Il y a un plus de deux mois, Clermont-Ferrand comme l’ensemble des villes françaises a connu quelques jours d’émeutes, suite à la mort de Nahel , jeune garçon de 17 ans tué par un policier. Pour autant, ce samedi 16 janvier, la galerie marchande de Auchan ( Croix de Neyrat) a invité quelques associations à présenter leur activité.
» Ils s’en sont pris à des écoles »
» On ne comprend pas. Je pense que personne comprend », se désolent Françoise et Eve, choristes dans l’association Joie en Choeur, association musicale qui fait découvrir le répertoire de la chanson française à travers leur ensemble vocal. Ces femmes parlent des émeutes qui ont causé la perte de la maison de quartier de Croix de Neyrat. » Ils s’en sont pris aussi à des écoles, c’est fou, jamais j’avais vu cela », rajoute Eve. Dans les quartiers nord clermontois, la violence a surpris et a questionné des associatifs. Cette maison de quartier qui a été incendiée lors de la révolte des quartier, cet été, était le lieu qui recevait un certain nombre d’acteurs socio-culturels notamment la chorale et le centre de théâtre.
Ce qui toutefois est à noter, c’est que cela ne freine par les associatifs. « Les personnes se donnent à fond », se réjouissent les deux choristes. Et malgré l’angoisse de savoir si elles vont retrouver un lieu, elles sont parvenus à faire de nouvelles recrues pour chanter.
» Les quartiers nord sont dynamiques »
Ce forum, c’est aussi l’occasion de rencontrer des acteurs socio-culturels mais aussi des associations qui oeuvrent pour le droit des usagers et le soutien pour les personnes handicapés.
Zwissetcompagnie, est une compagnie de théâtre qui propose des ateliers payants adaptés aux familles et aux statuts (salariés, étudiants et chômeurs) d’expression scénique aux plus jeunes et moins jeunes.
« Les quartiers nord sont dynamiques, s’organisent et sont vivants », explique Aurélie Collin,ex-bénévole de cette association. En effet, les différentes associations permettent aux quartiers d’avoir une vie sociale riche: théâtre, musique, sport, défense de droits des citoyens. Derrière la violence, les trafics, les agressions, les quartiers ce sont aussi des personnes qui s’investissent beaucoup pour apporter un peu plus de soleil dans un quotidien pas toujours évident.
Problème de logements, question sur l’environnement et la santé : le CLCV63 est là.
Le logement est une questions cruciale.En France c’est quelques 2,3 millions de ménages qui n’ont pas accès à un logement social. A Clermont aussi, c’est difficile de se loger. Des personnes peuvent être confrontées à des arnaqueurs, des marchands de sommeil.
Depuis près de cinquante ans, la CLCV vient en soutien à des personnes qui peuvent se faire abuser par des propriétaires, qui ont des problèmes de logement ou qui a besoin d’aide en matière de santé ou des questionnements en terme d’environnement.
« Vous avez des bouchons , ne les jetez plus »
« Vous avez des bouchons? Ne les jetez plus », interpellent les bénévoles. Les Bouchons63 vous les reprend et les vend à une usine qui les recycle. Le bénéfice de cette vente permet d’acheter des fauteuils , aménagement et véhicules adaptés pour les personnes .
Cette association est partenaire de structures spécialisés. « Nous travaillons avec le foyer Andalhone( Riom) », explique un bénévole soixantenaire.
Pour continuer.
CLCV
Pour rencontrer les bénévoles de cette association.
Ils ne sont plus en grève aujourd’hui mercredi 24 mai 2022. Ils ont repris le travail vendredi dernier, après une dernière AG mercredi à 19H30. Entre amertume et résignation, les soignants ont repris leur dur métier avec les joies de se retrouver lors de leurs pauses, avec également la satisfaction de travailler en équipe aide-soignants et soignants.
Afin que soit mieux compris le mouvement qui s’inscrit dans des conditions souvent difficiles de travail pour toutes ces femmes et tous ces hommes qui ont fait le choix de se mettre au service des malades, voici quelques pistes de lecture.
Des personnels de la Clinique, la Châtaigneraie, n’avait jamais fait grève. Et pourtant, durant près d’une semaine ASH, aide-soignants, infirmières et brancardiers se sont mobilisés pour dire non à leur direction.
