce malgré une épidémie bien présente encore dans notre pays. Oui présente, mais heureusement pas suffisante pour tout mettre à l’arrêt. La vie malgré les masques bleus, blancs ou noirs est bien là, et quelques 100 000 personnes et plus ont participé à ce grand évènement et c’est tant mieux.

Une autre ambiance

Pourtant on peut noter que tout n’est pas comme les autres années et notamment 2020. Le bruit des rues bondées, les senteurs de saucisses provenant des vendeurs ambulants et les jeunes parfois agités par trop d’alcool semblent avoir cédé la place à file d’attente menant au nouveau lieu: la Comédie, où l’on peut voir l’effervescence de personnes plus guindées profitant d’une bière ou d’un plat aux Grandes Tables. Les longues files pour les séances de Cocteau ou Vian ont fortement diminué . Mais les festivaliers ont pu découvrir deux nouvelles salles: les Possibles et Horizon avec des séances pleines.

« Horizon c’est une belle salle très confortable », explique Moise, jeune homme d’une trentaine d’années. Spacieuse, à l’architecture boisée, la senteur est véritablement troublante. Plus petite que sa voisine, celle-ci suscite des émotions aux festivaliers. Quant à l’autre, plus classieuse, elle a son avantage: elle est plus pratique d’accès pour les personnes ayant un handicap moteur. Toutes les deux reçoivent un satisfecit. « Je viens pour les salles », affirme une habituée qui semble avoir changé ses habitudes. En effet, cette année, beaucoup sont venus pour découvrir et s’émerveiller du nouveau bâtiment et ce qui est sûr c’est que la Comédie a réussi son premier festival.

Effervescence malgré la crise sanitaire

Malgré les contrôles du passe vaccinal pour accéder aux séances, les gens ne perdent pas leur sourire et leur joie de vivre. A l’intérieur ou en terrasse, les tables sont pleines. Il est difficile de pouvoir trouver une chaise disponible, ce qui est confirme le succès de l’évènement.

Mais si la Comédie et ses tablées sont dans l’effervescence, la Maison de la Culture et les salles Cocteau et Vian n’affluent pas tant que les autres années. Des choses peut-être dissuasives pour certains ont fait leur apparition: le billet numérique, l’absence d’horaires sur les pages de présentation des fils dans le programme.

Pas toujours simple de connaitre les horaires

« Quoi la séance est à 18H30?, mais sur le programme c’est marqué 18 h », s’étonnent quelques personnes. Les bénévoles de la Comédie reconnaissent que nouveau système n’est pas aisé à comprendre. D’ailleurs certains renvoient même à leurs collègues situés à la Maison de la Culture. Il faut donc être concentré pour bien déchiffrer les horaires.

Malgré ces quelques petits tracas, le festival a quand même ramené pas moins d’une grosse centaine de milliers de visiteurs. Faut dire que les films présentés n’ont pas pu laisser indifférents car chargés des émotions, à l’image de notre époque aux heures d’une pandémie.. « Ah le film russe, dans la neige, qu’est-ce qu’il était bon », s’émerveillent deux jeunes hommes d’une trentaine d’années.  » . Les yeux brillent à la sortie de ce courts-métrage dont l’histoire se situe dans un coin reculé de la Russie. Des policiers qui doivent ramener un corps d’homme mort à cause du fruit. L’humour russe fait mouche.

Des films qui touchent

La poésie, l’espoir, les pleurs ou le rire ont animé la séance ESP4, dans la salle Varda (fac de Lettres). Si ces deux films ne font pas partie du palmarès, ils auraient gagné à l’être. En effet, Background, film à la fois drôle, touchant et poétique où danse , images et anecdotes s’entre-mêlent pour mettre l’accent sur un couple, une histoire dans une histoire plus importante. El Corredor , l’histoire d’un ancien patron qui a tout perdu qui rencontre son ancien chauffeur qui ruse pour l’amener à travers une course à retrouver un travail. Très fin, et superbement interprété, ce film est un des films qui a apporté vraiment beaucoup de plaisir aux spectateurs.

