Le froid matinal n’aura pas eu raison de l’exaspération des Français . Ils étaient près de 1,5 million dans les rues pour dire non à ce projet de réformes des retraites . La propagande de cette réforme a été vaincue par ce nombre impressionnant de personnes .
A Clermont-Ferrand, ce sont pas moins de 30 000 femmes et hommes, de tout âge et de catégories socio-professionnelles, qui se sont donné rendez-vous place du 1er mai à 10h. Le cortège s’est vite étoffé , au point de que l’on n’a pu entendre parfois « j’avais pas vu une mobilisation aussi important depuis 1995 ».
Au départ de la fac de lettres et sciences humaines, rien ne pouvait prédire un tel nombre; en effet, le cortège de l’UNEF ( une des organisations syndicales étudiantes) n’était parti qu’à une trentaine de membres, l’inquiétude était palpable.
« Pour une meilleure répartition pour que chacun vive dignement en France »
« Je suis là pour la défense des retraites et du système qui a été mis en place en 1945. Toutes les retraites devraient être au moins à 1000 euros afin de ne pas tomber dans la précarité, et une meilleure répartition pour que chacun vive dignement en France » explique Pierre Hemelin, du Collectif Citoyen 63. Des étudiants sont venus rejoindre leurs aînés au fur et à mesure de la manifestation.
Rudy, membre de l’association Cocon pense qu’il faut « un gouvernement plus populaire, avec des lois qui ne passent pas par quelques élus ». Il y a dans l’air un désir de plus de démocratie selon les propos recueillis de différents propos de manifestants.
« Des gens qu’on n’a pas l’habitude de voir »
Ce qui frappe en effet, c’est la présence de personnes non habituées à manifester. Elles sont nombreuses, et font le gros du cortège. Les organisateurs se réjouissent. « C’est dynamique On voit des gens qu’on n’a pas l’habitude de voir ,on crée un rapport de force », s’extasie un membre de Sud-étudiant.
« Je suis là pour défendre le statut des salariés, des retraités. En tant que professeurs on est là aussi pour les générations à venir. On a envie de se battre contre une réforme qui malheureusement va encore plus diviser et qui va contrairement à ce qui est dit faire encore plus d’inégalités », témoigne Sara, jeune professeur en collège lycée .
« C’est un système qui tend à suprimer le principe de répartition »
« C’est un système qui tend à supprimer le principe de répartition » aux dires de nombreux manifestants.
Les personnes interrogées ont compris que derrière l’argument d’après eux, fallacieux, d’être plus juste , cette réforme est la porte ouverte possible à la vente de notre système au secteur privé qui ne lorgnerait pas sur les 450 000 000 d’euros que rapporte ce système de retraites actuel.
Selon, Henri Sterdyniak (membre des économistes atterrés), « aucun pays n’a en vérité un système unique de retraite ». Cette réforme créerait un précédent.






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