Irak: heurts à Bagdad et dans le Sud irakien.

Irak. Deuxième jour d’affrontements à Bagdad entre les manifestants contre le régime et les forces de police anti-émeutes en ce dimanche 26 janvier.

Mobilisation au 2 janvier en Irak.

Mobilisés déjà depuis octobre dernier, des manifestants redoutent que leur mouvement soit évincé par les forces de l’ordre dans la violence. Ils ont cependant malgré la répression de samedi réinvesti les principales de la contestation selon nos confrères du Monde.

Au total quatre manifestants ont été tués à Bagdad et dans le Sud de l Irak suite aux affrontements ce samedi.

Les forces répressives ont tiré à balles réelles ce dimanche pour disperser les rassemblements des places Khallani et Wathba, près de la place Tahrir, centre de la contestation d’après la police. Il y aurait 17 manifestants blessés dont 6 par balles. Pierres et cocktails molotov ont été lancés sur les forces de police anti-emeutes d’après cette même source.

Une marche étudiante devait rallier dans l’apres-midi Tahrir au campus de Bagdad.

A Nassyriah ( dans le sud), la répression policière à coups de balles réelles a fait se disperser des étudiants qui s’étaient rassemblés dans les artères menant au centre de la contestation, la place Haboubi. Cinquante blessés parmi les mobilisés contre le régime sont à déplorer et cinquante autres ont été victimes de gaz lacrymogènes d’après une source médicale.

Enfin à Bassorah, à l extrême sud du pays, des étudiants ont protesté contre le démantèlement de leur campement par les forces anti-emeutes la veille selon un confrère de l ‘ Afp. De nouvelles tentes ont été installées à Kout après leur démantèlement la veille tandis qu’à Najaf, des étudiants ont bloqué la route vers l’aéroport.

Une contestation qui perd son principal soutien.

Moqtada Sadr , le leader puissant chiite a depuis ôté son soutien aux manifestants. D’après nos confrères du « Monde », certains craignaient que pouvoir en place en profite pour réprimer ce mouvement en demande de profondes réformes.

Sadr avait tweeté qu’il ne s’appliquerait plus dans le mouvement après un grand rassemblement de ses partisans qui réclamaient le départ des 5200 soldats américains.

« La violence n’est pas la solution pour répondre aux demandes légitimes des citoyens », a affirmé le président irakien d’origine kurde, Barem Saleh. Les manifestants dénoncent, depuis le 1er octobre: le manque d’emploi, la corruption et l’absence de services publics.

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