Et pour finir, une des choses qui a pu ravir aussi les participants cette année, c’est la discussion ouverte avec les réalisateur en fin de séances dans les salles Possibles et Horizon. L’équipe de Sauve qui peut le court a su très certainement pallier à la crise sanitaire, en jouant la carte de l’interaction et des rencontres, des petits temps en tables, dans de nouveaux locaux .Ce festival a témoigné qu’on peut vivre de grands moment de cinéma quelque soit la situation alentour.

Pour continuer:

https://www.cnc.fr/cinema/actualites/le-palmares-du-festival-de-clermontferrand-2022-devoile_1624585

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwj69e233u71AhUJQfEDHchnCgEQFnoECBwQAQ&url=https%3A%2F%2Fwww.francebleu.fr%2Finfos%2Fculture-loisirs%2Fle-44e-festival-du-court-metrage-de-clermont-ferrand-se-termine-avec-plus-de-100-000-entrees-1644166503&usg=AOvVaw35yhi-Jrttz-u6MGy1rBNZ

https://clermont-filmfest.org/

https://clermont-filmfest.org/

Une polémique pour pas grand chose, selon la mairie de Saint-Médard de Guizières

crédit photos: le Huffpost. Saint-Médard-de Guizières, en Gironde.

Jeudi dernier, à Saint- Médard de Guizière (33), un enfant de 7 ans, Wilan Raymond, a été privé de cantine et ramené chez lui par un policier municipal. Cette nouvelle choque. Un enfant paie pour les impayés de sa maman, la méthode de la maire, Mireille Conte-Jaubert a suscité l’indignation de nombreux internautes et medias.

Chirley, la maman de l’enfant n’a pas payé la cantine , selon elle depuis janvier 2020. Pour la mairie c’est 400 repas non honorés. Mais la jeune femme est sans travail. C’est une surprise lorsqu’elle voit son fils arriver chez elle, accompagné par un agent de police municipale.

Une semaine après les faits, la mairie se défend malgré la critique générale.

« Une polémique pour pas grand chose »

crédit: bftmtv. La maire de Saint-Médard de Guizière,MireilleConte-Jaubert défendant sa procédure avec force.

« On fait une polémique pour pas grand chose. Pour comprendre qui est la maman, regardez l’émission de Hanouna », explique une personne de la mairie de Saint-Médardsur Guiziere. Elle ne déclinera à aucun moment son identité. Ce qui est clair pour cette femme, pas très prompt à répondre aux questions, la Maire, Mireille Conte-Jaubert, a bien agi. « Nous avons relancé par plusieurs courriers, et nous avions prévenu que nous allons faire cela, mais nous n’avons pas eu de réponse », continue l’employée de la muncipalité girondine.

« Le téléphone sonne, il y a des gens qui attendent « , s’empresse de conclure l’agent d’accueil. L’interlocutrice, raccroche peu sèchement. Ce qui surprend c’est qu’à aucun moment, le traumatisme de l’enfant n’est pris en compte. Seuls éléments toujours argués: les 900 euros de frais de cantine et les non réponses de Chirley. « Le policier connaissait l’enfant, on a fait les choses correctement », se défend encore l’employée de la commune avant de mettre fin brutalement à l’entretien. La mère confirme la bienveillance de l’agent de police dans l’émission de Cyril Hanouna (TPMP) sur C-8. Toutefois, elle précise que celui-ci était gêné quand il ramène l’enfant chez elle.

« C’est un gentil garçon »

C’est la policemunicipale qui va raccompagner le jeune garçon à cause des impayés de cantine de la mère.

« C’est un gentil garçon », d’après le policier. C’est surtout un enfant de 7 ans, aujourd’hui traumatisé, selon la maman, Chirley. Contrariée, madame Conte-Jaunert s’enflamme sur le plateau d’Apolline de Malherbe:  » Si vous avez des solutions, alors donnez les moi ». Sans remettre en cause la difficulté à gérer une situation d’impayés pour une municipalité, il est intéressant de noter que les mesures sociales d’accompagnement n’ont pas été préconisées.

