Le 44e festival du Court-Métrage de Clermont-Ferrand, qui s’est déroulé du 28 janvier au 5 février s’est achevé samedi dernier sur note positive. Laure Thomasset, l’organisatrice confirme aux micros de nos confrères de France Bleue: « On est particulièrement content d’avoir pu faire 100 000 entrées »
Souvenez -vous, en 2021, le festival est confiné, c’est la crise sanitaire.Le numérique remplace les visites de salles illustres comme Cocteau, Vian ou l’amphi Varda. C’est monotone, voire triste…Et en 2022, c’est, aussi la crise sanitaire, mais voilà, le festival retrouve ses festivaliers.

Cette année, pas de couvre-feu, et ce malgré une épidémie bien présente encore dans notre pays. Oui présente, mais heureusement pas suffisante pour tout mettre à l’arrêt. La vie malgré les masques bleus, blancs ou noirs est bien là, et quelques 100 000 personnes et plus ont participé à ce grand évènement et c’est tant mieux.
Une autre ambiance
Pourtant on peut noter que tout n’est pas comme les autres années et notamment 2020. Le bruit des rues bondées, les senteurs de saucisses provenant des vendeurs ambulants et les jeunes parfois agités par trop d’alcool semblent avoir cédé la place à file d’attente menant au nouveau lieu: la Comédie, où l’on peut voir l’effervescence de personnes plus guindées profitant d’une bière ou d’un plat aux Grandes Tables. Les longues files pour les séances de Cocteau ou Vian ont fortement diminué . Mais les festivaliers ont pu découvrir deux nouvelles salles: les Possibles et Horizon avec des séances pleines.
« Horizon c’est une belle salle très confortable », explique Moise, jeune homme d’une trentaine d’années. Spacieuse, à l’architecture boisée, la senteur est véritablement troublante. Plus petite que sa voisine, celle-ci suscite des émotions aux festivaliers. Quant à l’autre, plus classieuse, elle a son avantage: elle est plus pratique d’accès pour les personnes ayant un handicap moteur. Toutes les deux reçoivent un satisfecit. « Je viens pour les salles », affirme une habituée qui semble avoir changé ses habitudes. En effet, cette année, beaucoup sont venus pour découvrir et s’émerveiller du nouveau bâtiment et ce qui est sûr c’est que la Comédie a réussi son premier festival.
Effervescence malgré la crise sanitaire
Malgré les contrôles du passe vaccinal pour accéder aux séances, les gens ne perdent pas leur sourire et leur joie de vivre. A l’intérieur ou en terrasse, les tables sont pleines. Il est difficile de pouvoir trouver une chaise disponible, ce qui est confirme le succès de l’évènement.
Mais si la Comédie et ses tablées sont dans l’effervescence, la Maison de la Culture et les salles Cocteau et Vian n’affluent pas tant que les autres années. Des choses peut-être dissuasives pour certains ont fait leur apparition: le billet numérique, l’absence d’horaires sur les pages de présentation des fils dans le programme.
Pas toujours simple de connaitre les horaires
« Quoi la séance est à 18H30?, mais sur le programme c’est marqué 18 h », s’étonnent quelques personnes. Les bénévoles de la Comédie reconnaissent que nouveau système n’est pas aisé à comprendre. D’ailleurs certains renvoient même à leurs collègues situés à la Maison de la Culture. Il faut donc être concentré pour bien déchiffrer les horaires.
Malgré ces quelques petits tracas, le festival a quand même ramené pas moins d’une grosse centaine de milliers de visiteurs. Faut dire que les films présentés n’ont pas pu laisser indifférents car chargés des émotions, à l’image de notre époque aux heures d’une pandémie.. « Ah le film russe, dans la neige, qu’est-ce qu’il était bon », s’émerveillent deux jeunes hommes d’une trentaine d’années. » . Les yeux brillent à la sortie de ce courts-métrage dont l’histoire se situe dans un coin reculé de la Russie. Des policiers qui doivent ramener un corps d’homme mort à cause du fruit. L’humour russe fait mouche.
Des films qui touchent

La poésie, l’espoir, les pleurs ou le rire ont animé la séance ESP4, dans la salle Varda (fac de Lettres). Si ces deux films ne font pas partie du palmarès, ils auraient gagné à l’être. En effet, Background, film à la fois drôle, touchant et poétique où danse , images et anecdotes s’entre-mêlent pour mettre l’accent sur un couple, une histoire dans une histoire plus importante. El Corredor , l’histoire d’un ancien patron qui a tout perdu qui rencontre son ancien chauffeur qui ruse pour l’amener à travers une course à retrouver un travail. Très fin, et superbement interprété, ce film est un des films qui a apporté vraiment beaucoup de plaisir aux spectateurs.
Et pour finir, une des choses qui a pu ravir aussi les participants cette année, c’est la discussion ouverte avec les réalisateur en fin de séances dans les salles Possibles et Horizon. L’équipe de Sauve qui peut le court a su très certainement pallier à la crise sanitaire, en jouant la carte de l’interaction et des rencontres, des petits temps en tables, dans de nouveaux locaux .Ce festival a témoigné qu’on peut vivre de grands moment de cinéma quelque soit la situation alentour.
Pour continuer:
https://www.cnc.fr/cinema/actualites/le-palmares-du-festival-de-clermontferrand-2022-devoile_1624585
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