Inès faisait marrer ses copains

Vous habitez Paris, et vous avez besoin de consulter pour vos pieds? Et si vous vous rendiez dans le cabinet de cette femme dévouée, bienveillante ?

C’est une femme pleine d’énergie, une femme pleine de charme et d’humour, c’est Inès Carpin.

C’est pas une star mais à son niveau, elle fait le buzz des réseaux sociaux. Nous avons décidé de rencontrer la plus populaire des pédicures – podologues de France.

« C’était pour faire marrer les copains »

« Au départ c’était pour faire marrer les copains », nous explique la praticienne de quarante ans . Si c’est surtout après le confinement qu’elle se fait connaître de Facebook, tout commence pourtant dès 2012.

Elle avait un patient.  » C’était un homme âgé, plutôt cru. Mais je l’aimais beaucoup », se souvient Inès.  Elle a décidé de raconter ses anecdotes de travail avec lui. A l’époque ça s’appelait :  » Vis ma vie de podo ». 

Et le confinement, le couvre-feu ont fait que  son activité à été mise en berne. Alors que faire? Regarder des comptes de personnes qui parlaient de leur métier.

« J’ai voulu faire passer un message sur mon métier de pédicure et podologue », déclaré la soignante. Et comme elle aime le théâtre, elle en a fait un an, mais aussi la peinture: elle en a fait entre ses 6 et 11 ans, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de faire des vidéos sous forme de sketches . Ça fait du bien à regarder, tout en faisant comprendre mieux ce métier finalement assez peu connu.

« Du soin et non de l’esthétique »

 » La podologie c’est la fabrication des semelles, des appareillages, du moulage en résine pour réparer un ongle tombé par exemple », explique Inès. Ce que l’on apprend également c’est que les pédicures- podologues peuvent s’occuper des genoux et des douleurs dans le dos een appui , dans un travail multidisciplinaire.

C’est un métier très différent des prothésistes ongulaires. Elle tient à la rappeller, elle fait du soin et non de l’esthétique. Et des soignants lui parlent, et aiment découvrir des choses qu’ils n’imaginaient pas. C’est pas qu’une soignante des pieds!

Et avec le rire ça fait toute la différence. Ses personnages telles que la  » blonde un peu cruche  » ou  » la belle fille exécrable », témoignent que Inès Carpin a un talent certains pour le théâtre.

« Je prends des cours »

 » Je prends des cours » confirme-t-elle. Plus que la passion de petite fille, c’est sa passion et même si elle affirme ne pas faire de one woman show, que c’est un autre, métier , depuis déjà 3 ans, elle cartonne vraiment sur le net, au point que TF1 lui a fait une promo. Et oui bien que peut-être, une femme de notre vie quotidienne, la jolie Inès est aussi la plus connue des podologues de France et de Navarre.

Mais pour autant.  C’est pas à elle qu’elle jette les fleurs mais à une amie qui a eu l’idée de son pseudo. Inès  Carpin, quel meilleur nom quand on est pédicure que cela?

Ses vidéos sont droles, parfois désopilantes, mais parfois c’est des critiques, des coups de gueule . Jamais dans la malveillance, car Inès c’est une femme altruiste et bienveillante en plus d’être une maman attentionnée. Son compagnon est un musicien et publicitaire.. « Il travaille dans la publicité , Tous deux parviennent à faire vivre leur famille, ce qui n’est pas toujours facile à Paris

Avec la tête sur les épaules, les yeux dans les étoiles d’une scène peut-être dans quelque temps, Inès Carpin, serait-il elle une nouvelle star de l’humour?

Vous avez Facebook? Inès Carpin vous fera oublier vos soucis. Et vous apprendra plein de choses.

Phil et Anne  s’exposent au CCAS

Mis en avant

Vernissage le jeudi 22 octobre de l’exposition Phil et Anne, au CCAS de Clermont-Ferrand, 19 rue Georges Clémenceau. Elle se tient du 22 octobre au 13 décembre 2024.

« Ça peut heurter les sensibilités »

 » Ça peut heurter des sensibilités », c’est ce que le service culture de la Ville, a dit à deux photographes animant des ateliers au CCAS de Clermont-Ferrand .