Il y a à ce jour deux versions qui s’affrontent: une maman qui dit avoir tout fait mais qui s’est laissée débordée par les dettes et celle de madame le Maire, qui défend une actions faite car la maman aurait au contraire pas donner suite aux avertissements et relances. Toutefois,ce qui aurait dû importer dans cette affaire, c’est le bien de l’enfant. Comment peut-on humilier un enfant pour contraindre une maman?

 » L’intérêt de l’enfant doit primer en toute circonstances »

Claire Hédon, actuelle Défenseure des Droits, s »est saisie de la procédure à l’encontre de la

Sur le plateur de TPMP, la jeune maman désarçonne quelque peu notre conscience: elle a un premier fils qu’elle a placé en collège privé alors qu’elle est sans emploi. Ce que l’on retient des propose de Chirley cest que  » l’enfant était très mal ». Ses copains lu auraient dit « en prison, en prison » toujours d’après les propos de la jeune maman.

Cette femme, peut- être dépassée par les dettes accumulées en 20 mois, ne paraît pas ête une mauvaise mère, et elle fait partie des millions de Français, pauvres qui ne parviennent pas toujours à s’en sortir.De toute évidence, ce n’est pas la police municipale qui aurait dû intervenir, selon un certain nombre d’internautes. Envoyer une assistante sociale à domicile n’aurait-il pas été une meilleure solution? La question est posée, à l’heure où la France s’emballe dans le tout répressif. Pour mémoire, le mouvement des Gilets Jaunes ou des personnels soignants, en juin 2020 contestant la politique du gouvernement se sont trouvés éborgnés à l’instar de Manu ou de l’infirmière traînée par les cheveux, Farida.

Claire Hédon, défenseure des Droits s’est saisie du sujet. Et sur le plateau de France Bleue, elle rappelle ceci  » l’intérêt de l’enfant doit primer en toutes circonstances, en aucun cas il ne doit être en otage, humilié, stigmatisé,ça fait partie de la Convention internationale des droits de l’nefant. La France l’a ratifiée et elle doit la repecter ». Et si la maire dit avoir fait lechoix de la solution la moins radicale, pourquoi alors n’a-t-elle pas fait appel aux services sociaux?

Le roi des gags s’en est allé.

Jean Yves Lafesse ou l’homme à l’auriculaire

Le Roi du gag s’en est allé. Le 22 juillet 2021 à Vannes, Jean-Yves Lafesse, de son vrai nom Jean Yves Lambert, s’est éteint des suites de la maladie de Charcot à l’âge de 64 ans. Selon ses proches, son état de santé s’était brutalement dégradé ces dernières vingt-quatre heures.

L’humoriste avait créé le piège sous forme de canulars radiophoniques (exemple à l’hôpital psychiatrique) ou de caméras cachées (dans les rues). « Pourvu que ça dure », une série de sketchs montrant des passants piégés, l’avait rendu célèbre de tous les Français dans les années 80. Mais pourvu que ça dure, c’est également ce que disait Letizia Bonaparte, la maman de l’empereur à chaque victoire de son fils. C’est ce que l’artiste a découvert par la suite.

extrait de la serie de caméras cachées de Pourvu que ça dure.

« J’ai passé 43 ans à Paris mais la Bretagne me manquait. Ma relation avec la région est naturelle et très forte », disait celui qui nous a quitté hier. C’est avec une certaine émotion que nous faisons cet hommage à un grand parmi les humoristes. Et fidèlement à ses premiers gags, malgré la maladie, il a « duré » puisque la veille, il publiait encore des videos drôles sur son post, selon un utilisateur de facebook anéanti par la nouvelle de osn décès.

Le déconneur

Il n’était pas passé inaperçu durant le confinement de mars 2020. « J’ai joué mon rôle, celui de déconneur professionnel. J’ai mis régulièrement des videos en ligne sur ma page facebook. Je suis passé de 180 à 300 000 abonnés durant le confinement. La preuve que le rire reste indispensable en toutes circonstances ». Ces propos sont rapportés par nos confrères de JV2.

