Bienvenue à Laprugne

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Le Bourbonnais a des idées. Surtout à Laprugne (03).  Cette petite commune alliéroise n’a pas de services publics, mais elle a un  couple  de restaurateurs avec le sourire et énergique.

Autrefois, on aurait pu voir un bureau de poste, une coiffeuse, un restaurant, un dépôt de pain, des pompiers circulant avec le gyrophare allumé avec un son ressemblant à « tiens bon, tiens bon »… Un taxi amenait aussi les personnes qui le désiraient à la ville. Fermez les yeux, ouvrez les oreilles: la mémoire travaillant, un village vivant, parfois bruyant…

Cette petite localité a été également peuplée par 1400 âmes. C’était l’époque de la mine d’uranium  .Mais comme beaucoup de lieux ruraux en France, Laprugne connaît la désertification.

C’est aujourd’hui un village silencieux. Heureusement, il ya le sourire de quelques âmes , 342 pour être précis, pour vous accueillir. Sinon pour les services faut oublier. Sur ces 342 habitants, un bon tiers a plus de 60 ans d’après nos confrères de la Montagne.

Jérémy Bouvier et son épouse Céline, font comme ils peuvent vivre cette petite commune. Ils sont propriétaires d’un bar-restaurant en face de la mairie. Ils sont jeunes et dynamiques, souriants et sont en quelques sortes à eux seuls le service .

Leur bar-restaurant est bien plus que cela. Il est aussi un lieu de vente de poissons, de viande fraiche , une fois par semaine et aussi un lieu de vente de journaux. D’avril en novembre, Jérémy et Céline organisent aussi un marché de producteurs locaux.

Pour le reste? Et bien il faut voyager un peu sur 15 km, au Mayet ou à Saint-Just-Chevalet. Donc ne soyez pas malade ou ayez de l’argent sur vous car il n’y a pas sur place de médecin, de pharmaciens ou de distributeur de billets.

Bernadette et son mari Jacques se souviennent avec nostalgie »de l’entraide, du coup de main ». Et comme un certain nombre de personnes à Laprugne, ils ne sont pas entrer à l’ère du numérique et préfèrent se tourner vers la secrétaire de mairie, Françoise qui va oeuvre bien au-delà de ses attributions. Sans CCAS, la commune s’appuie également  sur elle comme assistante sociale.

Une école? Oui! Il y en a une et donc des familles qui restent  mais « les enfants grandissent »expliquent nos confrères de la Montagne.

Si la relève ne suit pas, l’école pourrait fermer , les dernières familles et  le couple de restaurateurs polyvalents partiront. Laprugne illustre la problématique des inégalités territoriale au profit des villes.

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