De quoi est-il question? Phil et Anne, sont deux photographes talentueux et exposent  dans le centre depuis le 24 octobre et ce jusqu’au 13 décembre 2024. Tous deux avaient fait une belle photographie jouant sur le noir et blanc, peint en partie en noir et blanc.

Mais voilà ce n’est pas correct selon des bien- pensants , pensant à la place des autres. Ces représentants d’opérette de la cause anti- raciste, ont décidé sans consulter des personnes concernées que c’était offensant. On a crié au  » black facing ».

Ce qui est aberrant c’est que ce sont certainement les mêmes qui s’offusquent quand on explique que des personnages historiquement blancs n’ont pas à devenir noirs dans des oeuvres actuelles. Le fameux deux poids, deux mesures qu’on attribue trop souvent à la gauche. Mais au delà de la question du clivage politique, c’est surtout l’expression de mauvais analystes des conditions réelles des personnes minimisées.

 » C’est incompréhensible, c’est le politiquement correct à toutes les sauces », s’indigne Anne l’artiste. Surtout que le message était au contraire le symbole du vivre ensemble, du partage, mais comme le rappelle Phil:  » l’Art ». Oui c’est une exposition artistique, où l’art et la culture devraient passer avant des considérations faussement politiques. Derrière cette polémique, on peut s’interroger sur la sincérité du discours municipal sur la culture.

Mais heureusement, nos deux artistes ainsi que les membres des ateliers, ne se sont pas laissés démonter par cette déconvenue et ont su présenter leurs œuvres exceptionnelles. 

« Phil c’est la technique et moi l’artistique »

« Phil c’est la technique et moi l’artistique », déclare Anne. En effet ce dernier utilise des pratiques presque scientifiques inimaginables pour nous éblouir les yeux .

Anne c’est l’esthétique qu’elle recherche et ça donne des résultats tout aussi exceptionnels.  » Moi cela dure quelques minutes seulement », explique l’artiste. Alors que Phil va travailler des heures.

Complémentaires, ces deux passionnés de l’image sont complices, se respectent et se reconnaissent. Loin des clichés des artistes jaloux, nous rencontrons de bons amis. Et avec eux, des personnes des services du Centre Communale d’Action Sociale et, Anne présente une personne phare dans l’organisation de cette belle exposition, Madame Gidel.

Madame Gidel , une assistante sociale engagée

Elle est contente et fière des bénéficiaires. C’est une assistante sociale, très engagée dans la culture et la valorisation des publics fragilisés. Pour rappel, même si les photographies exposées sont vraiment magnifiques, et très travaillées, ce sont des bénéficiaires qui les ont réalisées dans un atelier d’action solidaire, qui permet à chacune et chacun de témoigner de leurs capacités de créer, d’entreprendre et produire des oeuvres .

Valoriser et rompre le quotidien amère des précaires c’est aussi la mission des CCAS. Et à Clermont- Ferrand, c’est une priorité toute particulière.

C’est un moment agréable de contemplation, de découvertes, de surprises à découvrir seul ou en famille. N’hésitez donc pas à vous rendre au CCAS pour admirer les oeuvres.

Le Trait d’Union Saint Alyre à l’heure de la lutte syndicale venue de Marseille.

Elles se sont battues pour leur droit,  elles ont  hissé leur banderole, découvert la lutte,  elles se  sont soutenues et aujourd’hui, elles sont là pour en parler

Au Trait d’Union Saint-Alyre, à Clermont -Ferrand ,14 rue Sainte -Claire, trois anciennes salariées d’une épicerie marseillaise sont venues exposer du 5 au 13 juillet . En effet, dans ce nouvel espace de vie sociale , ouvert depuis un peu plus de trois ans, ces trois jeunes femmes ont témoigné de leur grève menée en 2021.

« C’est une épicerie paysanne qui vend des produits locaux et de saison ».

« C’est une petite épicerie paysanne qui vend des produits locaux et de saisons, surtout de petits producteurs », expliquent Emma, Louise et Bethsabée. C’est une Scop , un lieu où habituellement personne ne s’attend à un managérial toxique et pourtant l’expérience qu’elles décrivent est tout autre . » Il ne voulait pas embaucher des personnes qui vont s’impliquer dans le magasin mais plutôt des personnes qui recherchent des jobs alimentaires « , poursuivent nos trois ex- salariées. C’est ce qui les a amenées dans ce lieu. L’offre correspondant à leurs attentes.