Et oui, rire en ces temps difficiles n’est pas une masse à faire, mais lui a su le faire. Et les Français le connaissaient bien, pour son goût de la provocation sympathique à travers des caméras cachées ou des canulars à la radio ou là a télévision.

C’est en 1981 que Jean Yves Lafesse débute ,en tant qu’animateur sur des radios libres Carbone 14, Kiss FM et Nova. Nous parlons d’un autre temps, où la subversivité à l’intar de Coluche ou Balavoine était acceptée sur les ondes et les antennes. Un temps, où les milliardaires ne viraient pas leurs salariés à cause d’une blague (cf Canteloup évincé de Europe 1 . En 1985, TF1 ,France 2, Paris Première et la RTS, il poursuit sa carrière dans Lafestival. C’est bien entendu, Radio Carotte sur France 3 qui marque le plus les esprits. L’artiste interviewait en tenant une carotte à la main en guise de micro, des personnes inconnues.

Le punk et l’auriculaire

Son signe distinctif particulier, son auriculaire comme micro succéde à la carotte. Et il pratique cette gestuelle durant une dizaine d’années. Mais c’est un homme qui avait également publié deux livres: Les grandes impostures téléphoniques EN 1992 et Le petit précis de l’imposture en 1994.

Le défunt voit le jour à Pontivy dans le Morbihan en 1957. Il quitte sa chère Bretagne en 1974. Sa vie sera entrecoupée de quatre ans de périples de Paris à Djibouti en passant par l’Italie et en Angleterre, où il est punk en 1976. C’est d’ailleurs bien ce style qu’on retrouve dans son humour décalé, hors normes, toujours en provocation. Mais le punk passe quand même son bac de lettres et cinéma de 1978 à 1981. Le regretté humoriste et homme de spectacle laisse derrière lui deux filles, dont la comédienne Jeanne Lambert et deux fils (nés de son union avec Marie-Eve Schoetl, fille du conseiller d’Etat Jean-Eric Schoetl.

La punk est monté sur scène la première fois en 2014 au Palais des congrès de Pontivy devant un public conquis de 700 personnes et livre aussi sa première répétition de « Lafesse en repet », son spectacle qu’il tourne de 2014 à 2015. Il est Pierre Dac dans La Guerre des ondes, un téléfilm de Laurent Jaoui et produit par Capa Drama. C’était donc un artiste complet qui a sûrement fait des émules comme un certain Greg Guillotin. On a pu écouter Jean-Yves Lafesse dans des livres audio adapté de Frédéric Dard « La rate au courbouillon » et « Voutez Bérurier ». Il y incarne le commissaire mythique San Antonio.

En 2000, c’est dans un camion, « Uniqueaumonde.com » qu’il s’est réfugié pour travailler ses pièges aux passants, invités à découvrir le lieu insolite, où trône sa majesté Internet mais sans modem mais avec cinq caméras connectées.Il se faisait appeler Jo Quartz.

Après un silence médiatique, l’artiste s’ installe à Saint-Germain en Laye puis à Poissy en 2019. Radio France Bleu Breizh le recrute par la suite de 2019 à 2020.

Grâce à se présence sur les reésaux sociaux, il était resté connu du grand public. Et pour conclure, pourvu que ça dure.

Eric Dupont-Moretti: La CJR décide de le mettre en examen pour prise illégale d’intérêts.

Eric Dupont-Moretti, ministre de la justice mis en examen.

C’est officiel, il n’y a plus de doute, Eric-Dupont-Moretti, ancien avocat médiatique français et actuel ministre de la justice, est mis en examen ce vendredi 16 juillet 2021 par la Cour de justice de la République ministre de la justice mis en examen, c’est une première. Cela mérité d’en dire quelques mots.

C’est un avocat français célèbre qui n’a jamais caché ses différends avec les juges. Et visiblement devenu ministre de la justice, il aurait eu envie de se venger de ces dernier. Mais voilà, sur son passage, une Cour de justice a relevé le défi aujourd’hui de lui tenir tête, c’est la Cour de justice de la République. D’ailleurs c’est la seule juridiction en mesure de juger un ministre. Cette Cour de justice de la République, institution contestée, représentant une justice spécifique pour les figures politiques de haut plan, souvent décriée, menacée de disparaître, n’a pas faibli. C’est ce qui explique que le Garde des Sceaux est mis en examen pour prises illégales d’intérêts.