« Ce que j’aime dans mon métier, c’est l’humain »
« Ce que j’aime dans mon métier », c’est l’humain », explique E, aide-soignante. Je suis là depuis 19 ans mais maintenant on nous demande de faire plus avec moins de moyens, » poursuit-elle. On assiste d’après l’ensemble des salariés interrogés à la dégradation des condition de travail. « On aime notre travail mais c’est loin d’être la majorité du temps », se désole E.
Si il y a du « bon matériel », confirme Bernadette Duron, représentante CGT, il est cependant jugé insuffisant par R, brancardier. » Depuis 3, 4 ans, nous avons une augmentation de travail, nous sommes en sous-effectifs. J’aime mon travail et le contact avec les patients mais avec c’est toujours la course », ajoute-t-il. En effet, le coeur du métier se perd selon les personnels.
Toujours plus de patients , mais de moins en moins de temps pour rencontrer ces derniers qui tentent à devenir des clients . « On a l’impression d’être des robots et on nous explique qu’on est des croix dans une case », s’indignent l’ensemble des soignants mobilisés. Toujours plus de chiffres, c’est ce que souligne la syndicaliste, sage-femme de formation.
Cette situation quotidienne dans laquelle, les services , notamment le service de chirurgie de la clinique, est amplifié par une décision de la direction de vouloir supprimer les primes. « Déjà trois soignants ont quitté ce service », affirme une infirmière et elles sont à ce jour pas remplacées. Les rythmes de travail intense et déshumanisés, rendent le personnel soignant dépités. Oui mais, les grévistes sont déterminés à défendre leur droit. Au total plus de cent personnes, ce qui est assez rarissime pour l’hôpital privé.
« Des chiffres d’affaires en hausse, pas de déficit »
« Elsan (le dernier propriétaire en date) a des chiffres d’affaires en hausse, il n’est pas en déficit », affirme Bernadette Duron. Cela rend donc d’autant plus difficile cette décision pour les salariés en grève. Mais voilà, il y a eu une forte augmentation du loyer. Le loyer est aujourd’hui à 8000 000 d’euros. Mais ce que la représentante syndicale met en avant « c’est que l’argent ne va pas seulement vers les actionnaires classiques, il va dans des fonds de pension à l’étranger ». La coupe est pleine! Et même si elle comprend l’augmentation des cout d’énergies et la crise économique , rien ne justifie à ses yeux cette décision au détriment des soignants.
Il ne s’agit pas là d’une chose insignifiante. La prime de surintéressement que les personnels ne toucheront pas cette année c’est pas moins de 700 000 euros/an. Quant à la prime d’intéressement c’est environ 400 euros/mois de perte pour Bruno Peghaire, ASH nouvellement bénéficiaire d’un CDI après 3 ans de CDD.
« C’est une perte importante »
« Moi je suis marié, on a deux salaires et je n’ai pas d’enfants. Pour moi même si c’est un manque à gagner je vais m’en sortir. Mais les personnes célibataires, ou avec enfants, c’est une perte importante! Pour la vie au quotidien: éducation, faire les courses, les voyages », nous explique l’homme de 1,89 , souriant et dynamique malgré des problèmes de sont dûs à son métier.
Pressés par une perte d’argent, des jours perdus que la direction ne veut pas leur rembourser, les salariés ont dû mettre un terme à leur mobilisation pour leur droit. En effet, après de nombreux jours de grèves, la direction a fait une proposition qui ne satisfait que moyennement: 25% seront versés en prime sur les 500 000 perdus. Mais c’est au total un mois de moins tiennent à rappeler le personnel mobilisé.
C’est un moins de moins, cette bouffée d’air attendue par des aide-soignants et soignants qui s’occupent de nos malades, qui permettent à nos hôpitaux de tourner mais qui ont des pertes aujourd’hui de vocation. Loin est le temps où l’on applaudissait nos infirmières aux fenêtres! Désormais, les salariés hospitaliers qui se sentaient hier valorisés ont aujourd’hui le sentiment d’être une variable d’ajustement. Et dans le cas de la clinique, des personnes dont la seule fonction c’est de rembourser les accords financiers avec un fond de pension…
Ils ont tenu près d’une semaine.