Le gérant en question, Y, recherchait visiblement à garder le pouvoir en tant que membre sociétaire. Voilà ce qui expliquerait d’après les jeunes femmes ce qui explique son choix de recrutement. Des personnes qui ont une autre activité c’est le bon plan . Et Emma artiste, Bethsabée étudiante en philosophie et Louise ancienne étudiante en mathématiques, avaient besoin d’avoir un mi-temps.

De plus, ce dernier recherchait également des personnes qui ne connaissaient pas leur droit », affirme les ex salariées aujourd’hui dans une situation précaires, en fin de droit de chômage.

« Il avait un bouc- émissaire tous les trois mois »

Au départ pourtant tout se passait bien. »Il etait plutôt gentil et donnait même des cadeaux », dit Emma. Et ajoute Louise « Il parlait quand même assez mal . Il avait un bouc- émissaire tous les trois mois ». Toutes reconnaissent un homme qui avait apparemment de bonnes intentions mais qui est entré dans un management toxique. Cette épicerie était une association. » Il était bénévole et a co- créé la Scop. Mais l’équipe d’origine est partie. Est-ce cela qui a changé la personnalité de cet homme ou était-ce déjà sous jacent?

« On m’a viré, on m’a empêché d’avoir mon chômage », c’est ce que dit partout l’ancien patron selon Louise, 29 ans. Cette marseillaise, parisienne tombée comme Emma, amoureuse de Marseille il y a quelques années permet de mieux comprendre l’état d’esprit dans lequel se trouve l’ancien leader. Cet homme semble modifier les faits et vit dans le déni. Pour preuve il ne reconnaît  » avoir harcelé que Touya, la manager ». Révélation qui fait sourire les 3 jeunes femmes. En effet c’est un peu original comme défense.

Pourtant, Bethsabée, la benjamine , venue à Marseille à 6 ans, essaie de nuancer son jugement sur l’homme. « Il travaillait beaucoup, en boutique, il s’est auto-exploité ». C’est d’après elle une des raisons pour laquelle il a fait de même pour les salariés. Pour autant, de l’avis général, Y. a toujours essayé de jouer le manager de gauche cool tout en se trouvant des souffres douleurs. Une des collègues en a payé les frais. « Elle était moins payée que les autres, alors qu’elle travaillait très bien », expliquent les ex-salariés de l’épicerie paysanne.

« On a entre 8 et 10 tonnes de port de charge »

« On a entre 8 et 10 tonnes de port et le magasin n’est pas adapté selon l’ Inspection du travail », ajoute Bethsabée.  Cette salariée que Y a pris en grippe faisait la pire journée avec des ports de charge importants. Ce qui la mettait en danger en plus d’une exploitation manifeste. Cette Scop initialement agréable pour travailler était devenue un lieu toxique où les initiatives personnelles étaient sans cesse bridées, la bonne ambiance mise à mal, l’autoritarisme croissant…

Pour rappel. Les conditions s’étaient déjà dégradées depuis plus d’un an.Emma, Louise, Bethsabée ont donc décidé de mettre un terme à des conditions de travail devenu trop éprouvantes et face à un patron « se jouant parrain de la mafia ». Elles ne connaissaient pas leur droit mais ça devait changer. C’est en contactant des syndicalistes CGT aguerris, qu’elles vont mener le combat.  Durant trois jours de grève,  elles vont se battre pour leurs droits. Mais plus tard, elles vont découvrir aussi que leur ex patron avait contracté des dettes pour l’entreprise.

« On mettait l’ambiance »

Cet homme qui « s’était convaincu d’être une bonne personne de gauche », selon Louise, a géré en capitaliste et n’a pas cherché à améliorer la situation. Pire, il est parti en laissant la boutique aux jeunes femmes dont la gestion n’était pas leur métier. En plus d’avoir subi des temps de travail compliqués accompagnés de collègues hommes « qui n’en faisaient pas une », un travail physique sans protection de sécurité, des dénégations de la part de la hiérarchie, elles se sont retrouvées à gérer une épicerie.