L’homme de soixante ans, habitué aux tribunaux de par son ancienne fonction de ténor du Barreau , a été cuisiné des heures durant dans les locaux de la CJR, près des Invalides, dans la capitale. Puis ça tombe comme un couperêt, les juges le mettent en examen pour avoir utilisé sa nouvelle fonction de ministre de la justice en juillet 2020 afin d’ atteindre des magistrats avec qui il a eu des différends par le passé. Pour se faire, il aurait utilisé des attributions disciplinaires, le mettant directement en conflit d’intérêts.

EDM n’est pas intouchable

C’est tout un symbole qui aujourd’hui s’effondre: EDM, n’est donc pas intouchable. Mais il demeure encore innocent, rappelons- le, à ce stade de la procédure. Toutefois les accusations sont sérieuses:, il a utilisé ses prérogatives de locataire de la place Vendôme, pour faire pression sur des magistrats anti-corruption. Soutenu lors d’une allocution du chef de l’Etat, Emmanuel Macron qui affirmait à nos confrères de BFMTV que « la justice est une autorité pas un pouvoir , qu’il ne laisserait pas la justice devenir un pouvoir, ce dernier restera-t-il ministre?

Eric Dupont-Moretti devant les députés.

Engagé à changer les règles, le candidat Macron s’était aussi engagé à ne pas laisser en place un ministre mis en examen. Alors appliquera-t-il la jurisprudence « Balladur », qui oblige tous ministres en place à démissionner? Pour être cohérent avec ses promesses de camapagne, le locataire de l’Elysée devrait demander la démission de son ministre. Mais rien n’est moins sûre. Et d’ailleurs qui pourrait remplacer celui qui a suscité un nouvel espoir pour la justice? Celui qui malgré les critiques, sait remettre à sa place un autre ténor du gouvrnement, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin?

Aucune démission à l’étude

Pour le moment, aucune démission ne serait à l’étude. Et les Français participent encore à un renconcement de promesses de l’homme qui oublie qu’en plus d’être une autorité, la justice est bel et ment bien un pouvoir inscrit comme tel dans notre constitution: le pouvoir judiciaire. Et c’est bien la preuve que c’est un pouvoir, puisque même son patron, peut être inquiété.

Rappelons un peu comment tout est arrivé: il y a un an, en juillet 2020, dès son arrivée place Vendôme, le cador des avocats, ouvre des poursuites administratives à l’encontre de trois procureurs du Parquet national financier. Ces derniers enquêtaient sur l’affaire « Bismuth » incriminant Nicolas Sarkozy. Et pour ce faire, ils avaient examinées des facturations téléphoniques d’avocats, dont Eric Dupont-Moretti. Et là commença la guerre contre les trois magistrats. De la dénonciation médiatique à l’implication contre ces derniers, ce dernier ne parviendra pas à faire oublier pour autant, qu’il a été vuen vacances en compagnie de maitre Herzog, et ce dans les colonnes de Paris-Match, selon nos confrères de Mediapart.

D’autres faits lui sont imputés selon Mediapart. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est la situation particulière: un ministre de la justice qui est mis en examen. Même si rien n’est encore terminé à ce stade, cela entâche encore un peu plus le gouvernement. Et comme il semblerait que l’accusé reste en poste, ça laisse également un doute sur l’Etat de droit de notre pays. Avec des prises de décisions unilatérales sur la généralisation du pass vaccinal, l’annonce du maintien de la future réforme des retraites, ce dossier vient confirmer au peuple français sa défiance au président de la République.

La Macronie vacille encore. Tandis que les Français sont en colère et ne veulent pas de divisions entre eux, à Clermont-Ferrand, les habitants se mobiliseront donc demain à 14 h pour dénoncer la généralisation du pass sanitaire, place de Jaude.

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