PORTRAIT
Rencontre avec Bruno, un ASH déçu.
Afin de poursuivre sur le sujet, voici le regard sur la situation d’un ASH Bruno, qui travaille depuis trois ans dans la clinique.
Bruno, 42 ans est un homme assez heureux dans la vie. Il a connu la galère, a été deux ans et huit mois en CDD à la Clinique de la Chataigneraie. Depuis quelques jours, il est en CDI. Pourtant, son métier d’ASH n’est pas si rose tous les jours.
« On a de plus en plus de patients »
« On a de plus en plus de patients. Avant on prenait un chariot pour deux personnes. Maintenant on prend un chariot chacun », raconte Bruno, portant sur lui un sourire communicatif.
Pour mieux comprendre, le quarantenaire est ASH. C’est un métier assez polyvalent.
« Je suis en ambulatoire, c’est à dire je travaille avec des patients pris en charge à la journée. Je nettoie les chambres, je nettoie les chariots, je sers les plateaux, je remplace en port de charge une personne de 61 ans. », explique Bruno. Il travaille sur deux services ambulatoires: ambulatoire (classique) et l’ophtalmologie.
Son métier, il l’aime.Le rapport aux gens, les contacts humains. Il aime se sentir utile. Mais comme ses collègues soignants, il connait la fatigue du corps. « Etre grand ça a des avantages, je peux prendre ce qui est en hauteur », dit-il avec humour. Mais il rajoute « cela fait plier sur les genoux ». Et comme beaucoup , il est suivi par un kiné et un ostéopathe.
Cet homme de 1,89 cm, travaille l’après- midi. Il a ses week-end et se plaint pas . Certes, il perd environ 400 euros en CDI. Mais ce n’est pas ce qui l’ennuie le plus. En effet avec la suppression du sur-intéressement qu’il ne touchera pas cette année, il perd aussi sa prime d’intéressement. « Je vais devoir faire plus attention désormais », pense-t-il. Toutefois marié à un homme enseignant, il ne pense pas trop perdre. Pour Bruno lui c’est les autres qui comptent.
Et lorsqu’il évoque ses collègues, il a de l’émotion. Militant de gauche, il a une pensée pour les personnes qui ont plus de charges que lui. Il réalise dès lors que pour beaucoup ça va changer. « Il va avoir des démissions », s’alarme l’homme à la chemise claire. Oui, ainsi il confirme la crainte des autres salariés. Déjà important, ce turn over risque de s’aggraver selon lui. D’autant plus que leur direction ne semble pas entendre le malaise des professions concernées par les burn out, les dépressions, les incapacités de travail …
« Nous ne sommes que des croix dans des cases »
« Nous ne sommes que des croix dans une case », se désole Bruno. C’est ce qui est ressenti par beaucoup .Cette phrase, c’est celle d’une cadre DRH lui a été rapporté. Il ne se sent pas respecté selon la valeur de son métier. Et c’est bien pour cela qu’il ses mobilisé la semaine dernière.
La direction a refusé d’indemniser leurs jours de grèves et leur versera que 127 000 des 500 000 euros perdus au total sur un an. » Nous perdons quand même près des deux tiers », insiste-t-il. Et ce n’est pas pour se plaindre de la perte mais bien pour souligner que leurs patrons ne paraissent pas s’inquiéter outre-mesure ,de leurs conditions. Une précarisation des carrières qui vient s’ajouter à des conditions de travails difficiles. Ce qu’il déplore également c’est qu’il ne peut pas toujours le service à l’heure indiquée dans son contrat.
« Je devais terminer à 20 heures ce jour-là. Mais il y a eu un retard . Une patiente qui a été opérée en retard et arrivée dans le service au moment où je devais partir et . Mais tant qu’elle était là je ne pouvais nettoyer la chambre avant le passage des infirmières. En plus la patiente avait mis du chocolat partout là où elle était installée.. Du coup j’avais fort à nettoyer. En plus de cela, c’est moi qui fermais le service. J’ai signalé à ma hiérarchie le temps de plus que j’ai dû effectuer », assure Bruno Peghaire.