Et pourtant comme le disait Emma: « On mettait l’ambiance ». Du moment où elle pouvait mettre la musique, rendant le travail sympa, où les salariés pouvaient boire le café ensemble, à cette grève , ces banderoles et ces piquets, du temps s’était écoulé. Un sentiment de trahison s’est installé car finalement Y n’avait pas les valeurs éthiques auxquelles elles aspirent. Loin de la solidarité, de l’horizontalité dans les rapports entre salariés, de l’égalité , l’épicerie paysanne s’est révélée guère différente d’une entreprise classique.

« J’ai perdu confiance », confie Emma. Il s’agit de confiance dans le monde du travail. Même si elle reconnaît que cette expérience lui a beaucoup appris, permis en revanche d’avoir une meilleure  confiance en elle. De plus durant cette grève, des liens forts se sont créés avec Louise et Bethsabée avec qui elle est partie en Martinique, aujourd’hui faire encore confiance au monde du travail est très dur. Ce sentiment est partagé par ses deux amies.  Bethsabée est même plutôt pessimiste pour l’avenir. La grande question se pose pour chacune d’elle : comment remplir le frigo? La fin de droit au chômage arrive.

« On peut compter les unes sur les autres »

Louise parle de manière plus positive. Et insiste sur l’apprentissage sur le droit du travail. « On peut compter les unes sur les autres », clament en choeur les trois amies. Et c’est important car c’est bien toutes les trois ensemble qu’elles ont organisé cette exposition.

Avec des photos, des extraits de conversation par textos, des compte-rendus de discussions avec les syncalistes, des documents d’archives, les jeunes femmes, dynamiques, drôles et inspirantes plongent les visiteurs dans une grève dans un lieu atypique. Cette exposition témoigne que toutes les SCOP ne sont pas forcément conformes à ce que l’on se fait de l’économie sociale et solidaire. Mais aussi d’une prise de conscience de leur exploitation et de la nécessité de défendre ses droits.

Pourtant, elles demeurent vraiment pleines de vie, et ont su ambiancer le Trait d’Union durant une dizaine de jours et à cet instant, elles ont le sourire et préparent de quoi ravir les visiteurs pour ce dernier jour. Avant de partir, Emma confie ceci: « J’aimerais faire un film, raconter d’autres éléments, avec les vrais salariés comme personnages ».  Sans Y. l’ ex gérant précisent -elles avec humour.

Pour plus d’informations:

Emma, Louise et Bethsabée étaient en résidence artistique. L’exposition s’appelle Work! Work. Leur collectif c’est zel. Elles ne sont plus salariées depuis 3 ans et demi.

L’épicerie paysanne est au 71 rue Léon Bourgeois.

De la nature en ville.

Il y a parfois des coins pour se reposer l’esprit ,et même en ville.

C’est lors du retour d’un déplacement chez un ami, que j’ai réalisé que la verdure se trouvait dans nos paysages bétonnés.

Oui le long du boulevard E Michelin, à Clermont -Ferrand,  je vous invite à vous intéresser à ce phénomène de végétalisation environnant une route très fréquentée, un pont de chemin de fer, des murs noirs de la pierre de Volvic.

Et tout ceci c’est quelques minutes un dimanche après-midi…

Philosophons ensemble.

Oyez, oyez,

La philosophie vous paraît lointaine, obscure, difficile à cerner?

Vous habitez à Clermont -Ferrand ou ses environs ? Ce vendredi de 15 à 18 h, vous ne saviez pas quoi faire?

Et bien Éclair d’Auvergne vous invite, et ce gratuitement à écouter un philosophe émérite, Christian Godin, un auteur qui sait rendre la philo plus joyeuse et accessible.

« La philosophie pour les nuls », ça vous a marqué et vous aimeriez connaître la personne derrière l’œuvre ? Et bien, c’est lui! Après la conférence vous pourrez lui poser toutes les questions en mangeant gâteaux et buvant boissons.

Ce vendredi de 15h à 17h , une conférence, « Par delà nos représentations médiatiques mais qu’est-ce que vraiment la philosophie ? », et ensuite un temps détendu et festif.

C’est à la salle Poly, au 20 rue de la Rodade à Monfterrand.

Ça vous tente?

Nous écrire alors :

contact.eclairdauvergne63@gmail.com

Bonne soirée et à bientôt.

L’Eclair d’Auvergne vous remercie de votre venue.

CLINIQUE DE LA CHATAIGNERAIE: DES PERSONNELS SOIGNANTS EN SOUFFRANCE MALGRE LA PASSION POUR LE METIER


Ils ne sont plus en grève aujourd’hui mercredi 24 mai 2022. Ils ont repris le travail vendredi dernier, après une dernière AG mercredi à 19H30. Entre amertume et résignation, les soignants ont repris leur dur métier avec les joies de se retrouver lors de leurs pauses, avec également la satisfaction de travailler en équipe aide-soignants et soignants.

Afin que soit mieux compris le mouvement qui s’inscrit dans des conditions souvent difficiles de travail pour toutes ces femmes et tous ces hommes qui ont fait le choix de se mettre au service des malades, voici quelques pistes de lecture.

Des personnels de la Clinique, la Châtaigneraie, n’avait jamais fait grève. Et pourtant, durant près d’une semaine ASH, aide-soignants, infirmières et brancardiers se sont mobilisés pour dire non à leur direction.

« Ce que j’aime dans mon métier, c’est l’humain »

« Ce que j’aime dans mon métier », c’est l’humain », explique E, aide-soignante. Je suis là depuis 19 ans mais maintenant on nous demande de faire plus avec moins de moyens, » poursuit-elle. On assiste d’après l’ensemble des salariés interrogés à la dégradation des condition de travail. « On aime notre travail mais c’est loin d’être la majorité du temps », se désole E.

Si il y a du « bon matériel », confirme Bernadette Duron, représentante CGT, il est cependant jugé insuffisant par R, brancardier.  » Depuis 3, 4 ans, nous avons une augmentation de travail, nous sommes en sous-effectifs. J’aime mon travail et le contact avec les patients mais avec c’est toujours la course », ajoute-t-il. En effet, le coeur du métier se perd selon les personnels.

Toujours plus de patients , mais de moins en moins de temps pour rencontrer ces derniers qui tentent à devenir des clients . « On a l’impression d’être des robots et on nous explique qu’on est des croix dans une case », s’indignent l’ensemble des soignants mobilisés. Toujours plus de chiffres, c’est ce que souligne la syndicaliste, sage-femme de formation.

Cette situation quotidienne dans laquelle, les services , notamment le service de chirurgie de la clinique, est amplifié par une décision de la direction de vouloir supprimer les primes. « Déjà trois soignants ont quitté ce service », affirme une infirmière et elles sont à ce jour pas remplacées. Les rythmes de travail intense et déshumanisés, rendent le personnel soignant dépités. Oui mais, les grévistes sont déterminés à défendre leur droit. Au total plus de cent personnes, ce qui est assez rarissime pour l’hôpital privé.

« Des chiffres d’affaires en hausse, pas de déficit »

« Elsan (le dernier propriétaire en date) a des chiffres d’affaires en hausse, il n’est pas en déficit », affirme Bernadette Duron. Cela rend donc d’autant plus difficile cette décision pour les salariés en grève. Mais voilà, il y a eu une forte augmentation du loyer. Le loyer est aujourd’hui à 8000 000 d’euros. Mais ce que la représentante syndicale met en avant « c’est que l’argent ne va pas seulement vers les actionnaires classiques, il va dans des fonds de pension à l’étranger ». La coupe est pleine! Et même si elle comprend l’augmentation des cout d’énergies et la crise économique , rien ne justifie à ses yeux cette décision au détriment des soignants.

Il ne s’agit pas là d’une chose insignifiante. La prime de surintéressement que les personnels ne toucheront pas cette année c’est pas moins de 700 000 euros/an. Quant à la prime d’intéressement c’est environ 400 euros/mois de perte pour Bruno Peghaire, ASH nouvellement bénéficiaire d’un CDI après 3 ans de CDD.

« C’est une perte importante »

« Moi je suis marié, on a deux salaires et je n’ai pas d’enfants. Pour moi même si c’est un manque à gagner je vais m’en sortir. Mais les personnes célibataires, ou avec enfants, c’est une perte importante! Pour la vie au quotidien: éducation, faire les courses, les voyages », nous explique l’homme de 1,89 , souriant et dynamique malgré des problèmes de sont dûs à son métier.