« Nous ne sommes pas considérés autant que les soignants »
L’organisation financière de l’hôpital rend compliqué également les rythmes de travail. Si les aides-soignantes et les infirmières aiment travailler ensemble avec une reconnaissance commune des métier, pour les ASH c’est différent: « nous les ASH, nous ne sommes pas considérés autant que les soignants; Pourtant, ces derniers font des tâches en commun. Surtout Bruno qui est plus près des patients que certains de ses collègues qui travaillent par exemple à la lingerie.
Cette grève, même si il a loupé un jour, il l’aurait bien poursuivie. » Ma situation me permettait. Mais je pense que le manque d’organisation nous a pas permis de tenir. En effet pour certains c’était leur première grève. Ce qui est à noter c’est la faible syndicalisation des salariés de la clinique. Moins de trente sur les 450 personnels que compte l’hôpital privé, appartiennent à un syndicat.
Toutefois, il est impressionné par ce mouvement car la clinique s’est bougée. « Les chirurgiens aimé être prévenus. En effet, sans les ASH qui lavent la salle d’opération qui doit être stérilisée. Malgré tout, l’amertume d’une occasion ratée avec l’histoire, semble prendre le dessus . Y aura – t- il d’autres lendemains qui chantent comme scandait il y a quelques temps déjà un certain Emmanuel Macron?
Le 8 mars clermontois, n’a pas satisfait Eclair d’Auvergne. L’an prochain , l’association vous prépare des belles surprises qui vous redonneront goût à cet évènement qui doit être le souvenir avant tout des femmes qui ont combattu contre l’oppression spécifique sous toutes ses formes. Je fais référence à des Olympe de Gouges, Jane Austen, les soeurs Bronte, Simone Veil, Gisèle Halimi, Louisa May Alcott, la Reine Mary Stuart, Françoise Giroud et tant d’autres…Mais de nos jours, il y a encore des femmes qui sont des combattantes. Nous tenions à vous en présenter une .
» il n’y a pas de victoire sans epreuves, il n’y a pas de champions sans combat, il n’y a pas de heros sans adversites », perséverez et vous réussirez ».
Ilhem Goulli-Farid, cette femme de combat a un parcours atypique, plusieurs vie dans une vie et pourtant, elle n’a aujourd’hui que 47 ans.
Femme issue de l’immigration marocaine, elle nait à Strasbourg. Ancienne candidate aux élections régionales de l’Occitanie puis candidate aux législatives en 2022, cette femme est une engagée, et notamment des Droits humains, plus particulièrement des droits des enfants.
Ancienne du SPIP de Strasbourg, elle a étudié la biologie, puis le droit, elle a été Conseillère en Insertion Professionnelle, formatrice professionnelle, mais c’est une artiste de l’opéra de Montpellier, une femme d’exception, à découvrir. Et n’oublions pas c’est aussi une écrivaine: Liberté, égalité, fraternité: harcèlement et Du chaos naissent les étoiles.
Et j’ai eu l’honneur comme en témoigne la vidéo de la rencontrer, de l’interviewer, je ne vous en dit pas plus, il y a tout dans l’article de Au Féminin ci-dessous. Pour continuer, il vous suffit de cliquer sur le lien qui suit.
Clermont-Ferrand est une belle ville d’Auvergne dans le département du Puy-de- Dôme.
Ville métropole de 147 284 habitants, cest la 22 e ville la plus peuplée de France. Et dans son aire urbaine, ce sont 273 443 âmes qui y vivent selon les données Wikipedia.
Cest un grand centre universitaire, de recherche mais cette métropole postule comme capitale de la culture. Un festival d’ailleurs aura bientôt lieu: Europavox.
Ville apprenante, cest une ville où se côtoient pas moins de 167 associations d’utilité publique culturelles et sociales.
Mais ce qui nous a intéressé ce jeudi 23 mars 2023, cest une déambulation dans un quartier célèbre de Clermont-Ferrand, le Mazet. Une association d’habitants organise en ce moment un concours de photos qui seront la couverture de leur edito prochain.
Nous vous laissons sur ces quelques photos afin de vous offrir un l’envie de découvrir ce quartier insolite et bienveillant.