Pressés par une perte d’argent, des jours perdus que la direction ne veut pas leur rembourser, les salariés ont dû mettre un terme à leur mobilisation pour leur droit. En effet, après de nombreux jours de grèves, la direction a fait une proposition qui ne satisfait que moyennement: 25% seront versés en prime sur les 500 000 perdus. Mais c’est au total un mois de moins tiennent à rappeler le personnel mobilisé.

C’est un moins de moins, cette bouffée d’air attendue par des aide-soignants et soignants qui s’occupent de nos malades, qui permettent à nos hôpitaux de tourner mais qui ont des pertes aujourd’hui de vocation. Loin est le temps où l’on applaudissait nos infirmières aux fenêtres! Désormais, les salariés hospitaliers qui se sentaient hier valorisés ont aujourd’hui le sentiment d’être une variable d’ajustement. Et dans le cas de la clinique, des personnes dont la seule fonction c’est de rembourser les accords financiers avec un fond de pension…

PORTRAIT


Rencontre avec Bruno, un ASH déçu.

Afin de poursuivre sur le sujet, voici le regard sur la situation d’un ASH Bruno, qui travaille depuis trois ans dans la clinique.

Bruno, 42 ans est un homme assez heureux dans la vie. Il a connu la galère, a été deux ans et huit mois en CDD à la Clinique de la Chataigneraie. Depuis quelques jours, il est en CDI. Pourtant, son métier d’ASH n’est pas si rose tous les jours.

« On a de plus en plus de patients »

« On a de plus en plus de patients. Avant on prenait un chariot pour deux personnes. Maintenant on prend un chariot chacun », raconte Bruno, portant sur lui un sourire communicatif.

Pour mieux comprendre, le quarantenaire est ASH. C’est un métier assez polyvalent.

« Je suis en ambulatoire, c’est à dire je travaille avec des patients pris en charge à la journée. Je nettoie les chambres, je nettoie les chariots, je sers les plateaux, je remplace en port de charge une personne de 61 ans. », explique Bruno. Il travaille sur deux services ambulatoires: ambulatoire (classique) et l’ophtalmologie.

Son métier, il l’aime.Le rapport aux gens, les contacts humains. Il aime se sentir utile. Mais comme ses collègues soignants, il connait la fatigue du corps. « Etre grand ça a des avantages, je peux prendre ce qui est en hauteur », dit-il avec humour. Mais il rajoute « cela fait plier sur les genoux ». Et comme beaucoup , il est suivi par un kiné et un ostéopathe.

Cet homme de 1,89 cm, travaille l’après- midi. Il a ses week-end et se plaint pas . Certes, il perd environ 400 euros en CDI. Mais ce n’est pas ce qui l’ennuie le plus. En effet avec la suppression du sur-intéressement qu’il ne touchera pas cette année, il perd aussi sa prime d’intéressement. « Je vais devoir faire plus attention désormais », pense-t-il. Toutefois marié à un homme enseignant, il ne pense pas trop perdre. Pour Bruno lui c’est les autres qui comptent.

Et lorsqu’il évoque ses collègues, il a de l’émotion. Militant de gauche, il a une pensée pour les personnes qui ont plus de charges que lui. Il réalise dès lors que pour beaucoup ça va changer. « Il va avoir des démissions », s’alarme l’homme à la chemise claire. Oui, ainsi il confirme la crainte des autres salariés. Déjà important, ce turn over risque de s’aggraver selon lui. D’autant plus que leur direction ne semble pas entendre le malaise des professions concernées par les burn out, les dépressions, les incapacités de travail …

« Nous ne sommes que des croix dans des cases »

« Nous ne sommes que des croix dans une case », se désole Bruno. C’est ce qui est ressenti par beaucoup .Cette phrase, c’est celle d’une cadre DRH lui a été rapporté. Il ne se sent pas respecté selon la valeur de son métier. Et c’est bien pour cela qu’il ses mobilisé la semaine dernière.