Place de JaudeLa vie clermontoise avant le covid, les journées du patrimoine.Un café, place de la Victoire Clermont, cinq ans déjàCe Noel là où la covid, ça n’existait pas!Un an avant l’arrivée de la covid à Clermont-Ferrand
A Clermont-Ferrand, avec ou sans covid, qu’on aime ou pas s’y promener, il y a quand même quelque chose en nous qui nous attire. Ces petits souvenirs, avant un article , une enquête même sur un sujet pas très joyeux: le mal logement,
Clermont-Ferrand, réputée pour être une ville tranquille, où l’on vit sans avoir à se soucier de graves troubles, devient pourtant une ville où être un étranger devient difficile. Recibe Zerici a pu le constater le 8 février dernier.Mais elle n’est pas la seule .
Omar Camara, né en 1999 entre en France en aout 2015, il fait un parcours de jeune migrant exemplaire, et il est pris en charge dès janvier 2016 par l’ASE. Il est un élève souvent félicité par ses professeurs qui obtient aisément un contrat d’apprentissage à ses 18 ans, pour subvenir à ses besoins financiers. A l’issue de celui-ci, il est même embauché, et il est apprécié de son employeur. Son comportement est remarquable à tous niveaux et il n’a jamais causé d’atteintesà l’ordre public.
« C’est un jeune homme bien intégré »
« C’est un jeune homme bien intégré », explique Jean, membre du RESF. Et tellement bien intégré et attaché à la France qu’après 4 ans d’obtention de sa carte de séjour, il décide de faire une demande de régularisation en 2022. Le service délivrant les titres de séjours n’a rien retrouvé à redire et ce malgré ses papiers faux. C’est un cas courant en Guinée, qui a incité le gouvernement du pays à limiter la délivrance de passeports.
Jusqu’à présent , Omar Camara était considéré comme un Guinéen exemplaire, au vue de son parcours exemplaire suffisamment fiable pour être régularisable. Mais voilà, il y a différents services dans la préfecture du Puy de dôme. Et pour la naturalisation, c’est le service immigration qui gère le dossier. Et le 13 décembre 2022, la cheffe de ce service va notifier au jeune de 23 ans, qu’il obtient une assignation à résidence. Celle-ci fait suite à une convocation auprès du service concerné.
« On lui a dit de dégager«
« Omar s’est rendu à ce rendez- vous, mais on lui a dit de dégager. Il n’ pas pu avoir un entretien, déclare le miltant des droits humains. On lui reproche de ne pas s’être rendu et on maintient l’accusation de non présentation alors qu’il pourtant un PV d’un fonctionnaire attestant sa présence. Il n’a donc pas pu expliquer sa situation comme prévu pourtant dans la lettre qu’on lui avait présentée le 14 septembre.
Mais le souci ne s’arrête pas là. « Dans l’OQTF qu’on lui a délivré, il n’est pas fait mention de son passeport et les dates d’entrée inscrites sont fausses. Tout est mensonger », s’indigne le membre trés actif du RESF. Il y a à ses yeux, un déni de justice flagrant. C’est en effet très étrange que les annotations de la PAF qui a authentifié le passeport ne soit pas prise par le service en charge des migrants. Et les allégation sur l’absence de lien du jeune homme semble assez grotesques: il a des amis, a fait sa vie, a un travail et tout le monde atteste de son sérieux. Comment peut-on croire que depuis 2015 , il n’a pas de liens avec la France, après avoir fait une demande de naturalisation?
« Une justice aux ordres »
Et ce qui déroute encore plus le militant aguerri, c’est la procédure accélérée demandée par le service de la préfecture qui tente vraiment d’expulser Omar Camara: un seul juge sans délibération. Et pour couronner le tout, la Préfecture lors du recours au Tribunal Administratif ne daigne pas se faire représenter et le juge unique malgré l’illisibilité du rapport de la police aux frontières statue en suivant les recommandations du juge.
« On peut affirmer sans exagération que c’est une justice aux ordres de l’Etat », affirme l’engagé, marqué par la fatigue. L’OQTF est confirmée avec une assignation à résidence et une IRTF (interdiction de retourner sur le territoire français). Omar est bien entendu désespéré, et parce qu’il a vraiment besoin de travailler, on lui conseille de ne pas aller signer au commissariat son assignation. Il peut travailler mais à chaque instant, il a peur d’être expulsé et de devoir retourner dans un Guinée meurtrie par le pillage économique.
Omar, Recibe ne sont malheureusement pas les seuls. Le RESF 63 croule sous les dossiers de non régularisation et les OQTF de mineurs, d’adultes, seuls ou en couple. Bien que la non loi sur l’immigration et l’intégration des exilés n’est pas encore passé, on dirait que certains fonctionnaires de la Préfecture font du zèle sans se soucier des vies, des situations de guerre, de famine, d’exclusion que subissent des gens . Ce n’est pas par plaisir qu’ils quittent leur pays.
Certains Guinéens meurent en mer, et d’autres sont obligés de retourner dans leur pays car le voyage ne se passe pas comme prévu. Les passeurs les vendent souvent comme esclaves en Algérie ou en Libye, placent des jeunes filles comme prostituées, les violent . Alors que des Ukrainiens sont ici bien accueillis , la réalité d’autres populations est très différente.
C’est le 8 février 2022, à 6h que la police aux frontières vient frapper à la porte de madame Recibe Zecici. Il fait tôt dans notre capitale auvergnate, trop tôt pour se mobiliser.
Belgrade.
Ce n’est malheureusement pas une visite de contrôle. Le service de l’immigration de la préfecture appuyée par une décision du juge des libertés vient expulser cette dame, serbe et rom avec ses deux enfants de 6 et 15 ans. Ces enfants sont scolarisés dans des établissements de Clermont-Ferrand.
Certes, elle était logée en hôtel et habitait avec son mari. Elle n’ a peut-être pas été toujours précise dans ses déclarations. En même temps, elle est étrangère et être écoutée par les autorités ce n’est pas évident.Mais visiblement vouloir stabiliser sa vie dans un pays autre que le sien serait grave. Avoir des enfants bien intégrés, qui ne parlent plus leur langue natal, ce n’est pas suffisant, selon la juge du Tribunal Administratif.
« On criminalise les étrangers »
« Je suis choqué », explique Nica , son mari depuis deux ans. J’ai des enfants et ils s’entendent bien avec ceux de ma femme ». Il poursuit: « quand ils l’ont embarqué je pensais que cela s’arrangerait car je suis en France depuis douze ans. Je suis ressortissant de l’Union européenne ». Mais il n’en est rien.
Ça scandalise Jean, militant aguerri du RESF63. » On criminalise les étrangers. Aucune charge d’actes répréhensibles n’est retenue contre elle, elle est exclue car Rom. C’est également l’avis de son mari son époux. Et il explique » c’est parce qu’elle est rom et serbe qu’elle a du fuir la Serbie ». Doit-on rappeler que cette population est chassée, frappée, humiliée à Belgrade, dont les autorités sont minées par le racisme et la discrimination ethnique?
C’est pourtant bien là que la France veut la renvoyer. « La Serbie est gangrainée de néo-nazie », rajoute le militant , fatigué et fracassé par cette expulsion qu’il juge brutale moralement. De plus , comme il précise également: « A Belgrade, pour pouvoir être hébergé, il faut une attestation des autorités locales: mairie, police ». Autant dire qu’après avoir passé quelques jours à l’hôtel avec l’argent que l’État octroie aux personnes expulsées, elle se retrouvera avec ses enfants à la rue avec la confirmation des craintes évoquées par son mari et le militant ses droits humains. *
« C’est une rafle »
« Cest une rafle », affirme le membre de RESF. Ca rappelle de tristes souvenirs » ajoute-t-il. Cette femme avait reçu une OQTF , en novembre dernier mais elle avait fait appel en Cour d’appel de Lyon. Cest un délit de justice et visiblement une volonté claire d’éloigner Mme Zeciri et ses enfants du territoire. D’ailleurs, en plus de l’ OQTF, elle avait également reçu une Interdiction de retourner en France durant 18 mois.
Cette expulsion est assez exceptionnelle par sa brutalité ( réveil dune mère et de ses enfants, mariée à un Europeen qui travaille) , envoi au commissariat sans possibilité d’avoir un avocat, assez vite expédiée sur un tarmac, a l’aéroport d’ Aulnat. Certainement par crainte la mère et ses enfants n’ont opposé aucune résistance.