La direction a refusé d’indemniser leurs jours de grèves et leur versera que 127 000 des 500 000 euros perdus au total sur un an.  » Nous perdons quand même près des deux tiers », insiste-t-il. Et ce n’est pas pour se plaindre de la perte mais bien pour souligner que leurs patrons ne paraissent pas s’inquiéter outre-mesure ,de leurs conditions. Une précarisation des carrières qui vient s’ajouter à des conditions de travails difficiles. Ce qu’il déplore également c’est qu’il ne peut pas toujours le service à l’heure indiquée dans son contrat.

« Je devais terminer à 20 heures ce jour-là. Mais il y a eu un retard . Une patiente qui a été opérée en retard et arrivée dans le service au moment où je devais partir et . Mais tant qu’elle était là je ne pouvais nettoyer la chambre avant le passage des infirmières. En plus la patiente avait mis du chocolat partout là où elle était installée.. Du coup j’avais fort à nettoyer. En plus de cela, c’est moi qui fermais le service. J’ai signalé à ma hiérarchie le temps de plus que j’ai dû effectuer », assure Bruno Peghaire.

« Nous ne sommes pas considérés autant que les soignants »

L’organisation financière de l’hôpital rend compliqué également les rythmes de travail. Si les aides-soignantes et les infirmières aiment travailler ensemble avec une reconnaissance commune des métier, pour les ASH c’est différent: « nous les ASH, nous ne sommes pas considérés autant que les soignants; Pourtant, ces derniers font des tâches en commun. Surtout Bruno qui est plus près des patients que certains de ses collègues qui travaillent par exemple à la lingerie.

Cette grève, même si il a loupé un jour, il l’aurait bien poursuivie.  » Ma situation me permettait. Mais je pense que le manque d’organisation nous a pas permis de tenir. En effet pour certains c’était leur première grève. Ce qui est à noter c’est la faible syndicalisation des salariés de la clinique. Moins de trente sur les 450 personnels que compte l’hôpital privé, appartiennent à un syndicat.

Toutefois, il est impressionné par ce mouvement car la clinique s’est bougée. « Les chirurgiens aimé être prévenus. En effet, sans les ASH qui lavent la salle d’opération qui doit être stérilisée. Malgré tout, l’amertume d’une occasion ratée avec l’histoire, semble prendre le dessus . Y aura – t- il d’autres lendemains qui chantent comme scandait il y a quelques temps déjà un certain Emmanuel Macron?

Une femme de combat, Ilhem Goulli-Farid.

Le 8 mars clermontois, n’a pas satisfait Eclair d’Auvergne. L’an prochain , l’association vous prépare des belles surprises qui vous redonneront goût à cet évènement qui doit être le souvenir avant tout des femmes qui ont combattu contre l’oppression spécifique sous toutes ses formes. Je fais référence à des Olympe de Gouges, Jane Austen, les soeurs Bronte, Simone Veil, Gisèle Halimi, Louisa May Alcott, la Reine Mary Stuart, Françoise Giroud et tant d’autres…Mais de nos jours, il y a encore des femmes qui sont des combattantes. Nous tenions à vous en présenter une .

 » il n’y a pas de victoire sans epreuves, il n’y a pas de champions sans combat, il n’y a pas de heros sans adversites », perséverez et vous réussirez ».

Ilhem Goulli-Farid, cette femme de combat a un parcours atypique, plusieurs vie dans une vie et pourtant, elle n’a aujourd’hui que 47 ans.

Femme issue de l’immigration marocaine, elle nait à Strasbourg. Ancienne candidate aux élections régionales de l’Occitanie puis candidate aux législatives en 2022, cette femme est une engagée, et notamment des Droits humains, plus particulièrement des droits des enfants.

Ancienne du SPIP de Strasbourg, elle a étudié la biologie, puis le droit, elle a été Conseillère en Insertion Professionnelle, formatrice professionnelle, mais c’est une artiste de l’opéra de Montpellier, une femme d’exception, à découvrir. Et n’oublions pas c’est aussi une écrivaine: Liberté, égalité, fraternité: harcèlement et Du chaos naissent les étoiles.

Et j’ai eu l’honneur comme en témoigne la vidéo de la rencontrer, de l’interviewer, je ne vous en dit pas plus, il y a tout dans l’article de Au Féminin ci-dessous. Pour continuer, il vous suffit de cliquer sur le lien qui suit.