« Ce genre de procédure est employée en général pour les bandits », s’indigne le militant qui sen veut de s’être réveillé trop tard, cloué par la grippe. Madame Zecici avait tenté de l’appeler se désole l’homme qui milite depuis longtemps au Reseau. Mais qu’est-ce ce que cela aurait changé ?
« Digne du régime de Vichy«
Cette expulsion inquiète les personnes engagées pour la défense des droits des étrangers mais aussi des parents .
En effet même si la police continue a-t-il, n’utilise pas la violence physique lors dune première interpellation, elle sait utiliser des arguments pour convaincre, et c’est ainsi que la dame de 36 ans malgré la procédure contestable, s’est retrouvé dans l’avion à 11h10. Expéditive et « digne du régime de Vichy »,selon le combattant pour le maintien des droits des exilés.
Vers une mobilisation ?
Pour rappel, Recibe et ses enfants étaient installés depuis 2017, et la famille a bien appris le français. De plus les enfants sont de bons élèves. Une des professeurs de Ljeonite le fils aîné,qui a pu être prévenue malgré la période de vacances, est bouleversée par cette triste nouvelle. Des parents sont également affectés.
Une maman dont l’enfant est dans la classe de l’aîné des enfants de la jeune femme raflée évoque sa colère et s’interroge sur une potentielle mobilisation.
Cela serait enfin une bonne nouvelle dans ce ciel assombri pour les étrangers qui veulent seulement quitter un pays en guerre, ou un pays qui ne respecte pas le droit des minorités. Ce droit fondamental de quitter son lieu afin de garantir une vie nouvelle à sa famille est bafoué par des politiques, des juges, des personnes détentrices dune autorité qui applique froidement des ordres.
Une lettre sera adressée au Préfet.
« Une lettre sera adressée au Préfet pour exposer cette situation inacceptable », termine Jean. Et peut-être au travers l’indignation de parents concernés un réveil des consciences sur la triste condition des exilés dans notre pays et plus précisément à Clermont-Ferrand se fera?
La place de la Victoire est une de ces places clermontoises, où se promener est agréable. Avec sa fontaine, ses pavés et ses brasseries,cette place attire aussi des évènements militants à l’occasion. Mais aujourd’hui, il souffle plutôt, en ce mercredi 5 septembre 2022, un air de printemps et de douceur de terrasses.
Il fait beau, presque chaud, et une brasserie parmi les autres attire le regard. Elle se situe en allant en direction de la mairie. Les gens sont attablés, et mangent encore alors qu’il est déjà 16 heures de l’après midi. Les saveurs enivrent nasaux et papilles. Le sourire des serveurs intrigue tellement, la joie de vivre illumine leurs visages. Tiens, pourquoi pas s’installer en plein air et découvrir ce qui est proposé?
Instant délice gourmand.
« Ouvert toute la journée pour tous types de personne ».
Un serveur, semblant heureux de travailler explique « On est ouvert toute la journée pour tous types de personnes ». Ce qui frappe, en effet lors de la déambulation sur la mythique place de la Victoire, c’est de voir des personnes semblant issues de milieu social différent mangeant à 16 heures de l’après-midi des hamburgers ou encore du poisson et des frites.
Oui, ça frappe mais ce qui marque le plus, c’est la carte des menus: il y a tous les prix et tous types de plats. « On a des plats qui vont de 10, 90 euros à 35 euros mais aussi à 110 euros pour des mets à partager à plusieurs », poursuit l’employé de table. Oui, l’établissement à un principe: toucher une clientèle variée.
C’est bien dans un esprit convivial, ouvert à tous et adapté à toutes les situations: les personnes végétariennes, musulmanes, les familles nombreuses avec enfants, de milieu modeste ou plus huppée, que reçoit cet établissement haut de gamme. La Madeleine fournit des mets variés avec « la choucroute, plat apprécié du plus grand nombre », selon l’aimble serveur. C’est pour cela qu’on peut manger dans ce restaurant du poisson, des fruits de mer, des viandes , des plats sans chair, déguster différents desserts comme des crêpes ou de délicieuses glaces. Et ce qu’on peut affirmer sans osucis, c’est que c’est un régal et pour seulement 23 euros, on a un repas sacrément copieux.
Et comme le rappelle aussi l’employé zélé ,toujours au service du client, les patrons du commerce sont de Tours et d’Orléans, pas très loin de Paris. Et c’est un élément important comme un élément: la Madeleine reconstruit un cadre parisien dans un Clermont-Ferrand plus auvergnat.
Un intérieur aussi élégant que les mets sont savoureux
Une brasserie au style huassmanien
Après avoir dégusté un succulent fish and chips et une glace deux boules, la visite commence. Et c’est en intérieur qu’elle se tient. Sur deux étages , avec une architecture d’hôtel du XIXe s, des escaliers distingués mènent à des coins de salle à mange où se rencontrent tableaux en noir et blanc, plantes vertes, tables en bois, et sièges en cuir clair et lumières étincelantes. Un vrai décor de roman de gare ou de roman social , d’Emile Zola.
La visite est libre, et permet à l’imaginaire maints voyages dans un quartier situé dans le 8 arrondissement de la capitale française, dont s’inspire la brasserie qui sert de décor à cette pause dans le cente clermontois. Ce quartier, c’est le quartier de la Madeleine dont tire son nom l’établissement.
A ceci près que des personnes de situation humble peuvent trouver leur place, peuvent côtoyer plus argenté. Et c’est ce qui donne beaucoup de charme à ce lieu pittoresque. Si vous avez un peu de temps n’hésitez pas à prendre le plat du jour, vous y vous restaurerez très bien, sans vous ruiner en étant assuré d’avoir de délicieuses frites maison, où une salade garnie qui sauront vous rendre le sourire et l’envie de vivre.
Alors pourquoi pas essayer?
Fort d’une carte diversifiée, cette brasserie saura certainement ravir votre palet et c’est pour cette raison que vous pouvez y aller sans crainte, et comme déjà indiqué précédemment, aussi bien pour déjeuner le matin, le midi ou l’après-midi ou simplement pour prendre un digestif ou autre boisson, selon vos préférences.
Bord de Loire, aux sorties de la vieille-ville. Mais à l’entrée de la cité ducale.
Le centre-ville historique avec le Palais Ducal, les rues mythiques, la promenade des Remparts , les quartiers de faïenciers, et les bords de Loire. A travers ces quelques photos, voici une promenade dans une ville riche d’histoire : Nevers. Située en Bourgogne -Franche-Comté a reçu des personnages illustres comme les comtes de Flandres,les ducs de Gonzague ou encore les Mazarin
Ville médiévale, Nevers malgré sa dépopulation avec la fermeture de Valeo, Philippe et Selni, reste une citée prisée. Même si la faïence elle aussi a dit adieu à ses siècles de gloire, avec des canaux et lacs ( lacs des Settons) menant au Morvan, les touristes aiment y passer du temps.
Canards se promenant sur la Loire. Paysage buccolique.
Nevers, ville du Nivernais peuplée de de 33 279 habitants qui a perdu une dizaine de milliers d’habitants ces 25 dernières années. Toutefois, elle demeure une ville de tourisme notamment en période estivale.
Les rives de la Loire, fleuve qui borde la ville médiévale de Nevers.Entrée de l’Office de Tourisme. Office qui donne sur le Palais des Ducs. Haut lieu de visites neversoises.Lieu de repos entre le Palais ducal et la mairieIllustré Porte du Croux. Certains disent entendre les calèches des siècles passés lorsqu’ils s’y promènent.Jardin du musée de la faïence.Roseraie dans la mythique Promenade des Remparts.Un des côtés de la célèbre Tour Goguin. Cette tour mène sur les rives de la Loire.Escalier longeant la tour Goguin. Menant vers les quartiers Saint Martin et Saint Pierre .Quartier Saint Martin en travaux. Entrée sur le centre ville par la tout Goguin et les petites rues chargées de secrets.Marché entre la cathédrale de Nevers et le Palais Ducal. A noter le caractère unique de cette cathédrale romane: elle a deux coeurs et des vitraux rénovés.
Nevers c’ est aussi la châsse Sainte Bernadette, ses expositions, un conservatoire de musique, des promenades dans sa grande agglomération comptant 65 547 habitants et son aire urbaine riche de 98 102 âmes. Voici des photos des rives de Loire pour conclure cette courte visite.